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Auteurs, ne mendiez pas des lecteurs !

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J’ai bien conscience que mon titre peut choquer, mais il traduit parfaitement l’agacement qui est le mien devant certaines pratiques qui ont cours aujourd’hui.

Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis fait la réflexion que l’auteur se sabordait lui-même avec sa promotion sauvage… Lorsque l’intrusion me concerne directement, j’y réponds parfois en offrant le pdf que j’ai rédigé à ce sujet pour mes abonnés à ma liste de diffusion sur l’autoédition : « Comment faire sa promo sans spammer ses contacts ».

Mais il arrive souvent que l’auteur se vexe, ne voyant même pas où est le problème. D’où l’idée de cet article pour essayer d’aider les auteurs à vendre leurs livres sans recourir à des techniques que, personnellement, je réprouve.

 

Le dilemme de l’auteur autoédité

Certes, l’autoédition nous permet de publier des textes qui autrement auraient attendu des années avant d’être sélectionnés par une maison d’édition, voire n’auraient jamais vu le jour. Pas parce qu’ils n’étaient pas bons, ces textes, mais parce qu’ils n’étaient pas au bon endroit (écart entre la ligne éditoriale de la maison d’édition et le contenu de notre manuscrit) au bon moment (problème de compatibilité entre le calendrier d’édition de la ME et la réception de notre manuscrit).

L’auteur a donc, pour les raisons qui étaient les siennes, sorti lui-même son œuvre. Il en est, et c’est légitime, fier.

Car ne vous leurrez pas, amis lecteurs, même le plus mauvais des livres que vous avez lus est la somme d’heures incalculables passées dessus. Des heures à y penser, des heures à l’écrire, à le réécrire, à le corriger. Auxquelles il faut rajouter le temps demandé par l’autoédition de l’objet-livre : la mise en forme (plus chronophage que ça, tu meurs), la mise en ligne, la mise en avant…

Même si, pour des raisons de genre, de style, de sujet, d’intrigue, certains lecteurs pourront détester l’ouvrage en question, l’auteur a donc tout de même de quoi être fier du travail accompli. Il pense que c’est un livre qui peut plaire aux lecteurs. Non, il ne le pense pas, il en est convaincu. La preuve, il lui plaît, à lui, alors il n’y a pas de raison : il y a bien des gens avec des intérêts similaires quelque part !

Or, le « talon d’Achille » de l’autoédition, c’est le manque de visibilité. Vous n’êtes qu’un grain de sable sur une plage, où l’on trouve par ailleurs de beaux galets et de lumineux coquillages. Qui va vous remarquer ?

Et c’est là que certains font de mauvais choix…

 

Ce qu’il ne faut PAS faire

Devant l’indifférence générale que semble susciter la sortie de son livre, frustré de voir celui-ci loin des feux des projecteurs, l’auteur autoédité (notamment débutant) peut être tenté d’agir de façon désespérée…

 

Mauvaise tactique n° 1 : se tourner vers ses amis et sa famille

Votre entourage est là pour vous soutenir dans votre aventure, pour vous encourager. Mais n’y cherchez pas des lecteurs. Déjà, parce que les relations d’amitié s’accommodent mal d’attentes financières. Même si un livre n’est pas non plus une dépense considérable, certains de vos interlocuteurs, même proches, pourraient considérer votre publication comme une obligation : « Je vais devoir le lui acheter, son bouquin, je n’ai pas le choix ». Or, vous ne voulez pas imposer votre livre, n’est-ce pas ? Vous voulez qu’on l’aime pour lui-même… ♥

Pire encore, du moins à mon avis, sont les achats de complaisance, du genre : « le pauvre, je vais le lui prendre, ça sera toujours ça ». Or, vous n’êtes pas à plaindre, non plus, vous espérez juste procurer des émotions à des lecteurs avec votre ouvrage.

Enfin, il y aura toujours, même parmi les gens qui vous sont proches, des personnes qui ne lisent pas le genre de livres que vous écrivez. Ce n’est pas grave, ça ne veut pas dire qu’ils vous aiment moins ou que vous devez leur tenir rigueur de ne pas s’extasier sur votre chef-d’œuvre… Les goûts et les couleurs…

Bref, évitez de considérer vos connaissances comme vos futurs lecteurs. Certains le seront peut-être mais considérez cela comme un bonus, non comme une attente.

NB : je suis d’autant plus consciente de la facilité qu’il y a à tomber dans ce piège que j’ai moi-même commis cette erreur à mes débuts… 😉

 

Mauvaise tactique n° 2 : faire de la publicité « sauvage » sur les réseaux sociaux

Je ne compte plus sur le nombre de fois où je me suis retrouvée dans la situation suivante : recevoir une invitation « d’amitié » sur Facebook, ne pas connaître la personne, voir qu’il y a au moins (dans mon cas) une quarantaine d’amis communs dont certains que je connais « dans la vraie vie », accepter l’invitation… et voir débouler dans la foulée message privé (au mieux) ou publication sur mon mur (au pire) annonçant le dernier ouvrage de l’auteur avec qui je suis devenue « amie ».

Euhhhhhhhhhhhhhh, vous vous comportez vraiment comme ça avec des gens que vous venez de rencontrer, vous ? 😮 Le plus souvent, vous prenez le temps de faire connaissance avec votre interlocuteur, avant de parler de vous, non ?

Là, il n’y a aucun échange « préparatoire ». Pas un « bonjour », pas un like sur vos posts, et je ne parle même pas de commentaires ou de retweets. Toutes ces interactions qui sont pourtant attendues de nos « amis » sur les réseaux sociaux.

Cela témoigne d’un réel égocentrisme, selon moi. Les personnes qui procèdent ainsi montrent non seulement qu’elles ne sont absolument pas intéressées par l’actualité de ceux qu’elles ont pourtant approchés, mais en plus, attendent justement d’eux qu’ils manifestent de l’intérêt à leur encontre. Inutile de vous dire qu’en ce qui me concerne, ces personnes sont immédiatement rayées de ma liste d’amis Facebook.

Les réseaux sociaux peuvent vous aider à promouvoir vos livres, nous le verrons plus loin, mais pas de cette façon.

 

Mauvaise tactique n° 3 : démarcher les autres auteurs

Cette tactique est assez proche de la n° 2 mais n’a pas uniquement cours sur les réseaux sociaux. En Salon, il m’est souvent arrivé de me retrouver la cible d’un auteur en quête de lecteurs, que ce soit parmi les autres exposants ou les visiteurs… (Je me souviens d’un Salon où mon voisin me lisait, dès qu’il me voyait inoccupée, des extraits de ses propres livres… Aaargh…)

Une autrice à qui je faisais la réflexion qu’il était maladroit de faire de la promotion auprès de ses confrères m’a répliqué vertement « Pourquoi ? Vous ne lisez personne d’autre que vous ? » Bien sûr que si. Mais du fait que je côtoie beaucoup d’auteurs, justement, ma PAL est encore plus gigantesque que celle d’un lecteur lambda : s’y trouvent des titres que j’attends de lire depuis des lustres et que je n’arrive pas à lire parce que d’autres ouvrages ne cessent de s’ajouter. Alors, il est très peu probable que je rajoute à cette haute pile l’ouvrage d’un auteur que je ne connais pas du tout.

Je ne dis pas que vous ne trouverez pas d’auteurs parmi vos lecteurs mais attendez qu’ils viennent d’eux-mêmes vers vous, plutôt que d’aller les chercher : ils ont assez de livres à lire et à mettre en avant eux-mêmes…

 

Mauvaise tactique n° 4 : trop automatiser sa démarche

Je suis une adepte des processus automatisés afin de gagner du temps. Je n’écris pas personnellement à chaque nouvel abonné à ma newsletter : j’ai MailChimp qui se charge d’envoyer la série de mails que j’ai prévue pour cela.

Il n’empêche que j’ai essayé de personnaliser mes messages le plus possible, pour qu’ils ne soient pas trop impersonnels.

Et surtout, je n’accueille pas tous les « petits nouveaux » avec une publicité sur mes livres publiés.

Récemment, je me suis par erreur réabonnée à un compte Twitter que j’avais cessé de suivre car il ne m’intéressait pas et j’ai aussitôt reçu en privé exactement la même série de messages publicitaires (des liens vers les sites d’achat de ses publications) que j’avais reçus la première fois. Ce côté « automatique » m’a dérangée, même si j’en reconnais la praticité. Je n’ai pas été touchée par cet auteur, car il n’avait même pas fait l’effort de me saluer par mon prénom ou de commenter mon inscription. Je me suis désabonnée dans la foulée…

 

Ces façons de faire (et je suis sûre que je n’ai pas été exhaustive) s’apparentent, pour moi, à de la mendicité. Chaque fois que je suis « alpaguée » ainsi, j’éprouve plusieurs sentiments envers l’auteur qui essaie de me refourguer son ouvrage : de l’agacement et de la pitié. Je suis frustrée d’être considérée d’emblée comme une « cliente potentielle » et je n’ai aucune envie de lire l’ouvrage ainsi jeté dans ma figure sans que je n’aie rien demandé… En outre, je ne peux m’empêcher de me dire « punaise, il faut qu’il soit sacrément mauvais, son livre, pour qu’il/elle en soit réduit à faire sa promo ainsi« .

J’ai peut-être tort. Je suis sûrement excessive dans ce jugement. Mais c’est parce que je pense qu’il y a tellement mieux à faire pour trouver ses lecteurs…

C’est pour cela que j’ai écrit cet article. Afin de ne pas rester dans la réprobation, mais de proposer des pistes pour aider ces auteurs à s’adresser aux BONNES personnes. Voici donc quelques suggestions pour trouver ses lecteurs…

 

Où trouver ses lecteurs

Technique n° 1 : les sites autour de votre livre

Votre livre parle sûrement de sujets, de lieux ou de personnages autour desquels des forums, blogs et sites ont été créés. Je ne vous conseille pas d’aller directement y faire de la publicité, mais de devenir membre actif de ces espaces dédiés aux thématiques présentes dans votre livre. Cela ne devrait pas être trop désagréable car a priori le sujet vous a suffisamment intéressé pour que vous écriviez tout un ouvrage dessus… Vous pouvez donner des conseils, apporter votre témoignage, poster des photos. Petit à petit, vous serez identifié comme un expert sur le sujet et il sera alors temps de mentionner que vous avez écrit un livre à ce propos.

Il est, par ailleurs, très intéressant de se rendre sur ce genre de sites en amont, pendant l’écriture, pour y chercher, par exemple, des informations complémentaires ou du soutien psychologique. Dire que l’on écrit un livre sur le sujet entraîne souvent beaucoup de sympathie (d’autant que vous serez dans un lieu où les membres seront forcément intéressés par les thématiques abordées) et l’étape de la publication est généralement saluée avec enthousiasme par la communauté qui vous aura suivi.

 

Technique n° 2 : les recherches ciblées

Bon, cela marche essentiellement sur Twitter et Pinterest, beaucoup moins sur Facebook.

Vous connaissez sûrement le hashtag, ce symbole que l’on met devant un mot-clef : #. Pour trouver des tweets directement dans le sujet qui vous concerne, tapez le # suivi d’un mot essentiel à votre histoire : par exemple, dans mon cas #Ecosse ou #Grèce. Et, bam ! Vous arrivez sur des fils de discussions entièrement dédiés à votre sujet. Là encore, n’arrivez pas avec vos gros sabots en disant : « voici mon livreuh ! » Mais likez, partagez, répondez aux tweets intéressants, abonnez-vous aux profils de Tweetos que vous aimeriez avoir parmi vos lecteurs et vous allez être surpris des retours positifs que vous aurez. Forcément, vous n’embêterez personne avec vos histoires, puisque ce sont des personnes intéressées par le sujet.

Je suis encore novice sur Pinterest, mais réalise de plus en plus le potentiel de cette plate-forme pour un auteur : grâce à des images (vos couvertures de livres, vos recherches sur le sujet, vos illustrations d’articles de blog), vous pouvez amener plein de personnes à vous. Enfin, sur votre site internet. Mais c’est déjà pas mal, non ? En tout cas, ce n’est plus vous qui allez démarcher des personnes, ce sont des personnes qui viennent à vous, attirées par une image. C’est plutôt positif, vous ne trouvez pas ?

 

Technique n° 3 : le bouche-à-oreille

Certes, je ne dis pas que ce n’est pas à vous de faire le « bouche-à-oreille » sur votre livre : n’allez surtout pas commenter vos titres anonymement ou mettre en avant vos histoires sous couvert d’une autre identité.

Non, déjà, écrivez un super bon livre. Consacrez-lui le temps nécessaire afin qu’il suscite l’enthousiasme chez vos bêta-lecteurs. Ces derniers seront vos premiers commentateurs, les premiers à assurer le bouche-à-oreille.

Ensuite viennent les commentaires sur Amazon : n’hésitez pas à les diffuser largement sur les réseaux sociaux. « Ce livre est génial ! » a plus de crédibilité si ce n’est pas vous qui le dites mais si vous citez un acheteur sur Amazon ou un lecteur sur Booknode. 😉

Vous pouvez également vous renseigner sur les blogueurs qui ont mis en place des partenariats avec les auteurs indépendants : une fois que vous vous serez assuré que la fréquence de leurs articles, leur style d’évaluation, le rythme de lecture vous conviennent bien, contactez-les pour savoir s’ils souhaitent recevoir une copie numérique de votre livre. Et assurez-vous de bien partager toute chronique spontanée faite sur votre livre en remerciant son auteur.

 

Technique n° 4 : les Salons du livre

Vous le savez, j’adore les Salons du livre (je pense que c’est la catégorie la plus fournie de ce blog 😉 ) et je trouve que c’est un moyen formidable de rencontrer de nouveaux lecteurs. Encore faut-il savoir comment les aborder et ne pas se jeter directement sur les visiteurs en leur fourguant votre livre entre les mains et en leur disant qu’il est fait pour eux… 😉

J’ai un article en préparation sur ce sujet, mais il n’est pas pour tout de suite. En attendant, je vous invite à aller lire l’article invité que j’ai écrit sur le blog d’Anaïs W. sur les 10 commandements de l’auteur à son premier Salon. 😉

Mais ce qui nous intéresse ici, c’est, encore une fois, de rechercher l’alchimie entre le lecteur et vous. Vous voulez éviter les « erreurs de casting » : un visiteur qui achètera votre livre sur l’impulsion du moment, mais qui ne l’appréciera pas du tout ou ne l’ouvrira même pas. En étudiant les attitudes de votre interlocuteur, vous pouvez facilement voir s’il s’agit de votre public cible ou pas. Moi, si je prononce le mot « Écosse » et « elfes » et que je vois les yeux de mon interlocuteur qui se mettent à briller, je sais que mon livre est fait pour lui. 😉

 

Technique n° 5 : les publicités Facebook

Je sais bien que je vous ai déconseillé de faire de la publicité auprès de votre entourage ou de vos connaissances facebookiennes (surtout auprès de nouveaux « amis »), mais là, je vous parle de tout autre chose : utiliser de vraies publicités pour séduire un public qui appartient à votre lectorat cible.

En effet, Facebook va vous permettre de ne diffuser vos publicités qu’à des personnes susceptibles d’être intéressées au lieu de démarcher de parfaits inconnus : vos chances de réussite seront bien plus élevées ainsi.

Le coût est, pour l’instant, minime, en regard des publicités diffusées dans les médias traditionnels. Il y a certes des pièges à éviter et l’ensemble peut paraître complexe, mais vous avez de la chance, j’ai publié toute une série d’articles où je vous guide pas à pas dans ce processus. Voici le lien vers le premier de la série. Personnellement, avec un budget de 60 €, j’ai eu de très bons résultats.

 

Technique n° 6 : votre liste de diffusion

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais j’ai ordonné mes conseils du moins vital au plus important. On en arrive à ce que je considère l’une des clés de voûte du système, sa liste de diffusion. Votre but, là encore, n’est pas de chercher un grand nombre d’abonnés aléatoires, mais que ces derniers soient fidèles et sincèrement fans de vos écrits.

Moi, je considère chaque inscrit sur mes listes comme un membre de ma tribu. Je lui suis reconnaissante de son intérêt pour mes histoires et je le chouchoute autant que possible.

En échange, lorsque je publie un livre ou lorsque je participe à un concours, je sais que je peux compter sur la plupart de ma « fan-base » pour soutenir mes efforts et répondre présente aux grands moments de ma vie d’auteur. Et, franchement, je n’échangerais pas mes 350 abonnés à mes newsletters contre mes 604 amis Facebook ou mes 450 abonnés Twitter (bon, ok, certains figurent sur les quatre listes ! Ce sont les fans de chez fans… :p )

promotion - listes Mailchimp

Mes listes Mailchimp au 22 janvier 2017

 

Si vous aussi vous voulez rejoindre la tribu (si vous avez tout lu jusque là et que vous appréciez cet article, pas de doute, c’est que vous y avez votre place… 😉 ) voici comment faire : choisissez votre newsletter mensuelle entre celle sur les coulisses de ma vie d’auteur ou celle qui vous donnera des conseils en autoédition. Merci et à tout de suite avec vos cadeaux de bienvenue ! ♥

 

Technique n° 7 : vos livres

Je vous l’ai dit, on va du moins important à l’essentiel : pour moi, chacun de vos livres est la meilleure promotion que vous pourrez faire aux autres.

Pour cela, glissez à la fin de votre ouvrage non seulement votre bibliographie mais aussi et surtout un extrait de l’un de vos autres titres. Pas nécessairement le dernier paru, d’ailleurs… Par exemple, à la fin d' »Éclosia ou l’Écosse des légendes« , j’ai mis un extrait de la nouvelle « Édimbourg » qui se trouve dans « Villes de légende ». Ainsi, les lecteurs enchaînent naturellement sur une autre lecture plaisir dans le même thème… 😉

À la fin de « Kassandra et la Grèce des légendes« , je glisserai un extrait de Citara, lorsqu’il sera paru, car je trouve que les deux ont en commun l’attrait pour les créatures fantastiques et les aventures héroïques… 😉

Même si vos livres abordent des sujets très différents, je suis sûre que vous pourrez trouver des scènes qui ont des points communs entre elles.

 

Technique n° 8 : être patient

Ce n’est pas vraiment une technique. C’est une nécessité.

Vous vous éviterez beaucoup de tourments et de stress si vous ne cherchez pas à avoir un maximum de lecteurs en un minimum de temps et vous épargnerez ceux qui se seraient trouvés sur le passage d’un espèce de rouleau compresseur promotionnel autrement.

Écrire est une activité lente et fastidieuse. Se faire connaître du grand public aussi.

Moi j’ai commencé à être publiée en 2012, ai démarré l’autoédition en 2014… et je commence, quatre ans et quatre publications plus tard, à être satisfaite de mes chiffres de vente. Non pas que je puisse encore vivre de l’écriture, mais j’ai des ventes tous les jours de l’un ou l’autre de mes livres et sans que je fasse d’actions particulières en plus.

 

C’est ce que je vous souhaite, chers amis auteurs.

D’être lus, d’être aimés, sans perdre votre âme dans le processus.

J’espère que cet article vous y aura aidé. 😉

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71 Commentaires sur "Auteurs, ne mendiez pas des lecteurs !"

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Marièke
Invité
Marièke

Tu as oublié l’auteur auto-édité qui lit ton blog et qui t’envoie un lien de son roman dans les commentaires de ton blog, ou dans un mail. 🙂
Blague à part, je trouve super important de rappeler tout ça tant ces auteurs se desservent en agissant ainsi. La publicité, c’est comme tout : il ne faudrait pas faire aux autres ce que l’on apprécie pas soi-même.

Marièke
Invité
Marièke

Je passe régulièrement sur ton blog à vrai dire 😉 J’aime beaucoup ce que tu fais aussi ! (Je n’ai juste pas le réflexe de commenter… c’est bête car j’adore quand on commente mes articles ^^’)

Hope Misterior
Invité
Hope Misterior

Super article ! C’est facile de tomber dans ces pièges tout en ayant les meilleures intentions du monde

Colcoriane
Invité
Colcoriane

Très intéressant ! Je prends note pour le jour (lointain) où j’éditerai ma série 🙂
Ceci dit, il y a certaines idées qui sont valables dans d’autres domaines, comme la promotion de son site ou blog. Et tu renouvelles mon interrogation sur la pertinence de créer une newsletter sur mon blog…

Colcoriane
Invité
Colcoriane

Le truc c’est qu’il faut savoir quoi raconter dans la newsletter ^^ autrement, c’est Oniris que j’ai envie d’autoediter. C’est une série numérique, je pense que le format s’y prête pas mal pour une autoedition d’abord numérique, puis papier avec « l’intégrale » de chaque saison. Mais j’ai encore le temps de voir, il faut déjà l’écrire…

Colcoriane
Invité
Colcoriane

Du coup, j’ai créé un compte mailchimp et commencé à bidouiller les templates pour comprendre comment ça marche ^^ ça viendra peut-être plus vite que je ne pensais…

Nora TaoReader
Invité
Nora TaoReader

Amen !!!

Nora TaoReader
Invité
Nora TaoReader

J’espère que de nombreux auteurs vont lire cet article, et prendre bonne note!!! Tu as tout parfaitement résumé!!!

Yannick A. R. FRADIN
Invité
Yannick A. R. FRADIN

Bonjour Nathalie et merci pour cet intéressant article 🙂
On commet tous des erreurs. Le tout, c’est d’apprendre à ne pas les répéter et d’en tirer des conclusions utiles !
Les retours d’expérience comme celui-ci sont du pain béni, notamment pour les auteurs « débutants ».
Merci de partager cela avec tes abonnés.

ghaan
Invité
ghaan

Super article! Merci bien pour ces conseils. Je n’ai jamais rien fait des mauvais conseils mais j’ai jamais fait les bons non plus et les pubs facebook ont toujours été de l’argent jeté par les fenetres oO
Pour ma part, j’ai décidé de faire d’une pierre trois coup.
Depuis 6 mois je n’écris que des nouvelles pour des concours et AT, ainsi:
– Je teste des méthodes et progresse
– si je réussis ca m’aide a me faire connaitre
– dans les deux cas, au bout de quatre ou cinq cela permet de faire un livret qu’on propose gratuit contre inscription a la newsletter 😉 tu connais
Bref, je sors mon recueil bientot je te dirais ca marche!

Loli Artésia
Invité
Loli Artésia

Super article ! Il est vrai que ce sont des pièges vers lesquels on peut tendre facilement (bien qu’en ce qui me concerne, ce serait plutôt le contraire : pas assez de promo)
Je retiens particulièrement la technique 7 de l’extrait de roman : je n’y avais jamais pensé mais je le mettrai en pratique, merci !

Séverine
Invité
Séverine

Sur facebook, il y a un mec qui commence à m’agacer car il met systématiquement en commentaire son bouquin même si cela n’a rien à voir avec mon article. Ce qui m’agace aussi, ce sont les auteurs qui ne postent que pour faire de la pub, il n’y a rien d’autres que ça. Je ne suis surement pas un modèle, je ne sais pas si ce que je fais plait, mais je partage des écrits gratuits. Quand on me lit sur le net, ce n’est pas que pour acheter mes livres.

Séverine
Invité
Séverine

Je ne parlais pas de cadeaux, juste ce que j’écris sur mon blog et que je publie tous les jours, je le partage sur les réseaux sociaux, du coup, c’est un texte qui peut être lu sur mon blog, donc gratuitement.

hesveo
Invité
hesveo

Cela freine nos ardeurs. Mais tout est fondé. De toute manière l’ exponentielle des volumes de ventes finira bien par croître. Alors l’ impatience sera oubliée. Merci.
Hesveo

Patrick
Invité
Patrick

Très bon article, Nathalie, ça sent le vécu et tu as bien résumé les pièges à éviter et les bons conseils de promotion. J’ajouterais personnellement le fait, sous le coup du désespoir, de créer de fausses ventes en offrant des bons d’achat à ses proches/amis (en dehors des concours) ou en participant à des combines du même genre.
Quant à la famille et aux amis, je pense qu’ils peuvent donner un coup de pouce au départ (et certains aimeront véritablement se rendre utile ou ton livre) et que c’est un bon tremplin pour démarrer, quand on ne connaît encore personne, il s’agit simplement de ne pas s’acharner non plus ni de leur mettre le pistolet sur la tempe.
Un autre conseil qui a bien marché pour moi et pour d’autres est de publier des extraits de ses oeuvres, en amont de la parution si possible, sur des sites consacrés à la lecture en ligne. Ça permet de se faire connaître, construire un premier lectorat, établir des contacts qui se révèleront ensuite précieux au moment du lancement et après.

Pascal Bléval
Invité
Pascal Bléval

Je suis d’accord avec ton avis concernant les amis / familles, Patrick: il peut être bon d’avoir convaincu 5-10 amis/proches d’acheter nos ebooks dès le jour de la sortie, histoire de le propulser haut dans les algorythmes amazon et autres revendeurs.
Evidemment, la moindre des politesses est, au choix:
1/ de leur rembourser l’achat histoire que des histoires de sous n’entachent pas la relation
2/ de mettre un prix minimal à l’ebook, par exemple 0,99€.
(voire, les 2 à la fois)
Ainsi, le trou au portefeuille cesse d’être un frein.
De même, derrière, il s’agit d’éviter d’insister pour que l’ami ayant acquis le livre le lise « absolument »! Laissons le venir au livre s’il le souhaite et s’il le fait, là, oui, c’est du pur bonus, surtout s’il l’aime. 🙂

Lynda Guillemaud
Invité
Lynda Guillemaud

Comme toujours excellent article. J’ai subi il y a peu l’invasion des demandes d’amis sur FB mais sur mon profil perso (genre 3 ou 4 par jour !) au début j’étais contente et finalement au bout de 15 jours j’ai procédé à une épuration drastique :s Par contre avant de les virer de mes amis je les ai tous invités à aimer ma page auteur (après ils pouvaient accepter ou pas). Je trouve ça moins intrusif que de poster un message en privé ou une pub sur le fil.

monty
Invité
monty

bon je vous envoie tous les liens vers mes livres……, j’ai tout compris !
je peux aussi les mettre sur ton mur stp ? LOL et sur les murs de tous tes contacts ? LOL LOL LOL
MERCI ma Nath ! J’adore tes articles, presque autant que tes livres et nouvelles, c’est dire !!!! 🙂 énormes bisous

Aemarielle
Invité
Aemarielle

Super article, comme d’habitude ! Mais j’ai l’impression qu’il touche particulièrement les gens, pour le coup! On dirait que tout le monde en a assez des auteurs spammeurs ! ^^ Déjà, sur FB, je n’autorise personne à publier sur mon mur, comme ça c’est réglé ! Et j’ai pour le moment eu la chance de ne pas recevoir de MP pub, ouf. Par contre sur Twitter, c’est la jungle !

Kohana KIMURA
Invité
Kohana KIMURA
Très bon article, encore une fois. Lorsque j’ai pensé à ces techniques utilisées par les auteurs et qui avaient le don de me mettre un peu sur les nerfs, j’ai immédiatement pensé à ceux qui lancent des salves de pubs sur tous les groupes Facebook auxquels ils appartiennent. À mes yeux, c’est de l’énergie dépensée d’une mauvaise façon, en plus d’être une pollution visuelle. Il y a effectivement des groupes qui acceptent la promotion, mais c’est à croire que les gens oublient qu’on retrouve facilement les mêmes membres dans chaque. Et ils se font alors une séance de spaming ou, en quelques minutes à peine, ils proposent leurs livres sur une dizaine de groupes. J’ai quitté la plupart d’entre eux pour cette raison. Mais il y a parfois pire : je suis dans un groupe assez actif composé principalement de lecteurs et où les admins essaient de mettre des choses en place pour les auteurs présents. Ils sont vraiment investis. Il y a quelques jours, un auteur a insulté l’un des admins en mp parce que ce dernier lui avait demandé de ne pas spammer le groupe avec sa publicité. Je trouve cela vraiment choquant de se comporter ici envers… Lire plus »
Kohana Kimura
Invité
Kohana Kimura

Désespérés, je pense que c’est le bon mot.
En tout cas, merci, c’est gentil 🙂

Amélie
Invité
Amélie

En tant que blogueuse et aussi acteur du monde littéraire j’avoue être souvent démarchée par des auteurs auto édités (ou édités dans des petites maisons).
Pas toujours évident de concilier vie professionnelle et passion de la lecture : dans le cadre du blog c’est encore plus vital que les auteurs comprennent que dans mon cas même avec 4 chroniqueurs pour m’aider il va falloir s’armer de patience et attendre environ 2 mois pour la chronique.

Cet article est très intéressant je me permets de le partager !

Eva Justine
Invité
Eva Justine

article tjrs très intéressant, merci de partager ton expérience 😉 je vais aller lire celui du premier salon mnt

Florent
Invité
Florent

Très bel article, je trouve les réflexions très justes. Que des auteurs manquent de visibilité, ça se conçoit, car comme vous dites il faut être patient pour gagner son lectorat. Mais que des auteurs fassent leur pub à gogo, sans présentation ni rien, et harcèlent les lecteurs, c’est inadmissible. D’autant plus qu’ils se perdent eux-mêmes.
Vous avez eu raison de publier ce genre d’article, car d’une part, ça incite certains auteurs et lecteurs à faire attention, et d’autre part, cela permet de bonnes réflexions quant à ses propres démarches.

Zahardonia
Invité
Zahardonia

Salut ! Tu veux lire mon livre ? 🙂 Salut ! Tu veux lire mon livre ? 🙂 Salut ! Tu veux lire mon livre ? 🙂 Salut ! Tu veux lire mon livre ? 🙂 Salut ! Tu veux lire mon livre ? 🙂

Pardon, c’était plus fort que moi ! XD

Concernant les problèmes de visibilité, c’est la raison pour laquelle je veux créer mon entreprise 🙂
Je pense qu’un auteur auto-édité est aussi légitime qu’un publié à compte d’éditeur et je trouve le système actuel injuste.

Quoiqu’il en soit, merci pour cet article ! Je t’avoue qu’il m’arrive d’avoir envie de gueuler contre ces gens dont la pub vire parfois au harcèlement ! >_<
Mais certains sont de telles têtes de mule que c'est difficile de leur faire entendre raison.

Anaïs W.
Invité
Anaïs W.
Comme toujours, je mets des articles dans le haut de ma « To Do List » et je ne regrette pas ! J’ai fait certaines de ces erreurs à mes débuts (aie aie aie) et j’aurai aimé avoir cet article sous le coude, même, tout ce blog ! Mais je ne te connaissais pas, quel malheur -_- Je me suis essayée à la publicité Facebook mais ça n’a pas du tout marché, je ne sais pas pourquoi, même en suivant tes conseils :-/ J’ai quelques idées pour m’améliorer mais ce n’est pas gagné ! Ma mailing liste aussi a subi quelques erreurs de débutant mais à présent, elle se porte de mieux en mieux, je vais fouiller sur ton blog voir s’il n’y a pas quelques informations supplémentaires 😉 En attendant, grâce à toi, je suis surmotivée pour mon prochain Salon du livre. C’est peut-être la technique qui fonctionnera le mieux pour moi ! Je pense qu’il faut essayer les 8 techniques (à faire ^^) et voir ce qui nous correspond le mieux, car c’est le plus important : se sentir bien dans nos démarches, naturels et confiants : comme tu le dis si bien, les lecteurs, ce sont des gens que nous croisons dans la rue et apprenons à… Lire plus »
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[…] Mon profil perso est toujours perso et même privé, mais j’ai créé depuis un peu plus d’un an ma page « auteur » qui est accessible ici et qui permet à mes lecteurs de suivre mon actualité. J’y publie aussi les liens vers les articles du blog, je fais ma petite promo tranquillement. Je déteste quand des utilisateurs que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam viennent squatter mon mur avec leurs pubs pour leurs livres, donc je m’abstiens d’en faire autant… (voir cet excellent article de ma consoeur Nathalie Bagadey). […]

Kirsteen Duval
Invité
Kirsteen Duval

Excellent article ! De quoi remettre les pendules à l’heure… 😉

Julien Dregor
Invité
Julien Dregor

Merci pour ces conseils avisés. Même s’ils semblent couler de source, je me rends compte que j’ai moi même tendance à tomber dans certains pièges. Je vais redoubler d’attention. Votre blog semble regorger de trésors, je reviendrai régulièrement m’y plonger.

bouffanges
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bouffanges

Bravo Nath pour cet article très intéressant qui permet de remettre quelques idées en perspective.
C’est marrant, je ne songeais pas à certains trucs. Pour mon dernier roman, j’ai posé des questions super techniques sur un groupe facebook de confrères vétérinaires orthopédistes et ils se sont fait une joie de me répondre. Je n’aurais peut-être pas pensé à leur parler de la sortie du bouquin, alors que sans les enjoindre à acheter le bouquin, certains seront peut-être sincèrement intéressés de voir ce que j’ai fait de leurs infos…

Drôle de Plume
Invité
Drôle de Plume

De précieux conseils à diffuser ! Trop d’auteurs oublient tout ceci 😉
Je vais partager sur a page FB, bravo pour votre article complet et très bien écrit !
Alexandra (auteure aussi; Qui partage votre ressenti;)

Drôle de Plume
Invité
Drôle de Plume

Je pense oui ! En tout cas, je suis d’accord avec vous : ce n’est pas en inondant les gens de pub que cela sera constructif 😉 c’est même contre-production à mon sens. Chaque auteur a son propres univers : ses lecteurs le trouveront d’eux-mêmes pour cela !
Je viens de partager votre article sur ma page facebook orientée livres.

Drôle de Plume
Invité
Drôle de Plume

« propre » sans « s » serait mieux^^ la fin de journée se fait sentir, pfiouuu

Kane Banway
Invité
Kane Banway

Merci beaucoup d’avoir réuni en un seul article autant de bon conseil !
Je ne sais pas ce qu’il vaut, mais mon seul « ajout » à la cause serait (surtout quand on est un illustre inconnu…) de proposer des nouvelles gratuites. C’est une bonne manière de « faire son trou » dans le classement d’Amazon par exemple, de se faire connaître, et d’avoir un début de public… Bref, beaucoup d’avantages où l’auteur et le lecteur sont autant gagnant l’un que l’autre !
Merci encore !

PS : Achetez mon super li… non c’est bon je sors, pas taper !

Kane Banway
Invité
Kane Banway

Effectivement, tout un roman cela me ferait mal au coeur de le mettre complètement gratuit… Mais un premier tiers peut suffire pour la promotion.
Si ce premier morceau ( une centaine de pages) a du succès, on offre plus de chance à son titre d’entrer dans un top 10 chez Amazon, offrant une visibilité permanente pour la suite du roman qui, dans le cas contraire, reste enterrée dans les classements des payants (toujours dans l’optique de sortir de la masse de livres-ebook qui sortent chaque jour.)
Enfin, j’avoue que c’est ma « recette » qui fonctionne jusqu’ici, et je ne me sens pas les épaules de me considérer autrement qu’un éternel anonyme… donc « option gratuite » en ce qui me concerne !

charier elisabeth
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charier elisabeth

bonjour, je suis tombée sur ton blog grâce à culture libre actus et je te remercie pour ces conseils.

ALBAN, Astrobon troptropbon
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ALBAN, Astrobon troptropbon

Bonjour Nathalie:)
Et bien, la classe est de diffuser de perspicaces et étoffés conseils de manière très épisodique sans pratiquer le forcing, et faire crouler les lecteurs de tonnes de mails…
Ton livre sur l’Auto-édition m’a énormément éclairé pour mon ouvrage la Lumière du Noir:)

Merki encore…

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