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Écrire : un travail, une passion ou un métier ? (1/4)

 

 Écrire : un travail, une passion ou un métier ? (1/4)

Travail (art) : Dans le milieu de l’art contemporain, le terme travail désigne à la fois l’œuvre en cours de création mais aussi l’ensemble de la production d’un artiste. Cette dualité de définition permet en fait d’insister sur la notion d’élaboration permanente.

Métier : Un métier est d’abord l’exercice par une personne d’une activité dans un domaine professionnel, en vue d’une rémunération. Par extension, le métier désigne le degré de maîtrise acquis par une personne ou une organisation du fait de la pratique sur une durée suffisante de cette activité.

Définitions trouvées sur https://fr.wikipedia.org/wiki
 

Edit au 28/02 : j’avais oublié le terme « passion » ! Pourtant très souvent employé pour décrire l’activité. Il m’a été plus difficile de trouver une définition appropriée, le Larousse me propose « penchant vif et persistant »…
Je pense que pour beaucoup d’entre vous l’activité d’écriture est encore un peu « nébuleuse » et que vous ne savez pas tout ce qui se cache derrière cette phrase « j’écris »… (et je ne parle même pas de la facette « j’édite », là !)

J’inaugure donc aujourd’hui une nouvelle série d’articles, qui, je l’espère, intéressera autant les lecteurs que les auteurs parmi vous. En effet, le monde des auteurs est en train d’évoluer très, très, très rapidement et j’aime ce sentiment d’être au cœur d’une société en évolution. Il n’empêche que la vie n’est pas facile tous les jours et j’ai eu envie de vous faire partager mon ressenti en ce qui concerne les différents aspects de ce « métier qui n’en est pas un ».

« Ce métier qui n’en est pas un »

Vous vous souvenez de Thibault Delavaud, l’auteur qui m’a fait la gentillesse d’écrire sa recommandation sur mon guide « Autoédition : à vous de jouer ! » et dont je partage le plus souvent les idées ?

Il a récemment publié un article intitulé « Pourquoi être auteur n’est pas un métier » et je crois que cet article m’a plus touchée que je ne l’ai pensé à la première lecture. J’y ai réfléchi à de nombreuses reprises, d’autant que plusieurs amis auteurs m’ont relaté dans le même temps leur point de vue, qui faisait écho à ou était en opposition avec celui de Thibault.

« Écrire, c’est du travail »

Écrire c’est du travail, c’est clair. On passe des heures à produire nos textes, on en sort souvent fatigué et il faut un temps certain avant que les signes sur la page ne puissent devenir un objet : le livre. Je pense qu’il ne viendrait à l’idée de personne de dire qu’écrire un livre ne demande pas de travail. Oui, même les livres que l’on a détestés. C’est pour cela que je ne chronique jamais les livres que je n’ai pas aimés, par respect pour le travail fourni par l’auteur.

Alors pourquoi cette activité n’est-elle pas considérée d’office comme un métier ?

C’est ce que je vais essayer d’explorer dans cette série d’articles (le sujet était trop vaste pour n’en faire qu’un seul).

Au début, j’avais choisi de reprendre plus ou moins l’organisation des « fiches métier » de l’ONISEP (ils en ont d’ailleurs bien une pour les écrivains), mais je préfère finalement intervenir sur les divers points soulevés par la définition fournie en en-tête : un métier c’est

  1. « l’exercice par une personne d’une activité dans un domaine professionnel »
  2. « (exercice par une personne d’une activité) en vue d’une rémunération »
  3. il faut avoir pratiqué cette activité « sur une durée suffisante »
  4. un métier, c’est par extension avoir acquis un « degré de maîtrise » suffisant dans son activité

Je vais donc dans cette série essayer de voir si je peux ou pas appeler ce que je fais un métier…

Je rappelle à nouveau que je me concentrerai dans ces articles uniquement sur la casquette d’auteur et non d’éditeur, même si les deux sont forcément souvent liées en ce qui me concerne.

Commençons donc par la première partie : est-ce que l’activité d’écriture relève de l’exercice par une personne d’une activité dans un domaine professionnel ?

L’activité d’écriture, kézako ?

On s’imagine souvent l’auteur rêvant nonchalamment devant sa page blanche, or c’est bien loin de la réalité, de la mienne en tout cas….

Pour moi, l’écrivain amateur, c’est celui qui écrit quand ça lui « passe par la tête », et pas nécessairement sur un seul projet, mais des notes « pour plus tard ». Il n’y a aucun mal à ça, mais on ne peut pas dire que ce soit professionnel. L’écrivain amateur a un « vrai » métier par ailleurs ou est en recherche, et l’écriture est plutôt vécue comme un défouloir, c’est quelque chose qui lui permet de se faire du bien ou d’évacuer un trop-plein d’émotion, la version 2.0 d’un journal intime, en quelque sorte.

Un écrivain pour qui l’écriture serait un métier ne pourrait se contenter de ces temps-là. Soyons fous un instant et supposons que je me considère comme un écrivain à part entière. Est-ce que mon activité d’écriture est suffisamment professionnelle ?

Écrire quoi ?

En ce moment, je jongle entre plusieurs textes. Ils sont tous « en cours » de rédaction et c’est parfois un déchirement de m’arracher à l’un pour en poursuivre un autre, mais il le faut car tous sont importants et touchent différents aspects de ma « carrière » d’auteur. Il s’agit de

1) mes futures (on croise les doigts) publications

  • le tome 2 de ma quadrilogie « Une autre vie à Citara » : j’ai dépassé les 50 000 mots en 25 jours d’écriture : un vrai Nano personnel dont je suis assez fière, même si les 25 jours en question ne sont pas consécutifs sur un mois… L’histoire avance bien, grâce au gros travail préparatoire fourni pendant près de 4 ans. Je tiens, pour ce roman-ci, un échéancier de mes avancées. Cela m’a permis de voir qu’en moyenne j’écrivais 1 060 mots par heure, même si parfois j’écris plus vite. C’est intéressant de savoir ce que l’on est capable de produire et en combien de temps on peut espérer finir son premier jet.
  • l’écriture d’une nouvelle-surprise : non, je ne peux pas vous en dire plus pour l’instant, sachez simplement que c’est sur le thème du rêve, que c’est une commande pour un projet très sympathique, et que mon « deadline » est… le 1er mars. Glurps, je suis terriblement en retard sur ce projet-ci même si j’ai bien avancé ces deux derniers jours.

2) la préparation (je n’en suis qu’aux prémices, ne vous réjouissez pas trop vite) de la sortie du tome 1 d' »Une autre vie à Citara » : « ah-ah, me direz-vous, mais il s’agit d’une activité liée à l’autoédition, pas de l’écriture proprement dite !! » Pas du tout, enfin pas exactement : là je vous parle des nombreux mails écrits afin de présenter au mieux mon héroïne et son histoire à sa future illustratrice… (Non non non, je ne vous en dirai pas plus à son sujet, c’est encore top secret !!) Et ça, ça s’apparente à l’écriture du « pitch » que tous les auteurs doivent apprendre à faire. Le pitch c’est l’argument, la petite phrase qui va, non pas résumer toute votre histoire (celle-ci est bien trop riche pour ça), mais en saisir l’ACCROCHE : ce qui peut décider quelqu’un à en savoir plus sur votre histoire, voire à vous l’acheter. Que vous soyez auteur édité ou autoédité, il faut que vous sachiez donner envie de lire votre texte. Le pitch est une petite bête sauvage, difficile à apprivoiser, mais que vous devez impérativement présenter et que vous allez, je vous préviens, passer des heures à rédiger (oui, oui, on a bien dit qu’il s’agissait d’UNE phrase).

(Si cela vous intéresse, j’ai écrit deux articles sur le sujet : voici le lien vers la première partie et vous trouverez le lien vers la deuxième à la fin de cet article-là)

3) la fidélisation de mes lecteurs via

  • la tenue de mes deux blogs : celui-ci et celui dédié à Citara. J’ai pris du retard sur celui-ci, récemment, tout en essayant de maintenir une certaine régularité sur celui de Citara, mais c’est difficile, tellement j’ai de projets en cours. Et tenir des blogs ne veut pas dire uniquement répondre aux commentaires, mais écrire des articles, si possible intéressants, les mettre en page, les agrémenter d’images qui vont dans le sens de ce que vous dites, bref, cela demande du temps et des compétences. Et un style plus direct que celui que j’utilise dans mes récits.
  • les réseaux sociaux : là aussi, j’ai pris beaucoup de retard, mais je suis d’accord avec un expert des réseaux sociaux (cité par Michael Hyatt, mais je ne me souviens pas du nom dudit expert) : « si vous n’êtes pas consistant, vous êtes inexistant ». J’essaie donc d’utiliser du mieux possible les outils à ma disposition (notamment l’inestimable Buffer) mais je n’ai pas encore réussi à être aussi consistante que je le souhaiterais. Sur Twitter, cela semble plus facile : vous n’avez que 140 caractères pour vous exprimer. Mais curieusement, faire passer des messages intéressants en si peu de caractères s’avère être un excellent exercice de style… Vous apprenez à couper pour ne garder que l’essentiel. Sur Facebook, j’avoue que le plus souvent, je me contente de « Partager » : soit des vidéos ou posts drolatiques publiés par d’autres, soit des liens vers mes articles ou les commentaires laissés sur mes livres.
  • mes newsletters : février est un mois court et déjà le temps approche de rédiger ce texte auquel je tiens particulièrement. Une fois par mois je fais le point du mois écoulé avec mes abonnés, je leur confie des anecdotes, leur suggère de petites astuces, leur propose des lectures. Bref, même si à mon goût il n’y a pas encore assez d’interactivité, j’apprécie beaucoup ce rendez-vous mensuel. Or, j’ai deux listes de diffusion distinctes : l’une liée à mes actualités d’auteur, l’autre orientée sur l’autoédition. Donc deux newsletters complètement différentes à rédiger. Et, croyez-moi, c’est du travail pour donner un contenu intéressant à lire, se renouveler, aborder plusieurs aspects pour ne pas lasser et, là encore, faire la mise en page.

4) la promotion de mes livres déjà publiés et à venir (et inutile de me dire que cela relève uniquement de la province d’auteur autoédité, car justement, la promotion est l’affaire de TOUT auteur, qu’il soit édité ou pas.)

  • mes chroniques pour MonBestSeller.com : après avoir rédigé trois articles sur les idées reçues* concernant les auteurs autoédités, je dois commencer à plancher sur la quatrième. Là encore, c’est un format de texte différent : il doit être à la fois significatif et ni trop court ni trop long. Il doit avoir des titres « forts » pour un bon référencement et il n’est pas rare que MBS me demande de revoir ma copie sur certains points. Bref, c’est à la fois très porteur (je remarque souvent un regain d’inscriptions ou de commentaires suite à ces chroniques) et chronophage, mais cela me plaît beaucoup à écrire.

* idée reçue n° 1 : la mauvaise réputation, idée reçue n° 2 : un auteur autoédité est un raté de l’édition classique, idée reçue n° 3 : s’autoéditer, c’est s’endetter.

  • des tutoriels / formations en ligne : je suis en train de réfléchir à l’organisation d’un autre mini-séminaire, comme celui que j’ai tenu en novembre dernier. Mais en plus gros cette fois-ci. J’ai donc commencé à solliciter des auteurs autour de moi, j’ai réfléchi à un échéancier, à du contenu… Ce n’est pas de l’écriture « stylistique » mais tout de même, j’ai noirci quelques pages déjà, de ce que l’on devrait pouvoir proposer aux auteurs intéressés.
  • des mails (nombreux) aux organisateurs de salons pour m’y faire accepter. Heureusement, j’ai le plus souvent des réponses positives… On pourrait croire qu’avec le temps je me serais fait un modèle « tout prêt », mais à la vérité, chaque salon est différent : soit je connais l’organisateur, soit c’est un ami auteur qui m’en a parlé, soit je plonge en eaux inconnues… Bref, là encore, le texte doit être adapté en fonction des interlocuteurs, de mon degré de connaissance avec eux, de l’importance du salon. C’est intéressant de voir que ce qui marche avec les uns ne fonctionne pas nécessairement avec les autres : je me rappelle que pour un salon en particulier, envoyer un message privé sur Facebook s’est avéré bien plus efficace que les nombreux mails précédents. En 5 min j’avais les réponses à mes questions et ma place validée.

Bon, voilà, j’ai fait le point de tous les textes écrits ces derniers temps ou toujours en cours d’écriture. Je pense pouvoir dire que l’écriture est au centre de plus de 50 % de mes activités.

Il semblerait donc qu’en ce qui me concerne, j’ai validé le premier point de ce qu’est un métier : écrire est bien pour moi l’exercice d’une activité professionnelle, au moins à mi-temps.

Bonus : si le sujet vous intéresse, vous pouvez consulter le pdf que j’ai écrit recensant tous les textes qu’un auteur est amené à rédiger (et il y en a bien plus que ceux que je mentionne ici). Ressource offerte aux abonnés des listes de diffusion « Autoédition à vous de jouer ! » ou « Nota Bene« .

Qu’en pensez-vous ?

Et vous, où vous situez-vous ? Écrivain amateur ou professionnel ? Pour ou contre l’idée de l’écriture en tant que métier ? Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à le « liker » ou à le partager.

Le prochain article traitera du deuxième point, la rémunération.

À bientôt !

 


Article importé de mon précédent blog

 

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