Questions fréquentes sur l’autoédition

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questions fréquentes sur l'autoédition

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Au vu du nombre de questions que l’on m’a posées ces derniers temps par mail, sur Facebook, via Twitter, etc…, j’ai décidé de faire ici une compilation de celles-ci, ainsi que de mes réponses, en espérant que cela pourra aider un certain nombre d’entre vous.

En effet, je regrette bien de ne pouvoir répondre à chacun individuellement, mais les demandes se sont faites trop nombreuses récemment, d’où cette solution que j’ai trouvée. Si la solution à votre problème ne s’y trouve pas, contactez-moi par mail et j’essaierai de rajouter votre question ici au plus vite. 🙂

Enfin, sachez que ces réponses et bien d’autres encorent figurent, de façon plus détaillée, dans mon guide : « Autoédition : à vous de jouer ! »

Questions fréquentes

 

Argent

Q : Est-ce que tu peux vivre de l’autoédition ?

R :ça, c’est la question qui revient le plus souvent… 😉 Comme je l’ai dit récemment dans une présentation sur l’autoédition, on vent des livres, pas des voitures. Il faut donc raison garder. Alors, non, à l’heure actuelle, je ne vis pas de ma plume : je n’ai pas suffisamment de livres sur le marché. Mais si je compare avec un auteur édité ayant le même nombre d’ouvrages ou plus, je gagne mieux ma vie que lui, c’est clair… 5 à 7 fois plus… D’après mes calculs, lorsque j’aurai 10 livres autoédités, cela me sera possible. En tout cas, j’ai pu passer à mi-temps, déjà, c’est un bon compromis, qui dégage du temps pour l’écriture et l’édition, tout en assurant un revenu stable…

 

BNF

Q : Je n’ai pas déposé d’exemplaire à la BNF, c’est trop tard ?

R : non, moi-même j’ai « oublié » de le faire pour mon deuxième roman, je l’ai envoyé deux mois après sa sortie et j’ai eu la confirmation qu’ils l’avaient bien reçu.

 

Q : Il faut VRAIMENT déposer un exemplaire à la BNF ?

R : oui c’est réglementaire. Que vous soyez autoédité ou pas. En outre, ça vous assure de la pérennité de votre œuvre, et ça vous fait passer du statut « amateur » à professionnel. Et puis pourquoi vous en priveriez-vous ? L’envoi est franco de port… 😉

 

Bon de commande

Q : J’ai vu dans tes PDF que tu faisais des bons de commande. Pourquoi ? Quelle est la démarche ensuite ?

R : Je me suis aperçue de l’utilité du bon de commande à un Salon où j’avais vendu tous mes livres. Cela permet d’éviter d’emmener trop de livres en Salon sans pour autant décevoir le visiteur. Bien sûr, j’envoie ensuite à mes frais le livre dédicacé. 😉 Il y a des photos de mon bon de commande et de mon reçu dans mon guide.

 

Couverture

Q : Je n’avais pas indiqué le prix au dos de mon livre. Il faut que je réédite la couverture et que je le marque dessus non ? Puis que je la recharge ?

R : oui tout à fait : le livre doit avoir un prix fixe, en France, et celui-ci doit être affiché sur la couverture. Au pire on peut aussi coller un autocollant pour les exemplaires que l’on a déjà imprimés. 😉

 

CreateSpace

Q : Je ne comprends pas pourquoi le prix que je veux mettre pour mon ebook ne « passe pas ».

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Le prix doit être écrit avec une virgule

R : plusieurs erreurs ici : 1) les virgules signalent les milliers, pour les Américains, le livre est donc vendu à plus de 3 000 dollars… Il faut mettre un point pour indiquer les décimales 2) il faut seulement deux chiffres après la virgule et 3) sur CreateSpace ne figurent que les prix papier (forcément plus élevés que $ 3.35). Il s’agit du prix de l’ebook, or pour fixer celui-ci il faut se rendre sur la plate-forme de KDP.

 

Q : Dans « CreateSpace », que faut-il indiquer pour les paiements ? Faut-il cocher « DIRECT DEPOSIT » ou « CHECK »
Puis dans « Bank Account Type », on me demande « checking » ou « Savings » et là je ne comprends pas…

R : « direct deposit » est la bonne case à cocher : cela te sera directement versé sur ton compte (« check » = chèque, c’est plus compliqué et il y a des frais…)

« Checking » = compte chèque et « Savings » = compte d’épargne; donc moi j’ai coché “Checking”

 

Exemplaires

Q : Je voulais savoir comment tu t’y prenais pour avoir ton stock de livres ? Tu les achètes via Amazon comme un client lambda ?

R : Habituellement, je passe par CreateSpace : je commande mon stock de livre chez eux parce que je trouve que 1) c’est hyper économique 2) c’est rapide (je prends la formule la plus chère, mais quand tu répartis sur 50 ou 100 bouquins, c’est peanuts). Par contre il y a des frais de douane d’environ 10€ le colis (et parfois j’ai 4 colis)…
Pour Poitiers, j’ai tenté autre chose, comme je voulais être livrée d’un petit stock à une autre adresse : je suis passée sur Amazon directement. L’avantage principal, c’est que j’ai été livrée encore plus vite (je suis en Premium) et que je me disais que ça allait impacter mes ventes. Or, sur NovelRank, ça n’a pas été enregistré du tout. Peut-être parce que j’ai le même compte en tant qu’auteur et qu’acheteur sur Amazon et qu’ils m’ont enlevée de l’algorithme ?
Pour ce qui est de l’aspect financier, c’est beaucoup plus intéressant via CreateSpace en tout cas. Mais bon, passer par Amazon peut dépanner…

 

 

La mise en forme

Q : Penses-tu qu’il est vraiment fondamental de passer par l’achat d’un Template de Joel Friedlander pour diffuser sur Smashwords et les autres boutiques en ligne…?? Avec un Doc Word , y ‘a t’il des changements vraiment si importants??

R : Non ce n’est pas obligatoire bien sûr et Jérémie Lebrunet a fait un bon tuto pour faire la mise en page sous Word.  Mais il faut absolument que ce soit soigné, pour éviter le look “amateur”. Et il faut utiliser un « style » pour chaque bout de texte.

 

Q : Dans ton livre tu dis qu’il est préférable de convertir au Format EBOOK un PDF. C’est ce que j’ai fait avec un site sur le Net (Online convert) et cela bouge totalement ma mise en page. Sur KDP, j’ai tenté d’envoyer mon fichier sur PDF, Word et là aussi ça bouge… »

R : je n’ai pas tout à fait dit ça. Pour le papier, sur CreateSpace, je convertis mon doc Word en pdf (tout simplement en faisant « enregistrer sous – format pdf »*). Par contre, pour convertir mon livre en ebook, je fais ensuite confiance à Kdp et à Smashwords qui s’en chargent pour moi et tout se passe bien, rien n’a bougé, en ce qui me concerne…

* Pour les documents avec des images, c’est plus compliqué que cela car le document est souvent trop lourd et les photos doivent rester en 300 dpi. Pour mon guide « Autoédition : à vous de jouer ! » je suis donc passée par « Pdf Creator », qui est téléchargeable gratuitement et qui est « rangé » avec les imprimantes, sur l’ordinateur. Il m’a tout de même fallu faire une manip pour que le pdf reste bien de la même taille que le document original : il faut aller dans le bouton « Office » (coin haut gauche) : Options Word / Options avancées /  Impression et décocher la case « ajuster le contenu pour les tailles de papier A4 ou 8.5 x 11 ».

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Statut

Q : Quel statut as-tu choisi, pour vendre tes livres ?

R : Vaste question… Il y a à l’heure actuelle un vrai « flou artistique » sur le sujet, car le phénomène de l’autoédition est encore un peu jeune en France pour avoir obtenu une réponse claire de l’administration fiscale. Il y a de nombreux cas de figure et même si la réponse la plus commune de vos interlocuteurs est de conseiller le statut d’auto- (désormais on utilise le terme « micro-« ) entrepreneur, c’est plus par facilité (pour votre interlocuteur) qu’autre chose. En effet, je déconseille fortement ce statut puisqu’il présente deux gros inconvénients : 1) vous êtes imposé sur votre chiffre d’affaires (ce qui n’est pas pareil que les bénéfices…) et 2) vous ne pouvez pas déduire de charges (pourtant réelles). Bref, en ce qui me concerne, comme je suis fonctionnaire, j’ai trouvé plusieurs textes m’affirmant que tant que mes revenus n’excédaient pas 32 000 € HT / an et que je déclarais mes revenus de l’édition en BNC (Bénéfices Non Commerciaux), je pouvais me passer d’un statut plus officiel. Le seul souci c’est que du coup je n’ai pas de numéro de SIRET, ce qui me simplifierait mes relations avec les partenaires du livre, mais bon…

Si vous n’êtes pas fonctionnaire, je vous conseille de fonder une entreprise ou de monter une association en vous reversant un salaire. Mais je ne peux vous donner de conseils sur la mise en oeuvre, n’étant pas passé par ces cases-là… Enfin, Chris Simon a écrit un article très intéressant et documenté sur le sujet que je vous invite à lire, tout comme les commentaires qui ont été postés dessus.

Taxes américaines

Q : J‘avais une question concernant le TIN et le formulaire fiscal américain. J’ai vu que si l’on n’avait pas ce fameux TIN, on était imposé de 30% sur les royalties. C’est 30% des 70% de base c’est ça ? Et 2nde question : comment obtenir ce TIN ? j’ai vu que les démarches étaient hyper complexes et fastidieuses… can you help me please ? 🙂

R : Oui, effectivement, on est prélevé 30% sur les 70% qui sont censés nous revenir. Normalement, cela ne devrait concerner que les ventes passées sur le site d’Amazon.com mais pour Smashwords, c’est le cas sur toutes les ventes européennes, donc on a bien besoin de ce TIN.

Lire ici l’article (et une infographie) vous expliquant la procédure pour, enfin, obtenir facilement ce 0% de taxes.

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