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Mon aventure dans l’autoédition – 6. La relecture

 

 

Vous avez écrit votre texte. Il a été bêta lu (voir article précédent).Mon aventure dans l'autoédition - 6. La relecture

Puis vous l’avez réécrit. Il a été re-bêta lu.

Etc., etc., etc.

Et puis un jour vous et les bêta-lecteurs êtes d’accord : « ça le fait ».

Pour « Éclosia », ce  moment-là a coïncidé avec la V7 du texte (sachant que chaque version avait également subi de petites modifications au fil des jours).

Danse de la joie.

Vous vous dites qu’enfin, votre roman est prêt !!

Pas du tout.

On est d’accord, il a été lu, relu et re-relu. Les bêta-lecteurs ont non seulement relevé les incohérences et les manques du récit mais ont parfois aussi corrigé les fautes d’orthographe, de grammaire et surtout les abominables répétitions…

Vous même êtes plutôt une bête en orthographe. Pivot et vous, c’est du pareil au même, vous étiez fan de sa dictée annuelle et fière de n’avoir fait « que » dix petites fautes à ce texte où il était commun de dépasser les 40 erreurs. Vous harcelez vos enfants pour que même dans les post-its ou les SMS qu’ils vous envoient les verbes soient conjugués et les accords faits.

Mais bon, tout le monde vous le dit, vous n’êtes pas à même de relire correctement votre texte.

Il y a beaucoup de théories là-dessus, notamment le fait que lorsqu’on écrit, on « établit un chemin de pensée » et que lorsqu’on se relit, on le connaît déjà tellement, ce chemin, qu’on ne s’arrête pas à tous les « cailloux » (comprenez « les fautes ») qui le jonchent.

Et puis il y a des règles que vous maîtrisez mal, des régionalismes ou des pléonasmes dont vous n’avez même pas conscience, et des tournures fétiches qui ne sont en fait pas appropriées.

Soit.

Alors, par acquit de conscience, vous sollicitez l’aide de deux collègues professeurs de français. Vous vous excusez platement de leur pourrir leur fin de vacances et vous leur envoyez dans leur boîte mail 135 pages Word d’un texte dont vous savez que ce n’est pas du tout leur style, en comptant sur leur détachement pour qu’elles traquent vos éventuelles « fôtes ». (Mais vous vous dites qu’elles ne vont pas en trouver des tonnes, vu votre excellente maîtrise du français.)

Et vous investissez dans un logiciel dont tous les écrivains vantent les louanges. À contrecœur, car il est cher et que vous vous dites que c’est de l’argent un peu jeté par les fenêtres.

D’ailleurs, vous tardez à l’installer, ce logiciel.

Vous êtes blindée de travail, et vous vous occupez en priorité des autres étapes, notamment des formalités (ISBNdépôt légal et code-barre) et du formatage de votre texte (abordé dans un prochain article).

Et puis, un jour, vous recevez les retours de vos collègues : Aurèle et Cécile (pas ma fille, cette fois).

Des retours adorables : l’histoire les a, contre toutes attentes, séduites et elles en parlent avec un enthousiasme qui vous fait chaud au cœur.

Ravie, vous ouvrez la pièce jointe.

Et vous devenez blanche.

Vous aviez laissé des fautes.

PLEIN de fautes.

Parfois ce n’est rien du tout : des espaces, des traits d’union…

Mais il y a tout de même des occurrences de « il lui promis », « des histoires qu’elle lui avaient lues », des erreurs que vous ne vous seriez jamais crue capable de commettre.

Et des remarques sur des groupes de mots que vous utilisez allégrement en pensant qu’ils sont justes alors que ce sont des anglicismes ou des erreurs (vous avez pris un mot pour un autre).

Bref, vous les bénissez, tout en vous flagellant et en corrigeant fiévreusement les fautes remarquées, pour que la V7 de votre texte soit, enfin, parfaite.

Vous êtes soulagée d’avoir évité la honte de publier un livre avec autant de fautes.

Ensuite, comme vous voulez avoir bonne conscience et que de toute façon, vous l’avez acheté, ce logiciel, vous l’installez et y soumettez  la V7 corrigée.

Antidote (puisqu’il s’agit de lui) se lance. [Edit : depuis, j’ai rédigé un article sur mon utilisation d’Antidote ici]

Le curseur indique une erreur linguistique. Puis deux. Puis plus.

Et lorsqu’il a fini, il en a détecté 984.

Vous êtes paniquée.

Puis vous vous rassurez : il ne connaît pas le nom de l’héroïne, vous le mettez dans le dictionnaire personnel et hop, 56 occurrences passent à la trappe. Idem pour le nom de famille du héros et hop vous êtes à moins de 900 erreurs.

Mais bien vite il faut vous rendre à l’évidence : il y a des tournures où ni votre œil acéré ni celui des correctrices n’ont décelé la faute. Au final, vous ferez une centaine de corrections sur les 984 proposées.

Et vous reconnaîtrez alors bien volontiers que l’investissement en valait la peine. Vous aurez notamment appris à éviter le « quasiment » (régionalisme et niveau de langue pauvre) et à dire « chaque fois que » et plus « à chaque fois que »…

Bref, vous êtes fatiguée de toutes ces corrections imprévues mais soulagée qu’enfin, tout cela soit terminé.

Terminé ?

Il y a bien cet onglet « Répétitions » qui affiche un drôle de chiffre : 1180…

Curieuse, vous cliquez dessus.

Horreur.

Sous vos yeux effarés, sont alors surlignées toutes les répétitions qui jalonnent votre texte. Il y a parfois trois occurrences du mot « lieu » dans un paragraphe de 20 lignes… *

Vous soupirez.

Et rouvrez votre texte.

Prête à le re-re-re-corriger.

Pour qu’enfin, une fois que vous aurez remplacé les répétitions, les phrases longues, celles sans verbes, la surabondance des participes présents ou des négations, enfin, vous dis-je, vous puissiez… passer aux autres étapes qui attendent l’auteur autoédité.

Vous l’aurez compris. La relecture, vous ne pouvez PAS faire sans.

Sinon, il vous reste la solution que je donne à mes élèves lorsqu’ils doivent vérifier l’orthographe dans leur rédaction : celle de lire « à l’envers », en commençant par la dernière phrase et en remontant dans le texte. Cela permet de se focaliser sur la justesse de la phrase au point de vue linguistique et non sur son sens.

Mais pour un roman, cela ne suffira pas.

Il faut donc, dans la panoplie du parfait auteur indépendant :

  •  se procurer ce fabuleux trésor qu’est Antidote (ou un autre logiciel équivalent, mais vu son prix, je n’ai testé que celui-là)
  • pouvoir compter dans son entourage sur deux-trois personnes qui maîtrisent la langue française, et qui vont passer votre texte à la moulinette de leur savoir.

Merci Aurèle, merci Cécile !!  

 

* en preuve, ci-dessous une copie d’écran avant mes corrections.

Cela vous fera votre tout premier extrait… et d’actualité en plus ! 😉

Si tout ça ça ne vous donne pas envie de commenter…

Mon aventure dans l'autoédition - 6. La relecture

Article suivant sur les formalités – partie 1 : l’ISBN

 

[Article importé de mon ancien blog]

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