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Voici quelques conseils pour vivre au mieux la période compliquée du confinement, notamment quand on est auteur et/ou conférencier.

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1. Encaisser le choc

Gif Frodon en train de

Parfois, la vie nous réserve de mauvaises surprises (le Seigneur des Anneaux – 1)

Lorsque j’ai écouté l’allocution présidentielle hier soir, j’ai réalisé que je vivais des moments historiques. Stressants, injustes, terriblement compliqués… mais historiques.

Jamais, de toute ma vie — qui commence à être un peu longue hum hum hum, merci de ce rappel inopiné — je n’ai connu ce genre de choses. L’impression d’impuissance qui est la mienne rejoint assez celle que j’ai ressentie un certain jour de septembre 2001 en voyant deux avions foncer dans des tours et celles-ci s’effondrer. La sensation que le monde est en train de changer… et qu’il me fait un peu peur.

Un confinement, rien que ça.

Ma première pensée a été pour mon travail : « Mince, voilà qui ne va pas arranger mes finances, si mes conférences sont annulées ! Oh non, pas Grésimaginaire, l’un de mes Salons fétiches et où je dédicace le plus ! « . Puis, j’ai pensé à l’impact sur mon quotidien : « Non, pas mon cours de yoga adoré ! Pas les enfants à la maison H24 ! » 😜😜😜 J’ai également, bien sûr, songé à l’impact économique global et plaint de tout cœur les personnes qui allaient être en difficulté financière : artisans, commerçants, surtout dans des professions « non vitales », comme les loisirs.

Mais en face de tout cela, il y avait un fait certain : le coronavirus peut mettre en danger la vie de personnes que j’aime. Si vous me suivez depuis un certain temps, vous savez que dans mon entourage immédiat, il y a une personne qui entre dans la catégorie de celles à risque. Et il y a mes parents, aussi, qui sont dans une tranche d’âge terriblement fragile.

Alors, je suis passée à l’étape suivante (que j’avais en fait déjà bien entamée les jours précédents)

 

2. S’informer

Boromir seigneur anneaux mordor

Pourtant tout le monde sait ça ! (le Seigneur des Anneaux – 1)

L’une des meilleures armes que je connaisse pour ne pas céder à la panique, c’est s’informer. Dans le sens, « chercher des réponses de professionnels », pas des réactions épidermiques sur les réseaux sociaux.😎

J’ai lu beaucoup de choses sur le sujet, mais les articles qui m’ont le plus marquée sont ceux-ci :

  • Coronavirus : Armageddon ou Foutaise ? Écrit par un médecin le 2 mars et mis à jour le 8 mars, il m’a paru à la fois alarmiste (dans le sens où il insiste vraiment sur les mesures collectives à prendre au plus vite) et très clair. Oui, nous sommes nombreux à ne pas avoir à nous inquiéter pour notre santé. Mais en ne changeant pas nos habitudes, nous contribuons à répandre la maladie. Je ne veux pas être complice.
  • J’ai trouvé un petit espoir que les choses s’améliorent lorsqu’il fera chaud en lisant cet article, « Les chaleurs du printemps éteindront-elles l’épidémie ? » mais il faut plutôt croire en l’été qu’au printemps…
  • Enfin, l’article qui a achevé de me convaincre de respecter les consignes de confinement pour moi et ma famille est celui-ci : « Épidémie, nuage radioactif et distanciation sociale« . Il a été écrit par David Louapre, un chercheur en physique. Il explique à quel point la « distanciation sociale » peut être efficace pour enrayer, par exemple, le coronavirus. C’est fou, l’influence que notre comportement social peut avoir sur la propagation d’un virus ! Et je suis bien résolue à faire ma part pour la collectivité.

 

3. Faire ce qui doit être fait

Aragorn doit se battre

Quand tu dois servir de diversion (Le Seigneur des Anneaux – 3)

Puisque vous avez tout lu jusqu’ici, vous avez mérité que je vous confie un secret fascinant. Des chercheurs ont trouvé « le »point commun* qui rassemble toutes les personnes ayant réussi dans leur vie (que ce soit sur le plan social, professionnel ou humain). Quel est ce point commun ? Ils font ce que les gens n’aiment pas faire. Ils ne l’apprécient pas plus que les autres, mais ils appliquent sans sourciller cette règle du « quand il faut, il faut ».

Et voilà, je pense que nous sommes typiquement dans ce genre de situation. Nous n’avons pas envie de nous confiner, mais le succès de la lutte contre le virus en dépend. Alors, non seulement à partir d’aujourd’hui ma famille et moi resterons confinés chez nous, mais j’ai bien l’intention de faire ma part en informant mes lecteurs et un maximum de personnes, notamment grâce à cet article. 🙂

*J’ai parlé de cette découverte dans ma dernière vidéo sur le courage.

4. Voir le bon côté des choses

Sam et Frodon au bout du chemin vers le Mordor

Mais non ce n’est pas la fin du monde, Frodon ! (Le Seigneur des Anneaux – 3)

Ok, rester confiné·e chez soi n’a rien de plaisant. Mais nous avons de la chance dans notre malheur :

  • nous ne sommes pas en guerre : nous n’avons pas à craindre que des bombes nous tombent sur la tête, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays ;
  • nous vivons dans une époque où confinement ne rime pas avec « fin de toute communication ». Grâce à Internet, au téléphone, à Skype, Zoom et autres, nous pouvons garder le contact avec notre entourage, nos contacts professionnels ;
  • c’est l’occasion de tester notre adaptabilité, ce que l’on nomme aussi « l’agilité ». Nous avons pris des habitudes qui sont remises en question par ces mesures exceptionnelles. Plutôt que de s’en plaindre (ce qui ne changera pas la situation), voyons cela comme une opportunité pour nous renouveler.

 

5. S’adapter… et rebondir

Accepter l’idée du confinement ne veut pas dire « rester passif en attendant que ça passe ». Au contraire. C’est l’occasion de faire des choses que nous repoussions depuis longtemps ou d’en envisager de nouvelles.

  • Cela peut être une période de création. Pour ceux qui écrivent des dystopies ou de la science-fiction, wow, quel formidable terreau que ce que nous vivons aujourd’hui, non ? En ce qui me concerne, j’ai commencé une sorte de « journal de bord » pour noter tout ce qui se passe lié au Coronavirus, afin de constituer un témoignage qui intéressera peut-être des personnes plus tard (« Dis mamie, tu l’as connue, toi, la période du confinement ? ») Par ailleurs, qui dit période de confinement implique nécessairement moins de temps perdu dans les transports ou à son « vrai travail » (la majorité des auteurs ne vivant pas de leur plume). C’est l’occasion de plancher sur de nouvelles thématiques, d’élaborer de nouveaux projets… On nous impose une pause… Profitons-en pour la mettre à profit, de sorte que lorsque nous sortirons de notre « hibernation forcée », nous ayons du contenu à proposer à nos lecteurs, à nos clients.
  • Cela peut-être une période de rangement/désencombrement/nettoyage/mise à jour : nous sommes tellement pris par notre quotidien frénétique, par nos habituelles occupations et activités de nos progénitures… que nous laissons parfois notre foyer pâtir de notre attention. Alors, hop, c’est peut-être le bon moment pour faire du tri dans les habits qu’on ne met plus, pour faire le ménage à fond dans sa chambre ou son bureau (voire toute la maison), pour changer les meubles de place, pour préparer son jardin, pour réorganiser les dossiers de son ordinateur, pour effacer les mails inutiles de sa boîte mail, pour rattraper son retard dans ses articles (hum hum hum)…
  • Cela peut-être une période de reconnexion aux autres : avec l’entourage proche qui partage notre confinement (l’occasion de jouer ensemble, de parler, de lire dans la même pièce, de décider en famille des prochaines vacances, de préparer le repas…), avec ceux dont nous sommes physiquement séparés mais à qui nous pouvons envoyer des messages quotidiens (pour finalement une meilleure communication que lorsque nous sommes happés par notre vie trépidante), avec nos lecteurs, nos clients, notre public à qui nous pouvons envoyer des nouvelles via nos newsletters ou les réseaux sociaux.
  • Cela peut-être une période de recentrage sur soi : profitez de cette pause forcée pour faire du yoga, de la méditation, pour regarder des séries qui vous tentaient, pour faire baisser un peu cette gigantesque PAL (pile de livres à lire) sur votre table de chevet ou dans votre liseuse. Pour, simplement, prendre le temps d’apprécier l’ici et maintenant, regarder les bourgeons pousser sur les branches. Tout passe, et cette crise finira aussi par passer. À l’échelle de notre vie, elle ne concerne qu’une infime partie de celle-ci alors ne la laissons pas prendre plus de place qu’elle n’en a.
  • cela peut-être une période d’innovation. Voilà, pour moi, un point essentiel. En tant qu’autrice et conférencière, je vais profiter de cette immobilisation forcée chez moi pour tenter de nouvelles choses : l’enregistrement audio d’un de mes livres, la mise en place d’un système de rendez-vous en visioconférence pour tous ceux (et ils sont de plus en plus nombreux) qui sollicitent mes conseils, des vidéos quotidiennes en live sur YouTube ou Facebook (à partir de lundi), la mise en place de pages en anglais sur mon site… Des initiatives qui vont me permettre de conquérir un nouveau public afin de compenser le manque à gagner actuel. C’est comme si l’on préparait un champ pendant l’hiver, avec des graines qu’on ne connaît pas… mais qui nous permettront peut-être de récolter une belle moisson dans quelques mois. 😊

 

hommage aux hobbits

Franchement, qui aurait parié sur des Hobbits au départ ? (Le Seigneur des Anneaux – 3)

Voilà. Ce que j’espère, au travers de cet article, c’est vous aider à accueillir cette mauvaise nouvelle du confinement, à l’accepter et surtout, à ne pas la laisser n’avoir que des répercussions négatives sur votre vie. C’est là où l’on voit la force de l’optimisme. Nous pouvons nous adapter afin de, non seulement traverser cette crise mais la transformer en évènement qui aura des répercussions positives sur notre avenir.

C’est, en tout cas, ce que je vous souhaite, de tout cœur. ♥

 

 

 

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