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Ça veut dire quoi, être un auteur « indé » ?

Suite aux discussions enflammées autour de la rémunération des auteurs lors de leurs interventions publiques et notamment au Salon Livre Paris, on a vu le hashtag #PayeTonAuteur fleurir un peu partout le week-end dernier.

 

La précarité des auteurs

C’est bien, car ainsi de nombreuses personnes ont découvert que les auteurs qu’ils viennent rencontrer sont le plus souvent présents bénévolement. Et le public a également, au passage, découvert la précarité de ce… métier ? Non, à l’heure actuelle, on ne peut pas parler du métier d’auteur (même si j’appelle cela de mes vœux depuis pas mal de temps), car un pourcentage ridicule de personnes peuvent en vivre aujourd’hui : sur les 101 600 auteurs répertoriés en 2013 par l’Agessa, combien aujourd’hui peuvent vivre de leur plume ?

Mmm ?

Allez, jouez le jeu, donnez un chiffre !

  • 10 000 (soit 10 fois moins) ?
    Vous vous êtes un optimiste, c’est beau, j’aime. Mais ce n’est pas la bonne réponse…
  • 1 000?
    Ah, je vois, vous êtes une personne avertie des difficultés rencontrées par les auteurs. On ne vous la fait pas, à vous ! Eh bien je regrette, mais vous êtes encore trop optimiste…
  • 100 ?
    Houla, vous ne seriez pas un peu désabusé, vous ? 100 ? Par rapport aux 100 000 écrivains recensés par l’Agessa ? Sachant qu’il y en a tout plein d’autres (dont votre servante) qui n’y figurent pas ?
    Eh bien, j’ai le regret de vous dire que vous aussi, vous vous trompez…

 

Car la bonne réponse, c’est…

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40.

40 auteurs pourraient, selon le Figaro en 2016, en vivre. Voilà. Maintenant vous savez.

Ça calme, hein ?

Surtout au regard du temps passé à écrire. Parfois, en ce qui me concerne, je peux écrire une journée entière, sans même manger ou boire ou faire de pause, quand je suis « dans la zone »… et je n’aurai pas rédigé un chapitre. Et puis ce texte devra forcément, nécessairement être re-re-travaillé ensuite, pendant d’autres nombreuses séances.

Bref, si vous souhaitiez vous trouver une activité lucrative, au fort rendement horaire, oubliez l’écriture, je crois que c’est clair pour tout le monde…

C’est quoi, un « auteur indépendant » ?

J’utilise de moins en moins le terme « autoédité » que trop de personnes encore confondent avec l’édition à compte d’auteur et j’ai choisi un mot dont je suis bien plus fière de porter l’étendard, « autrice indépendante »*.

Si vous me découvrez via cet article et avez haussé un sourcil devant l’emploi de ce vocable : « autrice », je vous invite à découvrir un autre de mes articles « engagés », celui qui explique ce choix, lui aussi complètement délibéré et assumé. 🙂

Je ne reviendrai pas ici sur les raisons du choix qui m’a fait passer d’un système d’édition classique à l’indépendance (entre autres articles). Je tiens par ailleurs à rappeler qu’il est BIEN que les maisons d’édition existent car elles offrent aux auteurs un regard professionnel sur leur œuvre, évitent aux écrivains un travail pour lequel ils n’ont souvent aucun attrait et/ou pas les compétences requises, les abritent sous l’étendard de leur ligne éditoriale et assurent la promotion et la diffusion de l’ouvrage.

Lorsque vous optez pour le statut d’indépendant, vous choisissez… de décider de tout. Attention, je n’ai pas dit « de tout faire tout seul », et c’est une nuance extrêmement importante. J’ai su m’entourer, au fil du temps, de personnes essentielles à la réussite de mes livres : les bêta-lecteurs, les infographistes, les correcteurs et mes plus efficaces diffuseurs, les lecteurs… ♥

Il n’empêche que lorsque j’ai fini l’écriture d’un livre, il me reste de nombreuses heures de travail (environ 2 mois maintenant que je maîtrise bien le processus) de

  • mise en forme ;
  • corrections ;
  • promotion…

À ceux qui se diraient que, du coup, on peut se permettre d’être moins exigeant qu’en maison d’édition, je secouerai la tête avec commisération et rétorquerais que, non, on ne peut pas faire l’économie de tout son temps et de son talent. Parce que le « retour de bâton » serait sans appel.

Car où est-ce que l’auteur indépendant trouve sa légitimité ? Qui construit sa réputation ?

Bingo : les lecteurs. Et les lecteurs savent se faire entendre aujourd’hui, via les chroniques, les commentaires, les posts sur les réseaux sociaux. Si vous bâclez votre travail, vous ne vivrez pas longtemps dans la jungle du marché du livre…

 

Pourquoi faire la distinction ?

Encore aujourd’hui, j’ai eu cette remarque sur Facebook, d’une personne que je côtoie en Salon et que j’apprécie. Driss s’étonnait de la distinction « auteur indé et auteur édité » : si je n’ai initialement pas compris sa remarque, il l’a précisée ensuite et je ne peux que l’approuver puisqu’elle apporte de l’eau à mon moulin… En effet, ce n’est pas qu’il ne comprenait pas pourquoi certains auteurs choisissaient l’indépendance, c’est plus que pour lui, TOUS les auteurs sont indépendants.

Distinction indépendant

 

Effectivement, l’une des premières choses que l’on découvre lorsque l’on est édité, c’est qu’on n’est pas « attaché » à la maison d’édition à vie, bien au contraire. Le contrat qui nous lie ne correspond qu’à un titre, parfois plus si affinités, mais il est clair que tous les livres que vous écrirez ne pourront pas être publiés par la même maison, que ce soit pour des raisons de ligne éditoriale, d’incompatibilité de calendrier, etc…

Lorsque je suis en Salon, je parle avec des auteurs, des éditeurs, sans qu’il y ait de barrière entre nous du fait de mon statut indépendant. Et c’est encore plus flagrant du côté des lecteurs : ce qu’ils recherchent c’est un livre, ou un auteur, mais je peux presque compter le nombre de fois où l’on m’a demandé par quelle maison j’étais publiée.

Alors pourquoi cette distinction ? Elle n’a foncièrement pas lieu d’être. Un auteur écrit, il donne son histoire à lire, et puis il passe à la suivante. Tous les auteurs fonctionnent ainsi, quels que soient les dividendes qu’il perçoit de celle-ci ensuite.

SAUF QUE.

Sauf qu’il y a encore des personnes qui voient une différence entre les auteurs. Qui opèrent des distinctions refusant de prendre en compte l’incroyable phénomène d’expansion des « indés » et de l’autoédition depuis les années 2000 (selon France 24 en 2016, ce seraient 25 000 auteurs qui auraient choisi l’autoédition depuis 2007. Leur article n’est pas aussi exact que je l’aurais souhaité, mais c’est le seul endroit où j’ai pu trouver une estimation).

Le hic, c’est que les personnes qui tiennent à cette différence, au point même de faire une croix complète sur les auteurs indés… sont des instances des métiers du livre.

Ainsi, un auteur indé ne peut pas :

  • adhérer à la Société des Gens de Lettres, qui se targue pourtant d’être « depuis sa création au service de tous les auteurs de l’écrit (écrivains, essayistes, poètes, traducteurs…), que l’écriture soit ou non leur activité première. » (c’est dans leur manifeste « Pourquoi adhérer« ) ;
  • s’inscrire à l’Agessa, la sécurité sociale des artistes-auteurs (et donc doivent trouver un autre moyen de cotiser…) ;
  • concourir aux mêmes prix littéraires que les auteurs édités.

Ce n’est pas toutes les limites rencontrées par les auteurs indés, mais ce sont des points qui me tiennent à cœur et la raison de l’article d’aujourd’hui (et la date n’est pas du tout innocente, #JeudiAutoEdition oblige sur Twitter ♥).

Bref, j’espère que tout ceci vous amènera à faire un geste, un petit, un tout simple, celui de signer la pétition adressée à la Ministre de la Culture, « J’aime les auteurs indés » : elle vient d’être lancée et comptabilise déjà plus de 300 712 753 signatures (edit du 05/08). D’avance, merci. ♥

 

* Les choses ont changé, en ce qui me concerne, depuis que j’ai rédigé cet article. 🙂 Je suis désormais autrice hybride : éditée pour mes livres jeunesse et autoéditée pour les autres. Cliquez ici pour en savoir plus sur les raisons de ma décision.

11 Responses
  • Aurélia K.
    mars 8, 2018

    Coucou.
    Je valide ce que tu as pu écrire. Je pense que pour les personnes qui ne font pas partie du milieu de l’écriture, il est difficile de se rendre compte. Groupe dont je fais totalement partie, à la différence que je n’ai jamais choisi un livre en fonction de l’éditeur (en dehors de mes romans à l’eau de rose type Harlequin, puisque là, j’ai la certitude d’avoir une romance comme je l’attends ! ). A part cette exception, j’ai toujours pris un roman en fonction de son titre/sa couverture, parfois son auteur.
    Depuis quatre ans, où je me suis remise à lire de façon régulière, j’ai pu constater la difficulté pour les auteurs d’avoir une reconnaissance de leur travail. Je trouve que c’est dommage, sachant qu’un livre publié en ME n’est pas forcément bon, j’en profite pour préciser qu’il y en a même qui proposent des romans de plus en plus remplis de fautes ou d’erreurs de traduction.
    Quant aux nombres d’auteurs référencés qui pourraient vivre de leurs écrits, je pensais quand même qu’il y en avait un peu plus.
    Merci pour cet article.

    • NBagadey
      mars 8, 2018

      Merci à toi pour ce super commentaire ! ♥

  • Frédérique
    mars 8, 2018

    Article très intéressant et qui reflète ce que je vis. J’ai aussi noté que beaucoup de bibliothèques ou de médiathèques refusent de prendre des livres auto édités…

    • NBagadey
      mars 8, 2018

      Oui, c’est mentionné dans la pétition : souvent, nous n’apparaissons pas dans Electre, le registre utilisé par les bibliothèques… 🙁

  • Zahardonia
    mars 9, 2018

    Je ne peux que rejoindre ton point de vue !

    Pour ma part, j’aime bien faire la différence entre « indies » et « autoédités » dans le sens ou, pour moi les indies sont investis dans la cause et tentent de vivre de leurs écrits, alors que les autoédités sont des personnes qui écrivent et s’autoéditent pour le plaisir, sans vraiment essayer d’en vivre.
    Aucune des catégories n’est mieux que l’autre à mes yeux, elles sont juste différentes 😉

    Pour ma part, je me considère encore comme autoéditée parce que je n’ai qu’un seul livre publié et que je ne me trouve pas suffisamment investie dans la cause. Mais je compte changer ça ! 🙂

    • NBagadey
      mars 9, 2018

      Et je t’y encourage !! 😉 Moi je trouve que tu as très bien géré la sortie de ton premier roman, j’aurais aimé faire aussi bien à mes débuts, c’est clair. 😀

  • Lauriane
    mars 9, 2018

    L’article est super intéressant, bravo !
    Par contre, pour le coup, m’aime si y a des éditions que j’aime « plus » que d’autre, quand je vais dans les rayons de livre ou un salon, je m’intéresse aux livres, aux couvertures, aux auteurs, mais jamais je n’ai posé la question de la maison d’édition :p C’est secondaire pour moi 😀
    Par exemple, c’est le concept de la Grèce qui m’avait attiré vers ton stand 😉

    • NBagadey
      mars 9, 2018

      Merci Lauriane ! Pareil pour moi : le nom de la maison d’édition n’a jamais joué (dans un sens comme dans un autre) dans ma décision d’acheter un livre.

  • Ellie Vie
    mars 12, 2018

    Courage pour cette démarche, j’ai hâte de voir jusqu’à combien ca va grimper.

  • Acharat
    mars 17, 2018

    Aujourd’hui les maisons d’édition attendent que les auteurs indépendants connaissent un succès avant de leur proposer une publication par leur entremise. Cela se voit de plus en plus au USA. L’exemple le plus flagrant est la trilogie « Silo » de Hugh Howey. Son premier tome fut un véritable succès en auto édition, un best-seller ; repris avec une maison d’édition qui pouvait l’exportait à l’international. On trouve ce livre en format poche chez Babel et ensuite J’ai lu.

    Ensuite l’auto-édition est une « nouveauté » que j’apprécie énormément. Elle incite à la créativité, dans notre société si sombre en ce moment. La créativité, c’est la vie, c’est la lumière.
    Alors… Vive les indés !!!

    • NBagadey
      mars 18, 2018

      Tu es trop top, toi, je t’adore !!! ♥

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1er décembre

Pour ce premier jour de calendrier de l’avent, je voulais vous parler de la citation qui m’a inspiré Citara :

« Croire qu’une histoire est terminée parce qu’on a refermé le livre, c’est absurde »,

de Lev Grossman.

J’ai adoré cette phrase, elle a tourné en boucle dans ma tête pendant des années et a donné lieu à des questions que je trouve passionnantes : et si l’univers fictif créé dans un livre existait dans une autre réalité parallèle ? Que deviennent les personnages après le mot fin ou, tout simplement, pendant cette période de temps que l’auteur a allègrement passée sous silence en écrivant, par exemple, « Trois mois plus tard, ils reprirent la route… » ? Pendant ces fameux trois mois, cette partie « non-scriptée » de leur histoire, se sont-ils confortés au caractère et à la façon d’agir qu’on leur avait attribués ou n’en ont-ils fait qu’à leur tête ?

Toutes ces questions m’ont menée à des idées, à des embryons de réponses… puis à une histoire. « Une autre vie à Citara » était née. Enfin, dans ma tête. Il a tout de même fallu 7 années pour que je puisse vous la proposer. 😉

Mais cela en valait la peine : merci d’avoir tant aimé cette histoire. Elle est ma préférée, celle que j’ai toujours voulu vous raconter. ♥

À demain ! 🙂

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2 décembre

Petits sablés étoilés de Noël

Le petit dessin du calendrier de l’avent étant celui d’un « gingerbread man », les fameux biscuits de Noël, je me suis dit qu’aujourd’hui, ce serait une recette, votre petit clin d’œil du jour… 😉

Et pas n’importe laquelle !

Il s’agit de celle de petits biscuits de Noël, facile à faire comme tout, et qui plaira aux petits comme aux grands. Cette recette me vient d’Anja, notre deuxième jeune fille au pair et elle a été testée et approuvée à la maison… ♥

Prêts ?

Ingrédients : 200 g de farine, 1/2 cuillère de levure chimique, 100 g de sucre en poudre, 1 pincée de sel, 150 g de beurre ramolli et coupé en petits dés, emporte-pièces de Noël, papier sulfurisé. Glaçage (facultatif) : 2 cuillères à soupe de jus de citron et 125 g de sucre glace.

Recette : Préchauffer le four à 180-200° et sortir la grille (la réserver). Dans un grand saladier, verser la farine et ajouter levure, sucre et sel. Creuser un puits et y déposer les petits dés de beurre. Amalgamer le tout. Faire une grosse boule de pâte et l’étaler sur 3 mm avec un rouleau à pâtisserie. Découper des formes avec vos emporte-pièces et les placer sur la grille du four, recouverte de papier sulfurisé. Laisser cuire 10 à 12 mn et les sortir du four. Laisser durcir. Quand ils seront froids, les badigeonner du mélange sucre glace + citron. Déguster (et prendre des photos pour nous faire saliver ! 😉 )

 

Image trouvée sur le site « Les haricots diaboliques »

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3 décembre

 

Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager la trop chouette dédicace que m’a faite Camille, l’illustratrice de Petit-Pierre, sur mon exemplaire personnel de « Petit-Pierre ». ♥

Je suis fan, et vous ?

 

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4 décembre

C’est le seul jour du calendrier de l’avent où je vous ferai une offre commerciale, promis !!! ♥

Mais comme j’ai fait un joli petit montage photo aux couleurs de Noël, je voulais le faire figurer dans le calendrier…

Alors, en gros, voilà comment ça se passe : si vous commandez l’un de mes livres papier (sur Amazon ou via votre libraire) pour offrir à Noël, je vous envoie gratuitement le marque-page papier assorti dédicacé. Comme ça, vous pourrez faire un beau cadeau personnalisé ! ♥

N’oubliez pas de me communiquer tout ça par mail (le nom de la personne à qui je dois faire la dédicace, et votre adresse postale) et je vous l’expédie le lendemain au plus tard.

Ho ho ho, j’ai l’impression d’être le Père Noël, moi, du coup. 😉

Grosses bises à tous et RV demain pour une anecdote spéciale « enfants » puisqu’on sera mercredi.

(Cliquez sur l’image pour la voir en plus grand)

Et pour arriver directement sur mes livres Amazon, c’est ici.

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5 décembre

Aujourd’hui on est mercredi et c’est le jour des enfants alors voici une anecdote spéciale « moins de 12 ans ». 😉

J’étais en Salon et j’avais tout un rayonnage de « Petit-Pierre » exposés en bonne place sur mon stand. Des parents et un petit garçon s’en approchent, la mère commence à lire un exemplaire (le résumé sur la 4ème de couverture), son fils un autre (la couverture et le début de l’histoire), tous les deux sont très enthousiastes et vont sûrement en prendre un, quand le petit garçon s’exclame, excité devant tous les livres disponibles : « oh la la, j’hésite, j’hésite, je ne sais pas lequel prendre ! »

Il n’avait pas réalisé que c’était le même livre. :p

 

 

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6 décembre

Petite blague aujourd’hui, que j’ai entendue en anglais et que je retraduis de mémoire.


Cela se passe aux Etats-Unis, où un visiteur découvre que l’amphi de l’université où il se trouve s’appelle « Amphithéâtre Hemingway ».

— Oh, c’est formidable d’avoir donné le nom d’Ernest Hemingway à cette salle !

— Ah non, là, il s’agit de l’amphi Joshua Hemingway. Rien à voir avec Ernest.

— Ah bon ? Et il écrivait lui aussi ?

— En quelque sorte… Il a rédigé un chèque.

 

😀

PS : je parle beaucoup, forcément, d’Hemingway (Ernest, hein), dans la nouvelle sur La Havane de mon recueil « Villes de légende »… 😉

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7 décembre

 

Mes échecs et mes regrets

 

Sur mon blog, sur les réseaux sociaux, je ne parle en général que de choses positives, parce que je suis convaincue que de voir le verre à moitié plein est ce qui peut le plus inspirer les autres et nous aider à être heureux dans notre vie.

Il n’empêche qu’à force de ne parler que des bons moments, vous avez un peu tendance à me considérer comme une superwoman… 😉 Si si, je vous assure. Et même si j’apprécie vos compliments, ce n’est pas juste vis-à-vis de vous de ne pas vous montrer AUSSI les parties ratées de ma vie…

Il y a ainsi 3 échecs, 3 regrets récents (tous se sont produits en novembre) que je voulais partager avec vous aujourd’hui. Parce qu’à vous, je peux le dire, après tout, si vous êtes ici, c’est que vous m’aimez bien, non ? ♥

 

1. Suite à un Salon où nous avons à peine échangé quelques phrases, une connaissance m’a rayée, sans me prévenir, de la liste de ses contacts et s’est désabonnée de mes newsletters. Bien que je ne sois pas du tout proche de cette personne, ça m’a vraiment minée. C’est la façon dont ça s’est passé, en fait : alors même que j’étais allée à sa rencontre avec bienveillance, voir que j’étais rejetée ainsi, juste parce que je n’ai pas adhéré à son discours, cela m’a vraiment blessée. Je pense que c’est plutôt une bonne chose pour moi car manifestement cette personne était plutôt du genre toxique mais je regrette que cela m’ait autant affectée. Je pensais que j’étais devenue moins hypersensible avec le temps, mais là, ça m’a remise face à ce sentiment déplaisant ressenti dans ma jeunesse, que ce que j’étais, ce n’était « pas assez » pour l’autre et j’ai ruminé cette histoire pendant de nombreux jours. J’espère que le fait de l’exposer ici me permettra de tourner la page. 🙂

 

2. J’ai été déçue de ne pas avoir ajouté plus de mots au compteur de mon tome 3 pendant le mois de novembre alors que j’étais très motivée pour le Nano. Même si je pense que la surcharge de travail, la fatigue et les conditions pratiques étaient devenues telles que je n’avais pas le choix, qu’il fallait que j’abandonne, cela a été très dur de devoir prendre une telle décision alors que l’écriture de Citara 3 est vraiment mon objectif principal pour 2019. J’ai de plus en plus de mal à devoir sacrifier mes heures d’écriture au profit des corrections de copies et des tâches administratives. Je le fais, mais j’en sors terriblement frustrée. Là. Ça va mieux, rien de le dire.

 

3. Il y a quelque chose dont je n’ai peut-être pas assez parlé (ce qui peut expliquer mon échec) mais qui m’a vraiment fait de la peine (et était un peu décourageant), c’est le manque d’intérêt pour mon concours qui visait à offrir 17 livres d’Éclosia à un enseignant pour sa classe. J’ai eu zéro (oui oui, zéro) participation à ce concours et c’est un vrai regret. Si d’ailleurs vous avez des explications, des conseils, un avis, n’hésitez pas à communiquer avec moi à ce sujet car, vraiment, je suis déçue de cet échec… Je pense que je trouverai une autre façon de les offrir, ces livres, probablement de façon plus individuelle, mais c’est dommage. J’avais tellement aimé vivre la première expérience de partage d’Éclosia avec une classe… ♥

 

J’espère ne pas vous avoir démoralisés avec mes jérémiades. Je voulais juste vous montrer que j’étais loin d’être parfaite. 😉

Alors je fais un gros câlin virtuel à tous ceux qui ont échoué à quelque chose récemment et qui pourraient se sentir misérables, nuls, inadéquats. L’important n’est pas ce que vous n’avez pas réussi mais toutes les belles choses que vous allez accomplir ensuite. ♥♥♥

Gros bisous et belle journée.

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8 décembre

Je suis en train de travailler sur ma conférence sur la Fantasy et j’adore cette citation de Tolkien, que j’ai incluse dans ma présentation. ♥
Bonne journée et bon week-end ! 🙂

 

Traduction personnelle : « Bien sûr que la fantasy est une littérature d’évasion. C’est là sa gloire. Après tout, si un soldat est prisonnier de l’ennemi, ne considère-t-on pas que c’est son devoir de s’évader ? » — J.R.R. Tolkien

 

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9 décembre

Comme vous aimez bien les blagues, en voici une trouvée sur le net en anglais et que j’ai un peu retravaillée. 😉


C’est l’histoire d’un écrivain dont les textes n’ont jamais été publiés et qui tombe sur une lampe magique. Il la frotte et un génie apparaît.

— Quel est ton souhait le plus cher ? Parle, et il se réalisera !

L’homme a les yeux qui se mettent à briller :

— Je rêve de devenir un auteur inoubliable.

— Hum. Qu’entends-tu par là ?

— Eh bien, je voudrais écrire des textes que le monde entier lira, des choses qui feront vraiment réagir les gens, qui déclencheront chez eux des sentiments forts, qui les feront hurler, pleurer, frémir de souffrance et de colère.

Le génie réfléchit un peu, hoche la tête et réalise son souhait.

Maintenant, l’homme travaille chez Microsoft et rédige les messages d’erreur destinés aux usagers.

 

😀 😀 😀

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10 décembre

En coulisses, je suis en train de vous préparer plein de choses pour 2019… Je ne vous en dis pas plus aujourd’hui, je voulais juste vous partager une photo, prise par les studios Boyer à Romans-sur-Isère… et qui va servir de base à mon futur logo…
J’ai vraiment hâte de vous dévoiler celui-ci, il devrait figurer dans le calendrier d’ici quelques jours, mais en attendant, voici donc l’une de mes photos préférées de ce shooting. J’espère que vous l’aimerez aussi.

 

calendrier avent 2018

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11 décembre

Je ne vous cache pas que j’ai eu du mal à trouver quelque chose d’intéressant à vous raconter aujourd’hui… 😉

Je ne sais d’ailleurs pas si vous trouverez cela passionnant, mais je tiens à vous dire que j’ai pris de trrèèèèèèès bonnes résolutions pour 2019. Mieux, que ça, j’ai déjà commencé à les appliquer.

Alors voilà, l’une des choses sur lesquelles je désire vraiment travailler c’est ma routine matinale et notamment la non-consultation de mon téléphone. Malgré moi, le plus souvent le matin, je saute sur mon téléphone à peine levée. Et je sais que ce n’est pas bon pour moi à plein d’égards :

  • dès le réveil, je suis dans la vitesse, le stress que procure la consultation de mes notifications ;
  • je me rajoute des choses à faire avant même d’avoir pris mon petit-déjeuner ;
  • le temps passé sur mon téléphone l’est au détriment d’autres activités, beaucoup plus agréables et relaxantes  (communiquer avec mes proches, faire de la méditation, lire, vérifier ma journée dans mon bullet journal…) ;
  • je dois souvent me précipiter pour finir de me préparer car j’ai passé plus de temps que prévu sur mon téléphone, donc je débute la journée avec de l’énervement, voire du retard.

Ça vous arrive aussi ?

Si oui, rejoignez-moi pour le challenge #MatinZen sur les réseaux sociaux… mais pas trop tôt, hein ! 😉

 

 

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12 décembre

Comme la semaine dernière, vu que nous sommes un mercredi, voici une petite anecdote liée à des enfants.

Lors du marché de Noël de Livron, j’ai dédicacé Petit-Pierre à une petite fille qui m’a marquée par sa présence : Manon. Comme son père était « encombré » d’un paquet de confiseries au chocolat, je me suis bien volontiers — vous connaissez mon altruisme… et peut-être aussi ma gourmandise… 😀 — proposée pour l’en « débarrasser ». Manon m’a alors fait les gros yeux car en fait c’étaient ses confiseries que je voulais manger…

Pendant que je lui dédicaçais son exemplaire, je l’ai taquinée en me plaignant d' »un état de faiblesse terrible », d' »un manque de sucre évident »… et lorsque j’ai relevé la tête en rigolant… elle était en train de choisir laquelle elle voulait bien me donner.

C’est pas chou, ça ??? Bien sûr, je vous rassure, j’ai refusé !

En tout cas, c’était tellement adorable que ça méritait bien de figurer dans le calendrier de l’avent ! ♥

 

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13 décembre

Et voilààààààààà ! Certains l’attendaient avec impatience, vu que je l’avais teasé sur Facebook, mon nouveau logo est arrivé !
J’espère que vous l’aimerez, il y a eu un paquet de moutures avant celle-ci !! D’ailleurs, sur ma page Facebook, j’ai réalisé un montage vidéo de tous ces essais, qui sera publié à midi aujourd’hui.

Rappel du cahier des charges :

On est donc parti de la photo que je vous ai montrée dans le calendrier de l’avent le 10 décembre ; il fallait que le logo contienne les éléments suivants :

  • moi en train de donner une conférence ;
  • du violet pour l’imagination ;
  • du rose pour le côté féminin, chaleureux et fantaisie ;
  • un livre ;
  • des étoiles.

Je pense que Samir y est bien arrivé, en tout cas, moi, je suis ravie. ♥

N’hésitez pas à cliquer sur l’image pour l’afficher dans une nouvelle fenêtre (sans la neige qui tombe dessus…)

logo Bagadey

 

Je devrais faire de petits travaux de redécoration sur le blog pendant les vacances de Noël… 😉 D’ici là, je laisse l’ancien en place.