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L’interview de Gandore

 

Comme promis, une longue, très longue interview de Gandore.
Je dois avouer que nous nous attendions, lui et moi, à des questions plus complexes, mais bon, je pense que vous aurez tout de même quelques réponses intéressantes. 

Et en ajout, un détail du très beau dessin réalisé par Céline Lacomblez

détail Gandore

            Nous sommes auprès d’un marais, ou est-ce un étang ? Le temps est gris, une brume blanche sillonne nonchalamment les lieux.

            L’atmosphère est étrange, un peu pesante.

            Quelques personnes sont rassemblées en ces lieux car on leur a annoncé la venue du Grand Sage Gandore, à qui ils vont pouvoir poser des questions. Certains sont nerveux, d’autres en émoi, d’autres encore affichent une grande désinvolture.

 

            Soudain, deux silhouettes se dessinent dans les Brumes, deux tâches grises qui se révèlent au fur et à mesure de leur avancée vers le groupe.

Celui-ci finit par distinguer clairement une femme brune au regard vif et au sourire amical. Derrière elle avance plus posément un grand homme aux cheveux blancs vêtu d’un long manteau noir et d’un gros bâton noueux. Il s’arrête un peu en retrait, tandis que sa compagne prend maintenant la parole.

            — Merci à tous de votre présence ici. Comme vous êtes tous très curieux d’en savoir un peu plus sur Sylvine, Olivier et Citara, le Grand Sage Gandore a accepté de répondre à vos questions. C’est un honneur que je suis sûre vous saurez apprécier à sa juste valeur.

 

            Elle semble soudainement hésiter, puis hausse les épaules, comme pour chasser ses doutes.

            — Mesdames et Messieurs, je vous laisse la parole.

 

            Il y a un léger flottement. Les interviewers se regardent tous, hésitants. Puis lilidesbuissons s’avance et lance :

            — Comment as tu rencontré Sylvine ?

 

            La maîtresse de cérémonie, qui s’est retirée sur une souche sur le côté, grimace devant l’apostrophe peu solennelle. Le Sage, toujours immobile à quelques pas plus loin, ne dit rien. Sous ce regard, lilidesbuissons se recroqueville un peu intérieurement.

            Puis Gandore parle :

            — Je croyais que vous aviez lu le chapitre 12 ? Tout y est expliqué pourtant.

            — Oui, mais je… c’est à dire que je n’ai pas trop le temps pour lire en ce moment, et puis Profette, enfin je veux dire Citarienne, enfin… l’auteure quoi, elle ne nous met plus que des extraits alors…

            — Humpf…, grommelle Gandore, visiblement peu convaincu. Disons que cela faisait plus d’un cycle que j’étais parti à la recherche de la Gardienne.  Certains éléments ayant guidé mes pas vers les Forestiers, je suis arrivé dans un de leurs lieux de vie, où j’ai découvert les habitants en émoi, très inquiets car l’une des leurs venait de s’enfuir, pourchassée par deux Maudits déterminés à l’amener à Rohé. Cet intérêt de Rohé pour une Forestière m’a intrigué. Connaissant les arcanes des Passages, j’ai pu rattraper la jeune fille et m’assurer qu’il s’agissait bien de celle que je recherchais. La Gardienne de Citara était devant mes yeux, et il s’agissait d’une toute jeune fille du nom de Sylvine.

 

            Tandis que lilidesbuissons et les autres absorbent cette information avec intérêt, une autre voix se fait soudain entendre :

            —  Cher Gandore, Sage parmi les Sages, je voudrais savoir comment vous avez compris la destinée de votre créature euh… Sylvine ?

            C’est une bonne question et le Sage s’apprête à répondre avec bienveillance à celle-ci lorsque Marc ou Net, car il s’agit de lui, continue sur sa lancée, gouailleur :

            — N’avez vous pas peur non plus que votre ego ne prenne pas le  melon en étant le mentor (à deux reprises) de Sylvine ?

            Enfin, comment avez-vous su que la future sauveuse (féminin de sauveur – Ben quoi, je suis aussi un auteur, j’ai le droit d’inventer des mots) de Citara naitra et grandira sous votre règne ?

            Bien évidemment, oh grand Sage de la nature, vous n’êtes pas obligé de répondre à mes questions impertinentes.

            Un silence écrasant suit ses propos. Prudemment, lilidesbuissons s’est mise en retrait.         Tout le monde attend, suspendu, la réaction de Gandore. Va-t-il user de ses formidables pouvoirs pour foudroyer sur place le jeune impertinent ? Ou le transformer en ver de terre ? Mais le Sage se contente de froncer les sourcils.

            — Je ne comprends pas, qu’est-ce qu’un melon ? et pourquoi devrais-je en prendre un ?

            Poussant un grand soupir de soulagement – et après avoir foudroyé Marc ou Net des yeux – leur hôtesse balaie le sujet d’un geste désinvolte :

            — Oh, c’est une expression de notre monde, ce qu’il veut dire, c’est qu’il s’interroge sur la façon dont vous avez pu détecter que le temps était venu de vous mettre en quête de la Gardienne ?

            — Humm, oui, je comprends.

            Mais son regard s’attarde pensivement sur le jeune homme et sur son air narquois.

            — Toutefois, ainsi qu’il m’en a donné l’autorisation, je choisis de ne pas répondre à cette question.

            Devant le « ohhh » désappointé de ses invités, il a un fin sourire et ajoute.

            — Notamment parce que la réponse va être donnée dans le chapitre 13, et que vous y êtes presque, à ce qu’on m’a dit.

            Son regard balaie l’assistance et s’arrête sur une toute jeune fille, qui a levé la main.

            — Oui ?

            — Bonjour grand Sage Gandore ! Ravie de vous rencontrer !

            Je suis navrée de vous importuner, comme tous mes compatriotes ici présents, mais vous me fascinez vraiment ! Vous êtes à mes yeux un Sage très impressionnant ! Aussi, si vous le permettez, j’aimerais vous poser quelques questions… En espérant que vous pardonnerez l’ignorante que je suis.

            A ces mots, le vieil homme sourit avec bonhommie. Plus que les compliments, ce qui le touche c’est la nervosité et l’intérêt de la jeune fille. Il se tourne vers celle qui l’a conduit en ces lieux et demande :

            — C’est Eola, n’est-ce pas ?

            Son interlocutrice acquiesce, tout en lançant un coup d’œil attendri vers celle-ci.

            Le Sage s’adresse alors à la jeune fille qui attend sa réponse :

            — Je vous en prie, mon enfant, posez-moi vos questions :

            Eola lance alors, d’une traite :

            — Comment avez vous appris à être un Sage ? Aviez-vous un mentor ? Etre un Sage se transmet-il de père en fils ou faut-il faire preuve de certaines qualités ? S’il faut avoir certains dons, comment trouvez-vous des « apprentis » ? Vous leur faites passer une sorte d’ « évaluation » ?

            Le Sage a un petit rire devant tant d’enthousiasme. Puis il répond :

            — Alors, tout d’abord, il faut savoir qu’être un Sage ne s’apprend pas, cela vient avec l’âge, avec le temps, avec la vie. Avec la souffrance parfois.

            Un nuage passe devant ses yeux, mais il le chasse d’un haussement d’épaule et poursuit :

            — On ne choisit pas d’être un Sage, ce sont les autres qui vous choisissent. Ceux qui vous connaissent transmettent votre nom au corps des Sages et lorsque de nombreuses demandes en ce sens leur sont parvenues, ces derniers vous invitent alors à rejoindre leurs rangs. C’est ce qui m’est arrivé. Notre principal rôle consiste à conseiller les dirigeants de Citara sur les décisions à prendre, sur l’organisation de la vie de notre pays… Bref, être un Sage, c’est consacrer ses vieux jours à Citara, c’est une sorte de deuxième carrière.

            J’espère avoir répondu à votre question ?

            Eola acquiesce avec respect. Elle conclut en ces mots :

            —Merci beaucoup pour vos explications ! Et passez une bonne fin de journe.

            — Vous de même, mon enfant. Et que la Créatrice vous bénisse.

            Tandis qu’Eola reprend place au milieu des autres, on entend soudain quelqu’un grommeler :

            — Groumpf… fait croire qu’il est le découvreur de la sauveuse de Citara… Pfff…

            Un peu en retrait sur la gauche, Marc ou Net a croisé les bras sur sa poitrine et ronchonne.

 

            En face, Gandore a crispé sa main sur son bâton de marche. Puis, prenant une profonde inspiration, il se tourne vers ceux n’ayant pas encore pris la parole.

            — Une autre question, peut-être ?

            Visiblement très ému, un homme se détache de l’assemblée. Dans ses yeux on peut lire une révérence, non, une adoration totale. C’est Acharat.

            — Gandore, beau Gandore, votre coeur est-il esseulé ? 

 

            Un peu déstabilisé par cette question, Gandore hausse les sourcils.

            — Je vis seul. J’ai connu l’amour autrefois si tel est le sens de votre question. Mais il n’était pas écrit dans mon destin que notre amour vive au grand jour.

            Et son regard se perd dans les souvenirs.

            Nerveux, Acharat fait signe à leur hôtesse de le rejoindre et lui chuchote quelque chose à l’oreille. Elle secoue fermement la tête. Alors il lui dit autre chose et, soupirant un peu, elle demande à Gandore :

            — Il aimerait connaître votre âge et si vous avez un animal de compagnie.

            Gandore esquisse un sourire :

            — Sur Citara, j’ai vécu plus de soixante-deux cycles. Si la Créatrice me prête longue vie, il m’en reste autant à son service. Je n’ai pas d’animal. Les livres sont mes compagnons.

 

            Acharat hoche la tête avec enthousiasme. Lui aussi aime les livres. Soudain devant ses yeux passe l’image de la bibliothèque de Gandore, sûrement remplie de manuscrits précieux, d’ouvrages enluminés. Alors, il lance :

            — Puisse-je un jour venir vous rendre visite dans votre cahute pour siroter quelques boissons à votre convenance ?

            Puis il rougit aussitôt de son audace.

            Le Sage a incliné la tête sur le côté, considérant le personnage. La jeune femme, qui s’est mordu les lèvres lorsqu’Acharat a posé sa question, se rapproche vite de lui et lui chuchote quelque chose à l’oreille.

            Alors il soupire.

            — Jeune Sieur, vous serez le bienvenu dans ma bibliothèque, s’il vous plaisait de m’aider à en faire le tri. Mais je ne peux vous proposer davantage, et encore cela est-il surtout dû à la considération qu’a cette jeune Dame pour vous. Enfin, sachez que je n’ai ni « cahute » ni « boisson à siroter » : j’ai une étude où je travaille.

            Déglutissant un peu, Acharat hoche la tête avec reconnaissance et se retire.

 

            Les mains dans les poches, lilidesbuissons revient sur le devant de la scène :

            — Bon moi je continue dans les question qui fâchent. Quel âge tu as ? As tu eu des dons ou bien as tu été formé ? Qui préfères tu à Citara ?

 

            A nouveau, le Sage considère son interlocutrice un long moment avant d’esquisser un sourire railleur :

            — Hum. On a des difficultés de concentration, à ce qu’on dirait. Etant donné que j’ai déjà répondu aux deux premières questions, je veux dire…

 

            Tandis que lilidesbuissons rougit un peu, il reprend :

            — Quant à qui je préfère ? Je ne peux vous dire son nom. Mais elle est unique entre toutes.

 

            Et son regard se fait lointain.

            Sagement, lilidesbuissons s’abstient de concocter une autre question dérangeante tandis qu’une autre jeune femme s’avance. Il s’agit de Zela. Elle a une liste et lit celle-ci :

            — Comment te définirais-tu toi-même ? Plat préféré ? Une chanson préférée ?

Un paysage (ou une image) qui te tient particulièrement à cœur ?

 

            Gandore soupire à nouveau.

            —  Décidément, vous autres Terriens affectionnez beaucoup le tutoiement…

 

            Oops ! Zela lève les yeux de son papier. Elle n’a pas pensé à mal, elle le connaît déjà tellement bien, Gandore, qu’il est plus un ami qu’un grand maître pour elle.

            Heureusement, il a l’air de le comprendre. Avec humour, il décide même de répondre aux questions de façon aussi brève qu’elles lui ont été posées :

            — Une lampe. La dragonade. Collines,collines. Le coucher de soleil sur Citara.

            Avec un sourire, Zela le remercie, et, tout en essayant de décoder ses réponses, rejoint la troupe des intervieweurs.

            De celle-ci, une voix se fait alors entendre. On dirait celle d’un petit garçon de 10 ans. Mais un coup d’œil plus attentif du Sage lui permet de discerner qu’il s’agit de Marc ou Net, qui s’est dissimulé dans un recoin de la mare.

            D’une voix pétulante et maussade à la fois, il lance :

            — Quelle ta couleur préférée ? Quel animal de compagnie aimerais-tu avoir ? As-tu un(e) petit(e) ami(e) ?

            Visiblement excédé cette fois, le Sage se retourne vers l’auteure.

            — Décidément, vos amis ont des problèmes de mémoire, on dirait. J’ai déjà répondu à deux de ces questions !

            Un peu piteusement, ladite auteure fait une moue désolée. Elle le connaît bien, son Gandore, et sait qu’il a atteint les limites de sa patience. Elle tremble un peu pour deux des intervenants. Elle les avait pourtant prévenus de faire preuve du respect attendu envers un Grand Sage Citarien. Mais elle ne peut plus rien pour eux.

            Finalement, Gandore semble se contenir. Il tend son bâton à la jeune femme, sans un mot. Puis il soulève la lampe accrochée à sa taille. D’une pichenette, il l’allume et elle brille soudain d’une lumière argentée dans la lueur du jour.

            — Voici, pour ma couleur préférée.

            Puis il passe deux fois la main sur le globe allumé, qui se met à pulser plus fort. Il a un petit sourire moqueur :

            —  Et voici, en quelque sorte, ma réponse en ce qui concerne les animaux de compagnie.

            Puis il reprend son bâton de marche et salue l’assistance d’un signe de tête avant de se retirer : les Brumes l’ont avalé avant que qui que ce soit n’ait pu réagir.

            Un peu désemparée de cette fin abrupte, l’auteure se console en se disant que cela aurait pu plus mal finir. Elle remercie les participants de leurs questions et regarde chacun s’éloigner en devisant avec excitation.

            Chacun ?

            Ils lui paraissent bien peu nombreux tout à coup. Effectivement, elle réalise soudain qu’il en manque deux à l’appel. Et lorsque son regard, machinalement, se baisse sur le sol, elle a juste le temps d’apercevoir un poisson rouge et un crapaud sauter dans la mare toute proche.

            — Que… ? Oh non !

            Puis elle repart en courant à la suite de son Grand Sage susceptible :

            — Gandore !!!!!!

 

 

Article importé de mon ancien blog

 

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4 Responses
  • Acharat
    juillet 7, 2016

    Merci ! Je me suis de nouveau bien marré tôt ce matin. Ah Marc ou Net transformé en grenouille… 😀

    • NBagadey
      juillet 10, 2016

      Oui, ses pitreries me manquent… 🙁

    • Acharat
      juillet 14, 2016

      Me too. 🙁

    • NBagadey
      juillet 23, 2016

      J’ai de ses nouvelles, de temps en temps, mais c’est sûr que ce n’est pas comme autrefois. 🙁

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1er décembre

Pour ce premier jour de calendrier de l’avent, je voulais vous parler de la citation qui m’a inspiré Citara :

« Croire qu’une histoire est terminée parce qu’on a refermé le livre, c’est absurde »,

de Lev Grossman.

J’ai adoré cette phrase, elle a tourné en boucle dans ma tête pendant des années et a donné lieu à des questions que je trouve passionnantes : et si l’univers fictif créé dans un livre existait dans une autre réalité parallèle ? Que deviennent les personnages après le mot fin ou, tout simplement, pendant cette période de temps que l’auteur a allègrement passée sous silence en écrivant, par exemple, « Trois mois plus tard, ils reprirent la route… » ? Pendant ces fameux trois mois, cette partie « non-scriptée » de leur histoire, se sont-ils confortés au caractère et à la façon d’agir qu’on leur avait attribués ou n’en ont-ils fait qu’à leur tête ?

Toutes ces questions m’ont menée à des idées, à des embryons de réponses… puis à une histoire. « Une autre vie à Citara » était née. Enfin, dans ma tête. Il a tout de même fallu 7 années pour que je puisse vous la proposer. 😉

Mais cela en valait la peine : merci d’avoir tant aimé cette histoire. Elle est ma préférée, celle que j’ai toujours voulu vous raconter. ♥

À demain ! 🙂

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2 décembre

Petits sablés étoilés de Noël

Le petit dessin du calendrier de l’avent étant celui d’un « gingerbread man », les fameux biscuits de Noël, je me suis dit qu’aujourd’hui, ce serait une recette, votre petit clin d’œil du jour… 😉

Et pas n’importe laquelle !

Il s’agit de celle de petits biscuits de Noël, facile à faire comme tout, et qui plaira aux petits comme aux grands. Cette recette me vient d’Anja, notre deuxième jeune fille au pair et elle a été testée et approuvée à la maison… ♥

Prêts ?

Ingrédients : 200 g de farine, 1/2 cuillère de levure chimique, 100 g de sucre en poudre, 1 pincée de sel, 150 g de beurre ramolli et coupé en petits dés, emporte-pièces de Noël, papier sulfurisé. Glaçage (facultatif) : 2 cuillères à soupe de jus de citron et 125 g de sucre glace.

Recette : Préchauffer le four à 180-200° et sortir la grille (la réserver). Dans un grand saladier, verser la farine et ajouter levure, sucre et sel. Creuser un puits et y déposer les petits dés de beurre. Amalgamer le tout. Faire une grosse boule de pâte et l’étaler sur 3 mm avec un rouleau à pâtisserie. Découper des formes avec vos emporte-pièces et les placer sur la grille du four, recouverte de papier sulfurisé. Laisser cuire 10 à 12 mn et les sortir du four. Laisser durcir. Quand ils seront froids, les badigeonner du mélange sucre glace + citron. Déguster (et prendre des photos pour nous faire saliver ! 😉 )

 

Image trouvée sur le site « Les haricots diaboliques »

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3 décembre

 

Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager la trop chouette dédicace que m’a faite Camille, l’illustratrice de Petit-Pierre, sur mon exemplaire personnel de « Petit-Pierre ». ♥

Je suis fan, et vous ?

 

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4 décembre

C’est le seul jour du calendrier de l’avent où je vous ferai une offre commerciale, promis !!! ♥

Mais comme j’ai fait un joli petit montage photo aux couleurs de Noël, je voulais le faire figurer dans le calendrier…

Alors, en gros, voilà comment ça se passe : si vous commandez l’un de mes livres papier (sur Amazon ou via votre libraire) pour offrir à Noël, je vous envoie gratuitement le marque-page papier assorti dédicacé. Comme ça, vous pourrez faire un beau cadeau personnalisé ! ♥

N’oubliez pas de me communiquer tout ça par mail (le nom de la personne à qui je dois faire la dédicace, et votre adresse postale) et je vous l’expédie le lendemain au plus tard.

Ho ho ho, j’ai l’impression d’être le Père Noël, moi, du coup. 😉

Grosses bises à tous et RV demain pour une anecdote spéciale « enfants » puisqu’on sera mercredi.

(Cliquez sur l’image pour la voir en plus grand)

Et pour arriver directement sur mes livres Amazon, c’est ici.

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5 décembre

Aujourd’hui on est mercredi et c’est le jour des enfants alors voici une anecdote spéciale « moins de 12 ans ». 😉

J’étais en Salon et j’avais tout un rayonnage de « Petit-Pierre » exposés en bonne place sur mon stand. Des parents et un petit garçon s’en approchent, la mère commence à lire un exemplaire (le résumé sur la 4ème de couverture), son fils un autre (la couverture et le début de l’histoire), tous les deux sont très enthousiastes et vont sûrement en prendre un, quand le petit garçon s’exclame, excité devant tous les livres disponibles : « oh la la, j’hésite, j’hésite, je ne sais pas lequel prendre ! »

Il n’avait pas réalisé que c’était le même livre. :p

 

 

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6 décembre

Petite blague aujourd’hui, que j’ai entendue en anglais et que je retraduis de mémoire.


Cela se passe aux Etats-Unis, où un visiteur découvre que l’amphi de l’université où il se trouve s’appelle « Amphithéâtre Hemingway ».

— Oh, c’est formidable d’avoir donné le nom d’Ernest Hemingway à cette salle !

— Ah non, là, il s’agit de l’amphi Joshua Hemingway. Rien à voir avec Ernest.

— Ah bon ? Et il écrivait lui aussi ?

— En quelque sorte… Il a rédigé un chèque.

 

😀

PS : je parle beaucoup, forcément, d’Hemingway (Ernest, hein), dans la nouvelle sur La Havane de mon recueil « Villes de légende »… 😉

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7 décembre

 

Mes échecs et mes regrets

 

Sur mon blog, sur les réseaux sociaux, je ne parle en général que de choses positives, parce que je suis convaincue que de voir le verre à moitié plein est ce qui peut le plus inspirer les autres et nous aider à être heureux dans notre vie.

Il n’empêche qu’à force de ne parler que des bons moments, vous avez un peu tendance à me considérer comme une superwoman… 😉 Si si, je vous assure. Et même si j’apprécie vos compliments, ce n’est pas juste vis-à-vis de vous de ne pas vous montrer AUSSI les parties ratées de ma vie…

Il y a ainsi 3 échecs, 3 regrets récents (tous se sont produits en novembre) que je voulais partager avec vous aujourd’hui. Parce qu’à vous, je peux le dire, après tout, si vous êtes ici, c’est que vous m’aimez bien, non ? ♥

 

1. Suite à un Salon où nous avons à peine échangé quelques phrases, une connaissance m’a rayée, sans me prévenir, de la liste de ses contacts et s’est désabonnée de mes newsletters. Bien que je ne sois pas du tout proche de cette personne, ça m’a vraiment minée. C’est la façon dont ça s’est passé, en fait : alors même que j’étais allée à sa rencontre avec bienveillance, voir que j’étais rejetée ainsi, juste parce que je n’ai pas adhéré à son discours, cela m’a vraiment blessée. Je pense que c’est plutôt une bonne chose pour moi car manifestement cette personne était plutôt du genre toxique mais je regrette que cela m’ait autant affectée. Je pensais que j’étais devenue moins hypersensible avec le temps, mais là, ça m’a remise face à ce sentiment déplaisant ressenti dans ma jeunesse, que ce que j’étais, ce n’était « pas assez » pour l’autre et j’ai ruminé cette histoire pendant de nombreux jours. J’espère que le fait de l’exposer ici me permettra de tourner la page. 🙂

 

2. J’ai été déçue de ne pas avoir ajouté plus de mots au compteur de mon tome 3 pendant le mois de novembre alors que j’étais très motivée pour le Nano. Même si je pense que la surcharge de travail, la fatigue et les conditions pratiques étaient devenues telles que je n’avais pas le choix, qu’il fallait que j’abandonne, cela a été très dur de devoir prendre une telle décision alors que l’écriture de Citara 3 est vraiment mon objectif principal pour 2019. J’ai de plus en plus de mal à devoir sacrifier mes heures d’écriture au profit des corrections de copies et des tâches administratives. Je le fais, mais j’en sors terriblement frustrée. Là. Ça va mieux, rien de le dire.

 

3. Il y a quelque chose dont je n’ai peut-être pas assez parlé (ce qui peut expliquer mon échec) mais qui m’a vraiment fait de la peine (et était un peu décourageant), c’est le manque d’intérêt pour mon concours qui visait à offrir 17 livres d’Éclosia à un enseignant pour sa classe. J’ai eu zéro (oui oui, zéro) participation à ce concours et c’est un vrai regret. Si d’ailleurs vous avez des explications, des conseils, un avis, n’hésitez pas à communiquer avec moi à ce sujet car, vraiment, je suis déçue de cet échec… Je pense que je trouverai une autre façon de les offrir, ces livres, probablement de façon plus individuelle, mais c’est dommage. J’avais tellement aimé vivre la première expérience de partage d’Éclosia avec une classe… ♥

 

J’espère ne pas vous avoir démoralisés avec mes jérémiades. Je voulais juste vous montrer que j’étais loin d’être parfaite. 😉

Alors je fais un gros câlin virtuel à tous ceux qui ont échoué à quelque chose récemment et qui pourraient se sentir misérables, nuls, inadéquats. L’important n’est pas ce que vous n’avez pas réussi mais toutes les belles choses que vous allez accomplir ensuite. ♥♥♥

Gros bisous et belle journée.

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8 décembre

Je suis en train de travailler sur ma conférence sur la Fantasy et j’adore cette citation de Tolkien, que j’ai incluse dans ma présentation. ♥
Bonne journée et bon week-end ! 🙂

 

Traduction personnelle : « Bien sûr que la fantasy est une littérature d’évasion. C’est là sa gloire. Après tout, si un soldat est prisonnier de l’ennemi, ne considère-t-on pas que c’est son devoir de s’évader ? » — J.R.R. Tolkien

 

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9 décembre

Comme vous aimez bien les blagues, en voici une trouvée sur le net en anglais et que j’ai un peu retravaillée. 😉


C’est l’histoire d’un écrivain dont les textes n’ont jamais été publiés et qui tombe sur une lampe magique. Il la frotte et un génie apparaît.

— Quel est ton souhait le plus cher ? Parle, et il se réalisera !

L’homme a les yeux qui se mettent à briller :

— Je rêve de devenir un auteur inoubliable.

— Hum. Qu’entends-tu par là ?

— Eh bien, je voudrais écrire des textes que le monde entier lira, des choses qui feront vraiment réagir les gens, qui déclencheront chez eux des sentiments forts, qui les feront hurler, pleurer, frémir de souffrance et de colère.

Le génie réfléchit un peu, hoche la tête et réalise son souhait.

Maintenant, l’homme travaille chez Microsoft et rédige les messages d’erreur destinés aux usagers.

 

😀 😀 😀

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10 décembre

En coulisses, je suis en train de vous préparer plein de choses pour 2019… Je ne vous en dis pas plus aujourd’hui, je voulais juste vous partager une photo, prise par les studios Boyer à Romans-sur-Isère… et qui va servir de base à mon futur logo…
J’ai vraiment hâte de vous dévoiler celui-ci, il devrait figurer dans le calendrier d’ici quelques jours, mais en attendant, voici donc l’une de mes photos préférées de ce shooting. J’espère que vous l’aimerez aussi.

 

calendrier avent 2018

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11 décembre

Je ne vous cache pas que j’ai eu du mal à trouver quelque chose d’intéressant à vous raconter aujourd’hui… 😉

Je ne sais d’ailleurs pas si vous trouverez cela passionnant, mais je tiens à vous dire que j’ai pris de trrèèèèèèès bonnes résolutions pour 2019. Mieux, que ça, j’ai déjà commencé à les appliquer.

Alors voilà, l’une des choses sur lesquelles je désire vraiment travailler c’est ma routine matinale et notamment la non-consultation de mon téléphone. Malgré moi, le plus souvent le matin, je saute sur mon téléphone à peine levée. Et je sais que ce n’est pas bon pour moi à plein d’égards :

  • dès le réveil, je suis dans la vitesse, le stress que procure la consultation de mes notifications ;
  • je me rajoute des choses à faire avant même d’avoir pris mon petit-déjeuner ;
  • le temps passé sur mon téléphone l’est au détriment d’autres activités, beaucoup plus agréables et relaxantes  (communiquer avec mes proches, faire de la méditation, lire, vérifier ma journée dans mon bullet journal…) ;
  • je dois souvent me précipiter pour finir de me préparer car j’ai passé plus de temps que prévu sur mon téléphone, donc je débute la journée avec de l’énervement, voire du retard.

Ça vous arrive aussi ?

Si oui, rejoignez-moi pour le challenge #MatinZen sur les réseaux sociaux… mais pas trop tôt, hein ! 😉

 

 

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12 décembre

Comme la semaine dernière, vu que nous sommes un mercredi, voici une petite anecdote liée à des enfants.

Lors du marché de Noël de Livron, j’ai dédicacé Petit-Pierre à une petite fille qui m’a marquée par sa présence : Manon. Comme son père était « encombré » d’un paquet de confiseries au chocolat, je me suis bien volontiers — vous connaissez mon altruisme… et peut-être aussi ma gourmandise… 😀 — proposée pour l’en « débarrasser ». Manon m’a alors fait les gros yeux car en fait c’étaient ses confiseries que je voulais manger…

Pendant que je lui dédicaçais son exemplaire, je l’ai taquinée en me plaignant d' »un état de faiblesse terrible », d' »un manque de sucre évident »… et lorsque j’ai relevé la tête en rigolant… elle était en train de choisir laquelle elle voulait bien me donner.

C’est pas chou, ça ??? Bien sûr, je vous rassure, j’ai refusé !

En tout cas, c’était tellement adorable que ça méritait bien de figurer dans le calendrier de l’avent ! ♥

 

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13 décembre

Et voilààààààààà ! Certains l’attendaient avec impatience, vu que je l’avais teasé sur Facebook, mon nouveau logo est arrivé !
J’espère que vous l’aimerez, il y a eu un paquet de moutures avant celle-ci !! D’ailleurs, sur ma page Facebook, j’ai réalisé un montage vidéo de tous ces essais, qui sera publié à midi aujourd’hui.

Rappel du cahier des charges :

On est donc parti de la photo que je vous ai montrée dans le calendrier de l’avent le 10 décembre ; il fallait que le logo contienne les éléments suivants :

  • moi en train de donner une conférence ;
  • du violet pour l’imagination ;
  • du rose pour le côté féminin, chaleureux et fantaisie ;
  • un livre ;
  • des étoiles.

Je pense que Samir y est bien arrivé, en tout cas, moi, je suis ravie. ♥

N’hésitez pas à cliquer sur l’image pour l’afficher dans une nouvelle fenêtre (sans la neige qui tombe dessus…)

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Je devrais faire de petits travaux de redécoration sur le blog pendant les vacances de Noël… 😉 D’ici là, je laisse l’ancien en place.