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L’interview de Rohé

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J’ai mis du temps à l’écrire (elle fait 7 pages, tout de même), mais je me suis ré-ga-lée !!

Voici donc l’interview de mon « méchant »… 😉 (je rappelle que les questions ont été posées dans les commentaires la semaine précédant l’interview)

 

Dans une pièce petite mais lumineuse, agrémentée de coussins colorés, une femme aux cheveux bruns est en train de faire les cent pas.
En attendant ses lecteurs, elle ne peut s’empêcher de s’inquiéter : a-t-elle pensé à tout ? Comment va se comporter l’invité d’honneur, pour qui elle a une tendresse particulière mais qui s’avère souvent ingérable ?
Mais il n’est plus temps de ruminer et de se demander si elle a bien fait d’organiser cette rencontre : les premiers arrivants sont déjà là.
En souriant, elle accueille une petite femme brune de son âge, qu’elle embrasse avec chaleur. Toutes les deux se connaissent bien et s’apprécient. La nouvelle venue s’appelle Monty et ses yeux vifs fouillent la pièce :
— Alors, il n’est pas encore là ?
— Non. Rohé soigne toujours ses entrées donc il nous rejoindra probablement le dernier, tu sais.À la suite de Montypython, arrive un homme dynamique au franc sourire et aux lunettes de soleil. Il boitille mais cela n’enlève rien à son charme. Il fait un baise-main à son hôte assorti d’une remarque qui, comme toujours, la fait rire (« oh, Mani, voyons !! »), puis prend place sur un fauteuil. Quelques secondes plus tard, il a déjà dégainé son smartphone et surfe activement sur le net, ne souhaitant pas perdre une minute de son temps si occupé. Entre-temps, une jeune femme s’est à son tour introduite dans la pièce. Son allure féline est accentuée par le masque représentant une panthère qui couvre son visage. Elle salue d’un clin d’œil complice celle qui les accueille en ces lieux puis prend place posément sur l’un des fauteuils. Mani lève quelques instants les yeux de son portable et la regarde d’un air appréciateur avant de se replonger dans les nouvelles palpitantes qu’il a reçues.

Un couple fait alors son apparition : la femme aux cheveux bouclés et au sourire lumineux discute avec affection avec l’homme, porteur d’une cravate et de lunettes qui lui donnent un air strict, mais au doux regard.

— Naturella, Acharat, c’est toujours un plaisir de vous voir ici !

Leur hôtesse les accueille avec l’enthousiasme que l’on réserve aux vieux amis, ceux qui sont à vos côtés depuis longtemps.

Enfin, la dernière invitée arrive. Chantonnant, comme à son habitude, un air de Michel Sardou (« terres… brûlées… au vent… »), elle est conduite à son siège par l’autrice qui l’a prise en affection.
Celle-ci prend place sur l’estrade où un beau fauteuil ouvragé en face du sien attend la star du jour. Elle se frotte nerveusement les mains en se demandant ce que leur a préparé son personnage.

Elle ne tarde pas à avoir la réponse à cette question.

Tout à coup, les lieux s’obscurcissent, tandis qu’un grondement sourd, annonciateur de tempête, fait longuement écho dans la pièce. Deux torches, fichées de part et d’autre de l’estrade, ont remplacé la lumière électrique, plongeant le reste de la salle dans une semi-pénombre.

Soudain, il est là, assis sur le siège qui lui était destiné, une jambe négligemment croisée sur l’autre.

Le moins que l’on puisse dire de Rohé, c’est qu’il est impressionnant. Déjà par la force qui se dégage des prunelles sombres : on jurerait que celles-ci vous dévorent lorsqu’elles vous dévisagent. L’antagoniste principal de Citara est entièrement vêtu de cuir noir, de ses bottes jusqu’à sa chemise ouverte sur le début du cou. Les tatouages qui y naissent et se prolongent sur le visage semblent s’animer dans la lumière dansante des torches.

Personne ne bouge dans la pièce, comme s’ils étaient tous soudain changés en statues de pierre. Finalement, l’autrice se racle la gorge :

— Hum, bienvenue, Rohé, et merci d’avoir accepté cette… hum… invitation.

Tandis que le personnage hausse un sourcil narquois, elle rougit puis se tourne vers l’assistance.

— Alors ? Qui veut commencer ?

Courageusement, Monty lève la main et se lance.

— Bonjour, Sieur Rohé, euh… je voulais savoir ce que vous envisagez de faire de Sylvine si vous la capturez ?

— Bonne journe à vous, belle dame. Je regrette de devoir débuter cet entretien en vous déclarant que cela ne regarde que moi.

Sa voix rauque et grave, tout autant que le ton sans appel, fait tressaillir son interlocutrice.

— Rohé…, intervient l’autrice, très embêtée, vous aviez promis de jouer le jeu !

Il pousse un soupir agacé mais consent finalement à répondre :

— Eh bien disons que je souhaiterais avoir une longue discussion avec elle. Elle m’intéresse particulièrement, ce petit bout de femme : toute jeune et déjà héroïque, oui, j’avoue que j’aimerais beaucoup en savoir plus sur sa philosophie de la vie.

S’enhardissant, Monty poursuit alors :

— Que s’est-il passé entre son père et vous ?

Il essuie nonchalamment une poussière sur son pantalon, comme s’il se désintéressait complètement du sujet abordé :

— Absolument rien. Ce n’était que l’une des victimes parmi tant d’autres dans mon plan de conquête, il n’avait aucune espèce d’importance. Un homme propulsé un peu trop vite par ses pairs au rang de héros ; or, il ne suffit pas de se battre contre trois misérables péquenots pour prétendre à ce statut, vous savez. Il l’a compris à ses dépens.

Devant le mépris souverain qui brille dans les yeux, Monty ne peut s’empêcher de s’exclamer :

— Pourquoi tant de haine ?

— Oh, je vous assure, la haine est un sentiment bien plus fort que ce que je ressens pour ce pauvre hère. D’ailleurs, je ne déteste personne : haïr, c’est admettre que l’autre a une emprise sur vous, qui vous fait ou vous a fait du mal. Or, personne n’a ce pouvoir sur moi.

En déglutissant avec peine, Monty le salue de la tête avant de se rasseoir. C’est au tour de Mani de prendre la parole. Nerveusement, il fourre son téléphone dans sa poche et se tourne vers l’autrice :

— Alors rapidement, deux questions qui me viennent à l’esprit : Rohé a-t-il conscience de n’être qu’un personnage dans un univers créé par une auteure et…

Il fait une pause avant d’ajouter, un sourire moqueur aux lèvres :
—… où se fournit-il en bracelets d’émeraude téléporteurs ?

L’autrice frémit, s’attendant au pire. Car l’inconscient n’a pas posé sa question à Rohé et, encore plus grave que cela, il l’a carrément ignoré. Elle sait que cela ne va pas être du tout apprécié par son personnage.

— Je pense que ce jeune impertinent aurait besoin d’une leçon, lance en effet Rohé.

Il a conservé sa position nonchalante mais un observateur attentif remarquerait que son corps s’est nettement tendu.

— Commençons donc par aborder le deuxième point.

Il défait tranquillement ses boutons de manchette et découvre les fameux bracelets.

— Ces objets sont fabriqués à partir des mines que mes… employés exploitent pour moi. Je vous invite d’ailleurs à un séjour là-bas si vous souhaitez en savoir plus. Quant à la magie qui les anime, il ne s’agit pas uniquement de téléportation. Voyez plutôt :

Il a croisé les poignets l’un sur l’autre et orienté l’éclair vert qui a jailli à leur contact vers le jeune homme.

L’instant d’après celui-ci est… différent. Il a gardé l’essentiel de ses traits mais il s’est transformé en peluche. En peluche animée car il regarde ses membres puis se tâte avant de s’exclamer, moins paniqué que l’on pouvait s’y attendre :

— Hey ! Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Je suis une peluche ou bien ?

Dans l’émotion, les expressions et l’accent suisses réapparaissent.

— Je vous rassure, commente calmement Rohé, qui a levé une main en geste d’apaisement en direction de son autrice, qui s’interpose déjà. L’effet ne durera pas éternellement. Vous devriez reprendre votre apparence normale… prochainement.

— Mouais, râle le jeune homme, en s’asseyant, comprenant qu’il n’y a pas grand-chose à faire, à part attendre que le sort disparaisse.

— Maintenant que vous êtes attentif, je vais répondre à votre première question. Je dois reconnaître que hors les Brumes, je n’avais pas vraiment ressenti l’ingérence d’une personne dans mes décisions.

Et il coule un regard inquisiteur vers sa Créatrice, qui ne peut s’empêcher de se tortiller nerveusement sur son siège.

— Mais je peux vous dire une chose : je crois que je l’influence au moins autant qu’elle m’impose ses choix. Je me trompe ?

Rougissante, l’autrice ne peut que secouer la tête, en repensant aux événements qui lui ont été inspirés par son personnage et qu’elle n’avait pas imaginés au départ.

— Intéressant, reconnaît Mani. Aussi intéressant que la sensation étrange d’avoir un corps de peluche. Cela me donne presque une idée d’histoire…

Et il se rassoit, songeur, comme s’il était déjà parti loin de cette pièce.

Se lève alors la jeune femme à l’allure féline, Panthera. Elle regarde Rohé avec une franche admiration dans les yeux et il semble qu’elle marmonne quelque chose comme « Trop la classe ! »

Puis elle pose ses premières questions :
— D’où te viennent ces cicatrices sur ton visage ? Et que signifie le tatouage que tu portes ?

Rohé a haussé les sourcils devant le tutoiement employé par Panthera. Son autrice croise les doigts en espérant qu’il ne va pas également s’en prendre à celle-ci et compte sur la faiblesse de son personnage pour les jeunes et jolies femmes pour l’adoucir à cet égard. Il semble que cela fonctionne car après avoir simplement levé les yeux au ciel, il consent à répondre à la question :

— Je porte de nombreux tatouages : sur mon visage figure celui de la Salamandre dont j’apprécie l’intelligence et le courage. Quant aux cicatrices, elles remontent à un temps où j’étais suffisamment jeune pour être imprudent et inconscient. Elles sont là pour me rappeler de toujours être vigilant car l’attaque peut venir de n’importe où, même de son propre camp.

Panthera hoche la tête, même si elle ne voit pas trop à quoi il fait allusion. Puis elle fronce les sourcils :
— Il y a quelque chose que je ne m’explique pas : pourquoi avoir tué le père de Sylvine ?

Rohé crispe ses mâchoires :

— Mais qu’est-ce que vous avez tous, aujourd’hui, à me parler de ce pauvre type ? Je le répète, il n’était rien, rien en regard de ce que je suis, moi. Vous verrez qu’il finira par être oublié de tous, alors que mon nom, lui, restera dans l’histoire de Citara.

Ses yeux se font faits un peu fixes et l’assistance réalise tout à coup que pour charismatique qu’il soit, le personnage est tout de même à deux doigts de la folie à cet instant. Or il n’est jamais bon de disposer d’autant de pouvoirs lorsque l’on a du mal à conserver son calme.

Panthera n’insiste pas et se rassoit promptement.

Naturella se lève alors. Elle sourit avec chaleur ; c’est peut-être la seule de l’assistance à ne pas avoir été ébranlée par la lueur de folie qui a brillé un instant dans ses yeux.

— Allez, avouez-nous tout : je pense que malgré le fait que Sylvine et vous êtes ennemis, vous avez quand même un secret espoir qu’elle rejoigne votre côté…

Rohé et l’autrice échangent un coup d’œil furtif avant qu’il ne réponde :

— Je ne peux nier une chose : je vais tout faire pour la convaincre de se rallier à ma cause. Et, croyez-moi, j’ai des arguments de poids, ainsi que vous le verrez dans les prochains tomes.

Naturella, qui ne pensait pas réellement obtenir de réponse, écarquille grand les yeux et en oublie d’en poser une autre. Acharat enchaîne donc avec ses propres questions :

— Je n’ai pas bien compris, pouvez-vous me dire où vous avez trouvé les émeraudes qui vous servent à communiquer avec vos hommes ?

— Les émeraudes se trouvent à foison dans les Sous-Terres qui m’appartiennent. Après, il ne s’agit bien évidemment pas de pierres naturellement « communicatrices » : c’est seulement ma maîtrise de la magie qui me permet de leur donner un pouvoir particulier. Même si je dois reconnaître que leur usage le plus fréquent est d’espionner les Citariens.

— Vous désirez améliorer les conditions de vie des Maudits, or vous devez tuer des femmes pour faire vivre les Vicres (je les adore, au passage). Comment pouvez-vous accepter ce fait de cruauté ?

— Mon jeune et naïf ami, rit légèrement Rohé. Il faut bien que vous compreniez que je n’ai rien d’un philanthrope : il est stratégiquement très profitable d’inciter mes Maudits à envisager les avantages qu’ils ont à livrer les batailles dans lesquelles je les ai engagées. Mais ce n’est pas mon but ultime dans la vie que de les voir vivre heureux et installés dans une maisonnette Citarienne non plus. Ils me sont utiles et en échange de leurs services, je leur apporte un toit, de la nourriture et des richesses. Il s’agit d’un simple accord commercial : en aucun cas je ne suis leur « Champion ». Quant aux Vicres, je suis ravi qu’elles vous plaisent autant. Sachez toutefois que je ne les conçois pas majoritairement grâce aux femmes tirées de la population des Maudits : la plupart ont été créées à partir des Citariennes qui ont croisé ma route et que j’ai jugées dignes de cet honneur. Car il n’est pas donné à toutes les femmes de devenir une Vicre résistante, il faut bien les choisir, croyez-moi.

Tandis que l’assistance réprime un frisson d’horreur à l’entendre évoquer avec autant d’indifférence les crimes qui président à la naissance de ces créatures, Acharat demande, inquiet :

— Qu’envisagez-vous pour la fille de Gandore ?

— Ah…

L’air songeur, Rohé se caresse longuement le menton.

— Je vous avoue qu’elle serait le plus beau joyau de ma collection. Je crois même qu’elle pourrait constituer une Vicre suprême, à la résistance infinie. Mais je crains que la Vicre que je serais arrivé à forger à partir de son âme ne finisse par se retourner contre moi, aussi je ne pense pas tenter l’expérience.

En face, Acharat devient rouge et se dandine, hésitant à formuler une ultime question.

Comme s’il avait perçu ses pensées, Rohé lève un sourcil amusé.

— Si l’envie vous en prend, considérez-vous comme invité à me rejoindre dans les Sous-Terres.

Mais avant que le jeune homme n’ait pu manifester sa joie à cette idée, il ajoute doucereusement :

— Après tout, j’ai déjà aussi créé des Vicres à partir d’hommes qui m’étaient apparus particulièrement aptes à la fonction.

Ayant soudain du mal à avaler, Acharat s’assied sans broncher. Et c’est au tour de Connemara de poser les dernières questions :

— Avez-vous des liens de sang avec Sylvine ?

Le visage de Rohé s’est fait impassible, mais cette impassibilité même trahit l’impatience qu’il commence à éprouver et son souhait de retourner au plus vite dans son royaume, loin des supputations des lecteurs de Citara. Aussi répond-il plus sèchement que jusqu’alors.

— Le seul sang qui nous lie est celui que j’ai fait couler : celui de son père. Tant qu’elle n’aura pas vengé ce dernier, elle n’aura de cesse de m’affronter… C’est dommage, à nous deux nous aurions été invincibles…

Il hausse les épaules, fataliste.

Son interlocutrice enchaîne avec la question suivante :

— Vous avez dit à Sylvine « Je vous propose de sauver deux vies : la vôtre et celle de Dame Sopheline ». Pourquoi proposer de sauver deux femmes et celles-là en plus, alors que seules les femmes peuvent vous permettre de créer des Vicres ? N’auriez-vous pas tout intérêt à écarter Sylvine et ses pouvoirs ?

— Bien au contraire : Sylvine et ses pouvoirs auraient pu donner naissance à la Vicre la plus puissante que j’aurais jamais conçue. Mais je vous rassure sur ce point, ce n’est pas dans cette intention que j’ai fait cette offre. Quant à Dame Sopheline, elle est la femme la plus belle de Citara et j’aurais aimé lui offrir une place de choix parmi mes compagnes. Elle aurait été un atout supplémentaire à ma collection.

Si Connemara a envie de lui faire ravaler sa muflerie, elle n’en montre rien, insistant plutôt sur un sujet autour duquel il n’a pas donné de réponse :

— Pourquoi jugez-vous la quête de Sylvine inutile et quels sont vos arguments pour le lui prouver ?

Rohé se penche vers elle, les yeux rétrécis :

— Cela, je le lui dirai lorsque nous serons en tête à tête, elle et moi, et croyez bien que ce jour-là viendra plus vite que vous ne le pensez. J’arrive toujours à mes fins, vous savez.

Tandis qu’il se relève, signalant que l’entretien est désormais terminé, Connemara, un peu déçue de sa non-réponse croise le regard de l’autrice. Profitant de ce que son personnage a le dos tourné, celle-ci articule le mot « tome » sans le prononcer, tout en dessinant le chiffre quatre de ses doigts. Ravie d’avoir reçu une info que Rohé  ignore, Connemara ne réalise qu’après coup que cela signifie qu’elle-même n’aura pas sa réponse avant longtemps…

Tandis que la petite troupe sort de la pièce, Rohé s’est levé et approché de l’autrice. Il pose les deux bras sur les accoudoirs de son fauteuil et se penche vers elle. Ce qu’il lui dit, personne ne l’entend, mais la Créatrice rougit avant d’agiter vivement la main, le faisant disparaître aussitôt.

Elle quitte à son tour les lieux par une autre porte, se retenant de lever les yeux au ciel devant les derniers mots de Rohé. Mais elle ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire.

Celui-là, alors, quel personnage !

Voilà, j’attends avec impatience vos réactions dans les commentaires ci-dessous.

Je reviendrai ce week-end avec de nouveaux extraits et un nouveau point sur mes avancées (et peut-être une surprise supplémentaire…)

Article importé de mon ancien blog

 

4 Responses
  • Mani
    mai 1, 2016

    Salut Nathalie , je trouve ton site de plus en plus joli, et très pro effectivement! Bienvenue sur WP! Et alors comme tu m’as délicieusement croqué sur cette interview, je ne peux que vouloir revenir par ici! Bonne continuation!

    • NBagadey
      mai 1, 2016

      Merci mon Mani !! Je l’améliore petit à petit en effet… Contente que ton œil du connaisseur apprécie !!
      Et tu es trop chou en peluche… ♥

    • Mani
      mai 1, 2016

      Je n’y connais rien en arts graphiques, mais j’aime beaucoup la palette de couleurs que tu as choisie. Le bronze en particulier sur la gauche (les « repeaters » vers les réseaux sociaux ainsi que les touches de grenat (« invité », « auteur »…)) sont particulièrement chouettes!

    • NBagadey
      mai 1, 2016

      Rhoo, c’est trop gentil !! Merci beaucoup, ça m’encourage !!! 😉

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1er décembre

Pour ce premier jour de calendrier de l’avent, je voulais vous parler de la citation qui m’a inspiré Citara :

« Croire qu’une histoire est terminée parce qu’on a refermé le livre, c’est absurde »,

de Lev Grossman.

J’ai adoré cette phrase, elle a tourné en boucle dans ma tête pendant des années et a donné lieu à des questions que je trouve passionnantes : et si l’univers fictif créé dans un livre existait dans une autre réalité parallèle ? Que deviennent les personnages après le mot fin ou, tout simplement, pendant cette période de temps que l’auteur a allègrement passée sous silence en écrivant, par exemple, « Trois mois plus tard, ils reprirent la route… » ? Pendant ces fameux trois mois, cette partie « non-scriptée » de leur histoire, se sont-ils confortés au caractère et à la façon d’agir qu’on leur avait attribués ou n’en ont-ils fait qu’à leur tête ?

Toutes ces questions m’ont menée à des idées, à des embryons de réponses… puis à une histoire. « Une autre vie à Citara » était née. Enfin, dans ma tête. Il a tout de même fallu 7 années pour que je puisse vous la proposer. 😉

Mais cela en valait la peine : merci d’avoir tant aimé cette histoire. Elle est ma préférée, celle que j’ai toujours voulu vous raconter. ♥

À demain ! 🙂

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2 décembre

Petits sablés étoilés de Noël

Le petit dessin du calendrier de l’avent étant celui d’un « gingerbread man », les fameux biscuits de Noël, je me suis dit qu’aujourd’hui, ce serait une recette, votre petit clin d’œil du jour… 😉

Et pas n’importe laquelle !

Il s’agit de celle de petits biscuits de Noël, facile à faire comme tout, et qui plaira aux petits comme aux grands. Cette recette me vient d’Anja, notre deuxième jeune fille au pair et elle a été testée et approuvée à la maison… ♥

Prêts ?

Ingrédients : 200 g de farine, 1/2 cuillère de levure chimique, 100 g de sucre en poudre, 1 pincée de sel, 150 g de beurre ramolli et coupé en petits dés, emporte-pièces de Noël, papier sulfurisé. Glaçage (facultatif) : 2 cuillères à soupe de jus de citron et 125 g de sucre glace.

Recette : Préchauffer le four à 180-200° et sortir la grille (la réserver). Dans un grand saladier, verser la farine et ajouter levure, sucre et sel. Creuser un puits et y déposer les petits dés de beurre. Amalgamer le tout. Faire une grosse boule de pâte et l’étaler sur 3 mm avec un rouleau à pâtisserie. Découper des formes avec vos emporte-pièces et les placer sur la grille du four, recouverte de papier sulfurisé. Laisser cuire 10 à 12 mn et les sortir du four. Laisser durcir. Quand ils seront froids, les badigeonner du mélange sucre glace + citron. Déguster (et prendre des photos pour nous faire saliver ! 😉 )

 

Image trouvée sur le site « Les haricots diaboliques »

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3 décembre

 

Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager la trop chouette dédicace que m’a faite Camille, l’illustratrice de Petit-Pierre, sur mon exemplaire personnel de « Petit-Pierre ». ♥

Je suis fan, et vous ?

 

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4 décembre

C’est le seul jour du calendrier de l’avent où je vous ferai une offre commerciale, promis !!! ♥

Mais comme j’ai fait un joli petit montage photo aux couleurs de Noël, je voulais le faire figurer dans le calendrier…

Alors, en gros, voilà comment ça se passe : si vous commandez l’un de mes livres papier (sur Amazon ou via votre libraire) pour offrir à Noël, je vous envoie gratuitement le marque-page papier assorti dédicacé. Comme ça, vous pourrez faire un beau cadeau personnalisé ! ♥

N’oubliez pas de me communiquer tout ça par mail (le nom de la personne à qui je dois faire la dédicace, et votre adresse postale) et je vous l’expédie le lendemain au plus tard.

Ho ho ho, j’ai l’impression d’être le Père Noël, moi, du coup. 😉

Grosses bises à tous et RV demain pour une anecdote spéciale « enfants » puisqu’on sera mercredi.

(Cliquez sur l’image pour la voir en plus grand)

Et pour arriver directement sur mes livres Amazon, c’est ici.

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5 décembre

Aujourd’hui on est mercredi et c’est le jour des enfants alors voici une anecdote spéciale « moins de 12 ans ». 😉

J’étais en Salon et j’avais tout un rayonnage de « Petit-Pierre » exposés en bonne place sur mon stand. Des parents et un petit garçon s’en approchent, la mère commence à lire un exemplaire (le résumé sur la 4ème de couverture), son fils un autre (la couverture et le début de l’histoire), tous les deux sont très enthousiastes et vont sûrement en prendre un, quand le petit garçon s’exclame, excité devant tous les livres disponibles : « oh la la, j’hésite, j’hésite, je ne sais pas lequel prendre ! »

Il n’avait pas réalisé que c’était le même livre. :p

 

 

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6 décembre

Petite blague aujourd’hui, que j’ai entendue en anglais et que je retraduis de mémoire.


Cela se passe aux Etats-Unis, où un visiteur découvre que l’amphi de l’université où il se trouve s’appelle « Amphithéâtre Hemingway ».

— Oh, c’est formidable d’avoir donné le nom d’Ernest Hemingway à cette salle !

— Ah non, là, il s’agit de l’amphi Joshua Hemingway. Rien à voir avec Ernest.

— Ah bon ? Et il écrivait lui aussi ?

— En quelque sorte… Il a rédigé un chèque.

 

😀

PS : je parle beaucoup, forcément, d’Hemingway (Ernest, hein), dans la nouvelle sur La Havane de mon recueil « Villes de légende »… 😉

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7 décembre

 

Mes échecs et mes regrets

 

Sur mon blog, sur les réseaux sociaux, je ne parle en général que de choses positives, parce que je suis convaincue que de voir le verre à moitié plein est ce qui peut le plus inspirer les autres et nous aider à être heureux dans notre vie.

Il n’empêche qu’à force de ne parler que des bons moments, vous avez un peu tendance à me considérer comme une superwoman… 😉 Si si, je vous assure. Et même si j’apprécie vos compliments, ce n’est pas juste vis-à-vis de vous de ne pas vous montrer AUSSI les parties ratées de ma vie…

Il y a ainsi 3 échecs, 3 regrets récents (tous se sont produits en novembre) que je voulais partager avec vous aujourd’hui. Parce qu’à vous, je peux le dire, après tout, si vous êtes ici, c’est que vous m’aimez bien, non ? ♥

 

1. Suite à un Salon où nous avons à peine échangé quelques phrases, une connaissance m’a rayée, sans me prévenir, de la liste de ses contacts et s’est désabonnée de mes newsletters. Bien que je ne sois pas du tout proche de cette personne, ça m’a vraiment minée. C’est la façon dont ça s’est passé, en fait : alors même que j’étais allée à sa rencontre avec bienveillance, voir que j’étais rejetée ainsi, juste parce que je n’ai pas adhéré à son discours, cela m’a vraiment blessée. Je pense que c’est plutôt une bonne chose pour moi car manifestement cette personne était plutôt du genre toxique mais je regrette que cela m’ait autant affectée. Je pensais que j’étais devenue moins hypersensible avec le temps, mais là, ça m’a remise face à ce sentiment déplaisant ressenti dans ma jeunesse, que ce que j’étais, ce n’était « pas assez » pour l’autre et j’ai ruminé cette histoire pendant de nombreux jours. J’espère que le fait de l’exposer ici me permettra de tourner la page. 🙂

 

2. J’ai été déçue de ne pas avoir ajouté plus de mots au compteur de mon tome 3 pendant le mois de novembre alors que j’étais très motivée pour le Nano. Même si je pense que la surcharge de travail, la fatigue et les conditions pratiques étaient devenues telles que je n’avais pas le choix, qu’il fallait que j’abandonne, cela a été très dur de devoir prendre une telle décision alors que l’écriture de Citara 3 est vraiment mon objectif principal pour 2019. J’ai de plus en plus de mal à devoir sacrifier mes heures d’écriture au profit des corrections de copies et des tâches administratives. Je le fais, mais j’en sors terriblement frustrée. Là. Ça va mieux, rien de le dire.

 

3. Il y a quelque chose dont je n’ai peut-être pas assez parlé (ce qui peut expliquer mon échec) mais qui m’a vraiment fait de la peine (et était un peu décourageant), c’est le manque d’intérêt pour mon concours qui visait à offrir 17 livres d’Éclosia à un enseignant pour sa classe. J’ai eu zéro (oui oui, zéro) participation à ce concours et c’est un vrai regret. Si d’ailleurs vous avez des explications, des conseils, un avis, n’hésitez pas à communiquer avec moi à ce sujet car, vraiment, je suis déçue de cet échec… Je pense que je trouverai une autre façon de les offrir, ces livres, probablement de façon plus individuelle, mais c’est dommage. J’avais tellement aimé vivre la première expérience de partage d’Éclosia avec une classe… ♥

 

J’espère ne pas vous avoir démoralisés avec mes jérémiades. Je voulais juste vous montrer que j’étais loin d’être parfaite. 😉

Alors je fais un gros câlin virtuel à tous ceux qui ont échoué à quelque chose récemment et qui pourraient se sentir misérables, nuls, inadéquats. L’important n’est pas ce que vous n’avez pas réussi mais toutes les belles choses que vous allez accomplir ensuite. ♥♥♥

Gros bisous et belle journée.

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8 décembre

Je suis en train de travailler sur ma conférence sur la Fantasy et j’adore cette citation de Tolkien, que j’ai incluse dans ma présentation. ♥
Bonne journée et bon week-end ! 🙂

 

Traduction personnelle : « Bien sûr que la fantasy est une littérature d’évasion. C’est là sa gloire. Après tout, si un soldat est prisonnier de l’ennemi, ne considère-t-on pas que c’est son devoir de s’évader ? » — J.R.R. Tolkien

 

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9 décembre

Comme vous aimez bien les blagues, en voici une trouvée sur le net en anglais et que j’ai un peu retravaillée. 😉


C’est l’histoire d’un écrivain dont les textes n’ont jamais été publiés et qui tombe sur une lampe magique. Il la frotte et un génie apparaît.

— Quel est ton souhait le plus cher ? Parle, et il se réalisera !

L’homme a les yeux qui se mettent à briller :

— Je rêve de devenir un auteur inoubliable.

— Hum. Qu’entends-tu par là ?

— Eh bien, je voudrais écrire des textes que le monde entier lira, des choses qui feront vraiment réagir les gens, qui déclencheront chez eux des sentiments forts, qui les feront hurler, pleurer, frémir de souffrance et de colère.

Le génie réfléchit un peu, hoche la tête et réalise son souhait.

Maintenant, l’homme travaille chez Microsoft et rédige les messages d’erreur destinés aux usagers.

 

😀 😀 😀

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10 décembre

En coulisses, je suis en train de vous préparer plein de choses pour 2019… Je ne vous en dis pas plus aujourd’hui, je voulais juste vous partager une photo, prise par les studios Boyer à Romans-sur-Isère… et qui va servir de base à mon futur logo…
J’ai vraiment hâte de vous dévoiler celui-ci, il devrait figurer dans le calendrier d’ici quelques jours, mais en attendant, voici donc l’une de mes photos préférées de ce shooting. J’espère que vous l’aimerez aussi.

 

calendrier avent 2018

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11 décembre

Je ne vous cache pas que j’ai eu du mal à trouver quelque chose d’intéressant à vous raconter aujourd’hui… 😉

Je ne sais d’ailleurs pas si vous trouverez cela passionnant, mais je tiens à vous dire que j’ai pris de trrèèèèèèès bonnes résolutions pour 2019. Mieux, que ça, j’ai déjà commencé à les appliquer.

Alors voilà, l’une des choses sur lesquelles je désire vraiment travailler c’est ma routine matinale et notamment la non-consultation de mon téléphone. Malgré moi, le plus souvent le matin, je saute sur mon téléphone à peine levée. Et je sais que ce n’est pas bon pour moi à plein d’égards :

  • dès le réveil, je suis dans la vitesse, le stress que procure la consultation de mes notifications ;
  • je me rajoute des choses à faire avant même d’avoir pris mon petit-déjeuner ;
  • le temps passé sur mon téléphone l’est au détriment d’autres activités, beaucoup plus agréables et relaxantes  (communiquer avec mes proches, faire de la méditation, lire, vérifier ma journée dans mon bullet journal…) ;
  • je dois souvent me précipiter pour finir de me préparer car j’ai passé plus de temps que prévu sur mon téléphone, donc je débute la journée avec de l’énervement, voire du retard.

Ça vous arrive aussi ?

Si oui, rejoignez-moi pour le challenge #MatinZen sur les réseaux sociaux… mais pas trop tôt, hein ! 😉

 

 

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12 décembre

Comme la semaine dernière, vu que nous sommes un mercredi, voici une petite anecdote liée à des enfants.

Lors du marché de Noël de Livron, j’ai dédicacé Petit-Pierre à une petite fille qui m’a marquée par sa présence : Manon. Comme son père était « encombré » d’un paquet de confiseries au chocolat, je me suis bien volontiers — vous connaissez mon altruisme… et peut-être aussi ma gourmandise… 😀 — proposée pour l’en « débarrasser ». Manon m’a alors fait les gros yeux car en fait c’étaient ses confiseries que je voulais manger…

Pendant que je lui dédicaçais son exemplaire, je l’ai taquinée en me plaignant d' »un état de faiblesse terrible », d' »un manque de sucre évident »… et lorsque j’ai relevé la tête en rigolant… elle était en train de choisir laquelle elle voulait bien me donner.

C’est pas chou, ça ??? Bien sûr, je vous rassure, j’ai refusé !

En tout cas, c’était tellement adorable que ça méritait bien de figurer dans le calendrier de l’avent ! ♥

 

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13 décembre

Et voilààààààààà ! Certains l’attendaient avec impatience, vu que je l’avais teasé sur Facebook, mon nouveau logo est arrivé !
J’espère que vous l’aimerez, il y a eu un paquet de moutures avant celle-ci !! D’ailleurs, sur ma page Facebook, j’ai réalisé un montage vidéo de tous ces essais, qui sera publié à midi aujourd’hui.

Rappel du cahier des charges :

On est donc parti de la photo que je vous ai montrée dans le calendrier de l’avent le 10 décembre ; il fallait que le logo contienne les éléments suivants :

  • moi en train de donner une conférence ;
  • du violet pour l’imagination ;
  • du rose pour le côté féminin, chaleureux et fantaisie ;
  • un livre ;
  • des étoiles.

Je pense que Samir y est bien arrivé, en tout cas, moi, je suis ravie. ♥

N’hésitez pas à cliquer sur l’image pour l’afficher dans une nouvelle fenêtre (sans la neige qui tombe dessus…)

logo Bagadey

 

Je devrais faire de petits travaux de redécoration sur le blog pendant les vacances de Noël… 😉 D’ici là, je laisse l’ancien en place.