5 raisons pour lesquelles j’utilise Scrivener

Cette semaine, j’ai posté sur les réseaux sociaux cette capture d’écran de mon manuscrit tout prêt à être corrigé.

Scrivener

manuscrit prêt pour la V5 dans Scrivener

 

Sur Twitter, on m’a demandé de quel logiciel il s’agissait et lorsque j’ai voulu pointer la personne sur l’article concernant Scrivener sur mon blog, j’ai réalisé que je n’avais jamais écrit celui-ci… Pourtant, mes abonnés, eux, connaissent bien mon enthousiasme pour ce logiciel, puisque j’ai rédigé à leur intention un pdf d’astuces pratiques pour bien utiliser l’interface (lien en bas de l’article).

Mais avant de savoir comment rentabiliser au mieux l’outil, il me semble nécessaire de présenter l’intérêt que j’y trouve.

 

Les inconvénients de Word

Avant, j’utilisais Word pour écrire mes textes.

Mais ça, c’était avant…

Un jour, je me suis retrouvée à devoir chercher un bout de texte dans mon pavé de 356 pages Word. Déjà, il m’a fallu attendre que le document se lance (et comme il était lourd, ça a pris plusieurs minutes). Puis, j’ai scrollé de haut en bas pour retrouver le bon endroit et, là encore, j’ai passé du temps à retrouver ce que je cherchais. Les allers-retours dans le document étaient peu pratiques et lorsque j’éditais mon manuscrit, parfois en coupant une scène entière, je devais coller celle-ci dans un autre document « au cas où », finalement, j’aurais des remords. Et puis, bien sûr, il y a eu cette fois où je n’ai pas eu le temps de sauvegarder mon document avant que l’ordinateur ne s’éteigne sauvagement… et où j’ai crisé avant de découvrir que, ouf, une version récente de mon texte avait bien été sauvegardée, même si les dernières phrases avaient été perdues.

Bref, il était temps pour moi de me mettre en quête d’un outil plus pratique pour l’écriture de mes romans. Lorsque j’écris une nouvelle, par contre, je la travaille directement dans Word : non seulement parce que je maîtrise bien l’outil et qu’il est déjà probablement ouvert sur mon ordinateur, mais aussi parce qu’au final, il faudra que je l’envoie dans ce format (aux bêta-lecteurs ou à l’Indépanda par exemple 😉 ). J’ai essayé d’utiliser Open Office, qui est gratuit, mais je le trouve tellement peu intuitif et agréable que j’ai vite abandonné l’idée de m’en servir.

Donc maintenant, pour les gros projets, c’est sur Scrivener que je travaille et ça a, vraiment, simplifié ma façon d’écrire un roman.

 

Les limites de Scrivener

Allez, je me débarrasse tout de suite de ce qui ne marche pas sur Scrivener, pour pouvoir ensuite passer à ce qui m’intéresse.

  • Scrivener pour Windows n’intègre pas Antidote. Grrrrrrr. C’est, clairement, pour moi le plus gros handicap. Vous me direz, il n’y a qu’à être sous Mac… [Je ne vous cache pas que depuis que Lionel Davoust est devenu adepte et me nargue à coup d’articles aux titres malins, j’y pense de plus en plus. Mais le budget et la prise en main nécessaires m’empêchent pour l’instant de passer à l’acte.]
  • Scrivener n’est pas d’un abord facile. La première fois que j’ai ouvert le fichier… je l’ai refermé très vite en ayant le sentiment de n’y rien comprendre. À mon deuxième essai, j’ai réussi à perdre des infos très importantes dans mon synopsis en « copiant-collant » des scènes (mauvaise idée). J’ai fini par m’inscrire à une formation « Learn Scrivener Fast« , que je vous recommande si vous maîtrisez l’anglais (lien affilié) et souhaitez tout maîtriser de Scrivener. Le premier niveau de cours est à 127 $, le 2ème à 197 $ et il est, à mon avis, inutile de viser le 3ème palier, bien plus cher. C’est grâce à cette formation que je suis maintenant aussi à l’aise avec le logiciel : dès que j’ai une question, je vais voir la vidéo correspondante. Mais entre cet article et mon pdf d’astuces, sans oublier le tutoriel de Scrivener, vous devriez vous sentir à l’aise avec toutes les fonctionnalités de base du logiciel.
  • Si vous voulez communiquer avec vos interlocuteurs à propos de votre fichier, il vous faudra de toute façon revenir à votre traitement de texte. Et, là encore, il vous faudra passer un peu de temps si vous voulez éviter que le logiciel ne vous mette tout ça dans un affreux formatage type machine à écrire avec la police « courrier »… De toute façon, sur le plan de la « mise en forme », ce n’est pas là où Scrivener est le plus efficace, je trouve, et comme j’ai de beaux « templates » de Joel Friedlander pour mon livre papier, je ne me sers pas de cette fonctionnalité, je récupère juste le texte brut compilé par Scrivener. Mais je sais que d’autres auteurs transforment directement leur manuscrit en ebook pour Kindle via Scrivener alors il est possible que je me lance cette année. 😉

 

Les atouts de Scrivener

1. Il est beau

Eh oui, c’est un argument important en ce qui me concerne… J’aime la présentation de mes scènes ou chapitres façon « tableau de liège », avec ses petites punaises et filigranes paramétrables.

Scrivener

Tableau de liège chapitres tome 1

Écrire est une activité parfois difficile, voire rebutante lorsqu’on a une scène qu’on n’arrive pas à écrire comme on le souhaiterait, alors ouvrir le logiciel avec plaisir, c’est un atout certain.

 

2. Il permet de découper son travail en scènes

Pour moi qui suis une véritable « architecte » en ce qui concerne l’écriture (c’est-à-dire que je conçois toute l’ossature de mon histoire avant même d’écrire les premières lignes, par opposition aux « jardiniers » qui écrivent une scène et se laissent porter par les décisions des personnages), c’est une fonctionnalité ultra pratique.

Vous allez me dire « mais alors, si je suis un auteur « jardinier », ça ne va pas m’intéresser, ton logiciel ».

Si. Personne n’est uniquement architecte ou jardinier, et il est toujours utile de savoir où vous en êtes dans votre histoire. Voire d’intervertir l’ordre de certaines scènes : Scrivener vous permet de faire cela en quelques clics.

Je vous mets en exemple une capture d’écran de mon tome 2 car le tome 1 ayant été initialement écrit sous Word, lorsque je l’ai finalement passé dans Scrivener, j’ai uniquement travaillé par chapitre.

Scrivener

Division en scènes du manuscrit du tome 2

Regardez à gauche l’encadrement orange : chaque chapitre est découpé en scènes. J’ai résumé en un mot ou une phrase ce qui est présenté dans la scène. Du coup, je navigue très facilement d’une scène à l’autre, même si elles ne sont pas successives.

En outre, le 2ème encadré orange, celui qui est à droite correspond à la « fiche synopsis » concernant la scène. J’y mets ce que je veux y voir figurer, des rappels importants, mais aussi des questionnements… Je peux choisir d’avoir cette fiche visible ou pas lorsque je tape mon texte.

 

3. Il permet d’avoir plusieurs écrans visibles en même temps

On l’a vu dans les captures précédentes, mais je vous en rajoute une autre qui vous montre comment je procède actuellement : j’ai copié-collé les réflexions générales sur les chapitres de mes super bêta-lecteurs dans les « notes du document » (en bas à droite) et ça me permet d’avoir constamment sous les yeux ces remarques, comme celles du synopsis, et cela sans avoir à ouvrir un autre document (même si, j’avoue, j’ai tout de même les documents Word avec leurs remarques précises au fil du texte ouverts dans mon explorateur, en parallèle).

Scrivener

travail de correction avec les remarques de mes bêta lecteurs sous les yeux

 

J’aime cette dimension en profondeur, l’idée de voir où j’en suis dans mon histoire sans oublier des points importants.

 

4. Il conserve TOUT dans le même fichier

J’aime également tout avoir sous la main concernant mon projet : mes recherches, les scènes coupées, les fiches personnages, le lexique…

Scrivener

Mon dossier « Recherches » pour le tome 2 de Citara (la partie sur la bibliothèque)

Scrivener, c’est une sorte de grand classeur / fourre-tout informatique : dès que vous faites des recherches, vous pouvez les glisser dans votre « binder » (votre classeur) et hop, tout est facilement accessible, directement de l’interface.

Pour mon tome 2, j’ai ainsi la liste des personnages par ordre d’apparition, des éléments-clés de mon univers comme le découpage du temps, des scènes provisoirement coupées…

 

5. Votre texte est sauvegardé en permanence

Cela n’a l’air de rien, mais je crois que c’est l’une des meilleures fonctionnalités de Scrivener. Sans que vous n’ayez rien à faire, votre texte est sauvegardé, toutes les 2 secondes. Je ne peux pas vous mettre de capture d’écran car vous ne le voyez pas, c’est au-to-ma-ti-que, je vous dis !

Par ailleurs, une fonctionnalité que je n’utilise pas, personnellement, mais qui peut vous intéresser, c’est le « snapshot » : vous pouvez prendre une « photo » d’une scène, c’est-à-dire la conserver en mémoire et la garder sous les yeux pendant que vous travaillez sur sa réécriture.

Enfin, lorsque vous décidez de fermer le projet, un backup est automatiquement enclenché, qui conserve une version compressée de votre document.

Et voilà, vous savez tout le bien que je pense de ce logiciel !

Et encore, je ne vous ai pas parlé de son prix : 40 $ seulement sur le site de Literature and Latte (ceci n’est PAS un lien partenaire).

Vous pouvez également obtenir Scrivener à moitié prix si vous faites partie des gagnants du NaNoWriMo (et figurez-vous qu’en avril, il y a le Camp Nano qui reprend et je trouve que c’est encore plus sympathique et motivant que le Nano). Il y a aussi une façon d’économiser 5 $ sur votre logiciel, c’est d’être un professionnel de l’éducation… 😉

Enfin, la bonne nouvelle c’est que vous pouvez paramétrer l’interface pour qu’elle soit en français, ce qui vous change des logiciels que je vous recommande habituellement, avouez !

 

J’espère vous avoir donné envie d’utiliser Scrivener, d’autant qu’il y a une version avec 30 jours d’essais gratuits sur le site de Literature and Latte… Attention, toutefois, il faut jouer le jeu lors de l’installation et vraiment faire le tutoriel qui va avec ! Sinon, vous serez un peu perdu devant cette interface aussi riche, qui ne devient vraiment efficace que lorsque vous la personnalisez à votre goût.

Pour aider mes abonnés à « À vous de jouer ! », ma newsletter sur l’autoédition, j’ai écrit un pdf de 24 pages de conseils pratiques dont voici le sommaire :

  • 0 – Présentation de l’interface
  • 1 – Personnalisation des barres d’outils
  • 2 – L’ajout de scènes et de chapitres
  • 3 – Les fiches ou « index cards »
  • 4 – Les notes de projet
  • 5 – Les objectifs
  • 6 – Le mode plein écran
  • 7 – L’importation de textes et la répartition en parties
  • 8 – L’affichage des fenêtres de travail (passer du mode horizontal au vertical)
  • 9 – Les collections
  • 10 – Le mode « machine à écrire » (ma fonctionnalité chouchou… ♥)

Si cela vous intéresse, il vous suffit d’aller sur la page réservée aux abonnés, d’entrer le mot de passe et de télécharger ce document.

 

Par ailleurs, je vous conseille également de vous rendre sur le blog de Gaelle Kermen qui a compilé tout un répertoire d’articles sur Scrivener et a même écrit un livre sur le sujet.

 

Alors, tenté ou pas ? Déjà converti / adepte / aficionado ? Encore hésitant ou préférant une autre interface ? Dites-moi tout ! 🙂

 

 

 

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