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Le pitch – première partie : la théorie

 

Aujourd’hui j’ai enfin écrit à nouveau.

J’y ai consacré une bonne partie de la journée (sans compter les nombreuses heures passées en amont à y réfléchir) et j’ai réussi mon objectif : j’ai écrit 3 phrases. Qu’il faudra sûrement que je retravaille encore.

Certains vont rire de ce qu’ils vont prendre comme une blague, d’autres (ceux qui ont souffert ou sont en train de souffrir sur l’exercice en question) comprendront que ce sont les 3 phrases les plus difficiles à écrire sur son roman.

Il s’agit du pitch.

Le pitch - première partie : la théorie

illustration Huffington Post

J’ai lu et entendu beaucoup de choses sur l’art de réussir ce dernier. Un immense merci à Paul Beorn, Lise Syven, Agnès Marot, Yves Lavandier, Jean-Sébastien Guillermou et tant d’autres pour leurs précieux conseils, que ce soit lors de la Convention CoCyclics, sur leurs sites personnels, dans leurs publications, sur le forum de CoCyclics ou en messages privés.

En effet, j’ai prévu de présenter aux éditeurs que je rencontrerai aux Imaginales mon manuscrit de Citara, et aux lecteurs venus sur mon stand celui d’Éclosia et de Kassandra, il était donc nécessaire que j’y travaille sérieusement.

Vous trouverez donc dans cet article une compilation de tout ce que j’ai pu trouver sur cet exercice difficile… et dans le prochain article une mise en pratique.

J’espère que cela vous intéressera…

Qu’est-ce que c’est, un pitch ?

  • En anglais, c’est à la base un verbe qui veut dire « lancer ». C’est donc un « outil de lancement ».
  • C’est ce qui va donner envie à votre interlocuteur de lire votre livre.
  • C’est en quelque sorte une image mentale qu’il va se forger de ce dernier, un teaser, un avant-goût de votre chef-d’œuvre.
  • Il doit être court : 2 à 3 lignes et 1 mn maximum à l’oral.
  • sa fonction est de réussir, en quelques mots à susciter une émotion, un intérêt.

A qui est destiné le pitch ?

Il n’est pas uniquement destiné aux éditeurs ! Bien sûr que ces derniers sont les premiers concernés mais pas seulement. Le pitch est un instrument de séduction destiné aux :

  • éditeurs
  • futurs lecteurs
  • passants dans un salon du livre
  • journalistes
  • libraires
  • ceux qui ont lu le livre… et qui pourront ainsi en faire la promotion plus facilement auprès de leurs connaissances… 😉

 

Que doit-il y avoir dans un pitch ?

  • L’essentiel de votre histoire, ce qui la rend unique et attachante. Bien sûr, ce n’est pas évident car tout le monde ne va pas trouver les mêmes choses dans un livre : ce qui va faire vibrer un lecteur ne va pas nécessairement en marquer un autre. Mais vous qui l’avez écrit, vous êtes censé savoir ce qui est le plus important dans votre histoire. Je dis bien « censé » car en fait il n’est pas si facile que ça de trouver l’essentiel dans un pavé de 400 pages…
  • Il faut donc qu’il y ait les infos-clés de votre roman… tout cela avec un sens de la formule. Car si votre style est trop « plat », vous n’allez pas intéresser votre auditoire.
  • Chaque mot doit être chargé de sens, révéler les personnages et l’intrigue, suggérer une ambiance. Il faut faire « sonner » les mots en utilisant allitérations, assonances et choisir avec soin chaque nom, chaque adjectif. La ponctuation est très importante puisqu’elle donne un rythme à ce court texte.
  • Un pitch est destiné à être dit. Il convient de le préparer à l’écrit et de l’apprendre par cœur, afin d’être capable de le présenter au cours d’une rencontre fortuite (festival, soirée…)

Les erreurs à ne pas commettre

Il est très facile de « rater son pitch » :

  • lorsqu’on veut trop en dire, trop expliquer… et qu’au final on noie son interlocuteur dans les détails (il ne faut pas donner les noms de tous les personnages, le lecteur les découvrira bien mieux dans votre livre) ;
  • lorsqu’on ne rend pas son histoire originale mais qu’on en fait une énième version d’un thème archi-connu ;
  • lorsqu’on fait un résumé complet de son livre… Alors à quoi sert de lire celui-ci ?
  • lorsqu’il ne donne pas envie, qu’il reste « plat », sans intérêt.
  • lorsqu’on ne s’est pas entraîné à en faire un : hésitations, bafouillages, explications embrouillées… tout ça ne donne pas vraiment envie de vous lire… Et c’est dommage parce que votre idée est vraiment géniale ! Elle mérite bien que vous vous posiez quelques instants pour la mettre au clair, non ?

Voilà voilà voilà…

Mercredi Samedi, je vous posterai la deuxième partie de mon article

Mais d’ores et déjà, j’attire votre attention sur ceux que j’ai travaillés pour « Éclosia ou l’Écosse des légendes » : ils sont bien sûr encore imparfaits mais vous allez m’aider à améliorer tout ça, n’est-ce pas ? 😉

Pitch 1 : « Suite à un voyage inopiné en Écosse, une jeune universitaire cartésienne va devoir affronter des êtres sortis tout droit des légendes celtiques si elle veut pouvoir conquérir le cœur de son mystérieux guide… et découvrir qui elle est vraiment. »

Pitch 2 : « Lors d’un voyage inattendu en Écosse, une jeune universitaire cartésienne apprend à vaincre ses propres peurs pour accepter la part de merveilleux qui vit en elle. »

Pitch 3 : « Plus qu’un voyage. Une métamorphose… »

Alors, votre avis ? Des remarques, des conseils ? Des retours d’expérience ? C’est à vous !

 
Article importé de mon précédent blog

 

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