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Image de présentation de l'article - Nathalie Bagadey à l'ordinateur

Ceci est le quatrième article d’une série sur la santé des écrivains et des écrivaines : aujourd’hui, on aborde un point crucial, l’esprit.

Pour retrouver les autres éléments de la série, c’est par ici :

  1. la posture
  2. les yeux
  3. la forme
  4. l’esprit
  5. ma routine en images et vidéos

Eh oui, tous les jours de cette semaine, qui précède le lancement de ma formation en ligne sur l’Autoédition et le Marketing de l’auteur indépendant, je publie un article sur cette thématique ! (Psst : si vous voulez être informé·e et recevoir des promotions en avant-première, inscrivez-vous à la newsletter « À vous de jouer !« )

Et donc aujourd’hui, je suis venue vous parler de la meilleure façon de prendre soin de notre esprit.

Déconnecter

Il est vraiment VITAL de se déconnecter des réseaux si l’on veut avancer sur notre travail d’auteur/autrice. Depuis que je mets mon téléphone en mode avion les matins et que je n’ouvre pas ma boîte mail avant la fin de matinée, je vois bien à quel point je suis plus sereine et créative sans toutes ces sollicitations extérieures.

Cette semaine, parce que j’avais mon lancement à animer et que j’attendais des appels importants, je ne l’ai pas fait… et je me suis retrouvée avec plein de notifications à gérer en plus de ce que j’avais planifié : c’était un véritable enfer, il me tarde de reprendre une semaine normale dès lundi ! 😅

Cette déconnexion vous permet en effet de gagner en efficacité, car vous êtes plus concentré·e mais aussi en bien-être. Cela fait du bien de souffler, de ne pas être sollicité·e. Le site Doctissimo vous explique comment et pourquoi vous déconnecter, quand Santé Magazine vous donne 10 conseils pour se déconnecter des écrans.

Pour arriver plus facilement à vous déconnecter, essayez de pratiquer la méditation (le matin, à midi, le soir…) Des méditations guidées, d’abord courtes puis de plus en plus longues, vous aideront à apprivoiser ces moments où l’on ne fait rien (et dont nous avons bien perdu l’habitude).

Pour ma part, j’utilise, entre autres, l’application Petit Bambou depuis 2016 : dans mes préchargements (accessibles sans connexion internet), j’ai mes méditations préférées, notamment trois qui sont imparables si j’ai du mal à m’endormir (je crois n’avoir jamais entendu la fin… 😴), issues du programme « Sommeil serein ».

affichage des méditations préchargées dans mon téléphone

Du coup, je viens de voir que j’avais passé plus de 156 heures à méditer (sans compter les méditations que je fais le week-end, sans utiliser l’application) et vous savez quoi ? Je n’ai pas l’impression du tout que c’est du temps perdu ! ♥ 🙏

statistiques Petit Bambou sur 672 séances

 

Écrire régulièrement

Si certains auteurs procrastinent (petit clin d’œil au passage à la journée mondiale de la procrastination 😉), en tout cas, pendant certaines périodes, la majorité des auteurs – moi y compris – ont surtout du mal à s’arrêter de travailler. Il y a cette croyance que si on s’arrête, on va « perdre l’inspiration ». C’est vrai si on s’arrête plus de 5 mn et qu’on passe sa pause à surfer sur les réseaux, mais pas si on en profite pour reposer ses yeux, s’hydrater et s’étirer.

Lionel Davoust, écrivain prolixe et à la plume savoureuse, a écrit plusieurs articles sur la méthode Pomodoro, qui l’a aidé à booster sa productivité : cette méthode consiste à faire des pauses de 5 mn toutes les 25 mn, avec un système de sonneries (que l’on est libre ou pas de suivre). Je vous laisse lire son passionnant « Retour sur la méthode Pomodoro pour écrire« .

En ce qui me concerne, des intervalles de 25 mn, c’est trop court et je déteste être interrompue par une sonnerie, alors je n’ai pas choisi de suivre cette méthode. En revanche, depuis que je me suis fixé une nouvelle routine, en consacrant entre 2 à 3 heures d’écriture sans interruption tous les matins de la semaine (hormis des pauses naturelles que je m’accorde sans y réfléchir), j’ai beaucoup moins de mal à m’y mettre et je suis très productive.

routine quotidienne figurant dans mon bullet journal

Comme je le dis souvent aux néo-auteurs qui me demandent des conseils pour arriver à terminer leur premier manuscrit, le cerveau, c’est un muscle. Plus il sera entraîné à écrire et plus ce sera facile.

EDIT JUIN 2021

Suite à l’acquisition de mon nouveau bureau assis/debout (voir l’article sur la posture), je me suis finalement mise à la méthode Pomodoro, en alternant des phases de 30 mn et des temps de repos de 5 à 15 mn et j’adore !! Je trouve que je suis plus efficace et j’ai l’impression de me faire du bien physiquement. J’ai trouvé une super application que j’ai mise dans mes favoris Internet et qui affiche un onglet avec le temps restant pour la phase en cours : https://www.minuteur-en-ligne.fr/minuteurs-pomodoro.

onglet pomodoro actif

Voici ce que cela donne dans mes onglets : en un clin d’oeil je peux voir le temps qu’il me reste dans cette posture (ici 29 minutes).

fenêtre paramètres Pomodoro

Voici comment j’ai paramétré mon minuteur

 

Si vous avez un travail « alimentaire » à côté (c’est le cas de la MAJORITÉ des auteurs, je vous rassure : lisez mon article « C’est quoi être un auteur indé ? » où je parle de la précarité de notre métier et où je vous révèle le nombre d’auteurs pouvant vivre de leur plume), ne paniquez pas. J’ai été plus productive pendant les années où je cumulais mon emploi de professeure d’anglais en lycée (un boulot épuisant et accaparant, je tiens à le préciser) et l’écriture (1 livre en moyenne par an), que depuis 2019, où je suis autrice et conférencière à temps plein : même si j’ai eu une création d’entreprise et une pandémie mondiale à intégrer dans mon business plan, c’est notamment parce que je ne me suis pas ménagé des plages d’écriture régulières que je n’ai pas produit de nouveau livre l’année dernière. Bref, disais-je, si vous réservez des plages de temps fixes par semaine à l’écriture (et que ces intervalles ne servent pas à faire les courses, aller chez le docteur ou réceptionner vos colis), alors vous avancerez bien mieux sur vos manuscrits en cours.

De même, si vous avez du mal à vous mettre à écrire (j’ai bien connu ce problème, il y a quelques mois de cela), je ne peux que vous encourager à appliquer les conseils de James Clear. Je vous ai dit que j’étais fan des idées présentes dans son livre Atomic Habits (lien partenaire), et ce qui nous intéresse ici, c’est sa présentation des niveaux de motivation.

Schéma extrait du livre "Atomic Habits" de James Clear : 3 cercles concentriques (outcome, process, identity), "identity" étant le plus proche du centre

(image extraite du livre de James Clear)

Si vous êtes uniquement motivé·e par le résultat (outcome), par exemple « voir mon livre publié », ou par la façon d’y arriver (process), par exemple « je vais élaborer une routine tip top qui me permettra d’écrire », ce n’est pas suffisant, l’habitude ne prendra pas. Il faut que cette habitude touche à votre identité profonde pour que cela fonctionne. Qui souhaitez-vous être ? Moi, une autrice qui réenchante la vie de ses lecteurs. DONC, j’ai mis en place une routine d’écriture. DONC j’ai vu mes livres publiés.

Bref, si vous avez du mal à écrire en ce moment, une fois que vous avez éliminé toutes les causes bien légitimes qui peuvent vous y empêcher et s’il ne reste qu’une sorte de blocage psychologique, un petit truc c’est de vous lever les matins en vous disant : je SUIS auteur, je SUIS autrice. Et vous verrez qu’en étant, vous ferez. 😎

Favoriser la créativité

Il y a plusieurs façons de favoriser la créativité. Vous pouvez jouer avec les règles de Feng Shui, si vous les connaissez, pour aménager un espace qui vous ressemble, à votre image. J’ai beaucoup aimé les remarques d’une amie autrice et artiste, Florie Teller, qui conseille dans cette vidéo de faire des démarcations nettes entre espace de travail et espace de détente, de création, et d’organiser ses affaires de façon productive et agréable.

Pour ma part, la première chose que je fais lorsque je m’assois à mon ordinateur, c’est de lancer une vidéo de ma playlist ASMR sur YouTube. J’adorais écrire dans des cafés, chose que je n’ai pas pu faire depuis des mois maintenant, alors mettre une vidéo avec des bruits de fond de café, de conversations, de passants, ça me fait un bien fou. Voici ma préférée du moment : « Outdoor Coffee Shop ASMR Ambiance » de Cozy Corner of Ambience. Je sélectionne l’option « lire en boucle » avec un clic droit, puis je réduis la fenêtre du navigateur pour ne plus avoir que les sons et là, je peux vraiment travailler…

capture d'écran vidéo ASMR

Retrouvez 8 conseils pour développer votre créativité d’écrivain sur ce chouette blog que je viens de découvrir.

 

Choisir d’être heureux

Mon ami et mentor conférencier, Jean-Philippe Ackerman, a une phrase fétiche qui résume bien sa philosophie de la vie ; « À 21 ans, j’ai décidé d’être heureux« .

Il y a tout dans cette phrase. Elle intrigue l’interlocuteur qui se demande : « Pourquoi à 21 ans ? Qu’est-ce qui s’est passé ? », « Et au fait, ça peut se décider, d’être heureux ? Ça ne vient pas de conditions extérieures ? » Comme moi, Jean-Philippe est délégué régional de la Ligue des Optimistes et cette mission est loin d’être anodine. Être optimiste, c’est être confronté aux mêmes évènements que les autres (par exemple, la pandémie), mais choisir de se focaliser sur les choses qui sont de notre ressort, par exemple :

  • sa réaction (Oui, ça m’embête, mais je vais essayer de redonner le moral à tous ceux qui dépriment, avec, par exemple, un hashtag à suivre sur les réseaux sociaux, le #sixoclockhappynews 😎) ;
  • son champ d’action (Ok, tous mes Salons du livre sont annulés, alors j’en profite pour écrire de façon à proposer des nouveautés sur mon stand, lorsque ça reprendra) ;
  • ce qu’il y a à apprendre de la situation (On est confinés ? Je vais me former à l’utilisation de toutes ces plateformes qui fleurissent depuis le début du confinement) ;
  • son inventivité, ses ressources créatrices (Ok, je ne peux pas donner de conférences, alors je monte ma propre formation en ligne !)

Bref, la bonne nouvelle, c’est que si une part de notre bonheur dépend de nos circonstances extérieures et de notre capital génétique, il nous reste tout de même 40 % sur lesquels ce sont NOS DÉCISIONS qui nous emmènent vers le bonheur. D’ailleurs, la preuve dans cet excellent livre (hum hum hum) de… ben, de moi. 😜

Extrait de Et si vous réenchantiez votre vie ? page 43

Extrait de Et si vous réenchantiez votre vie ?, mon livre de développement personnel que vous trouverez dans la Boutique ou sur Amazon (lien partenaire)

Choisir d’être heureux, c’est aussi accepter – et c’est une étape que j’ai personnellement eu du mal à admettre – d’être moins productif.

Je n’ai cessé de repousser la date de lancement de mon Académie, alors que je travaille dessus tous les jours depuis le mois de septembre. Je vous avoue que je ne comprenais pas comment c’était possible que j’avance aussi lentement… 😔

Mais la vérité, c’est qu’en consacrant aujourd’hui une part non négligeable de mon temps à la méditation, au yoga, à la danse, à mes pauses déjeuner, à mon sommeil, des activités qui me permettent d’être en excellente santé morale et physique, ben… forcément, il me reste beaucoup moins de temps qu’avant pour avancer sur mes objectifs professionnels.

D’où des retards qui me paraissaient phénoménaux en regard de ma productivité d’avant. Sauf que ce rytme d’AVANT, c’est lui qui n’était pas NORMAL. Dormir 4 heures par nuit, ce n’était pas NORMAL, enchaîner une journée de cours, la rédaction d’un article de blog, les devoirs avec le petit-dernier et la préparation du repas, ce n’était pas NORMAL. Personne ne peut tenir ce rythme de vie sur des années sans en payer les conséquences à un moment ou à un autre.

Depuis quelque temps, j’ai commencé à admettre que mon bien-être passait par le sacrifice de ma productivité d’avant. Que le plus important n’était pas que je réalise x choses dans mon année, mais j’accorde, à tous les domaines qui me semblent essentiels dans ma vie, une part de temps de façon quotidienne.

Ainsi, j’avance moins vite, mais j’avance BIEN.

Voilà, j’espère que je ne vous ai pas trop fait peur avec ces considérations un peu philosophiques… J’ai été témoin ces derniers temps de pas mal de souffrance (dans mon entourage, sur les réseaux) exprimées par des personnes en burn-out, en dépression et je souhaite de tout cœur vous éviter de connaître cela. ♥

Allez, on termine cette série sur la santé par une petite vidéo de ma routine quotidienne, pour vous donner envie de créer la vôtre !

Et je vous rappelle qu’on a RV demain vendredi 26 mars à 20h30 pour le premier live mensuel sur l’Autoédition et le Marketing de l’auteur indépendant(replay disponible) ! J’ai très hâte !!! 🤩

Visuel annonçant le live du 26 mars

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