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L'interview de Virginie

Et voici l’interview que je vous avais promise !

J’y ai pris beaucoup de plaisir, j’espère que vous apprendrez plein de choses sur Virginie et que vous l’apprécierez. C’est quelqu’un de bien… ♥

Ah, et juste avant que je ne débute l’interview, petit bilan sur mes avancées de la semaine : j’ai tenu toutes mes sessions d’écriture et ai fait à chaque fois plus que les 1 667 mots visés.

J’arrive donc à presque 30 000 mots. C’est énorme, surtout pour voir le contexte difficile dans lequel j’écris… Mais jusqu’à présent, la motivation est sans faille et les mots coulent tout seuls…

avancées Citara

 

Mais assez parlé de moi, passons à l’interview !

Nous sommes dans une grande salle, très lumineuse. Sur l’estrade qui se trouve au bout de la pièce, une jeune fille aux longs cheveux bruns cascadant sur ses épaules, au long manteau de cuir au col remonté attend en se mordant nerveusement les lèvres : vous l’aurez reconnue, il s’agit de Virginie…

Quatre personnes pénètrent dans la pièce : une jeune femme dynamique et rieuse, une personne se dissimulant derrière le masque d’une panthère, une autre à l’air rêveur et enthousiaste qui fredonne « les lacs du Connemara » et un jeune homme portant lunettes et cravate. À peine ont-ils pris place sur des fauteuils disposés en arc de cercle face à la jeune femme, qu’un grand homme aux cheveux blancs arrive à grandes enjambées de derrière la scène.

— Bien, je vois que tout le monde est présent…

Devant l’air étonné de la jeune femme, il hausse les épaules :

— Oui, je crois que tout le monde est bien occupé en ce moment… On n’a eu que quatre commentateurs. Mais d’après ce qu’on m’en a dit, ils sont de grande qualité… Alors, euh, qui souhaite commencer ?

Bonne élève, la première à être entrée dans la pièce lève la main.

— Dame euh…

— Montypython…

— Montypython… Vous avez des prénoms originaux dans ce monde ! s’extasie le grand Sage de Citara…

— Oui, enfin, non, en fait c’est mon pseudo…

— Un pseudo-quoi ? s’enquiert avec curiosité son interlocuteur…

— Je veux dire que c’est le nom que je prends sur le net… Enfin… c’est un surnom, quoi…

— Ahhhhh, fait le Sage manifestement perdu. Et ça veut dire quoi ?

— Euh, rien, c’est juste une référence à une troupe d’acteurs… Enfin, hum, puis-je poser mes questions à Virginie ?

— Ah oui, oui, c’est vrai… Allez-y…

— Bonjour Virginie, peux-tu nous dire qui tu es dans ton monde ?

— Bonjour, Montypython ! Je peux d’ores et déjà te dire que j’adore ton pseudo. Car moi, je connais aussi les Monty Pythons : « Africaine ou Européenne, l’hirondelle ? »…

Une fois que Monty et Virginie ont fini de s’esclaffer, laissant les autres personnes présentes un peu perplexes, elle reprend.

— Donc, comme tu peux le voir, j’appartiens à ton monde. Dans ce dernier, je suis une personne extrêmement ordinaire, je le crains. J’ai seize ans, je viens d’obtenir mon émancipation et j’écris. C’est tout…

— Ah oui, donc ce monde, c’est bien le nôtre ? À l’heure actuelle ?

— Oui, tout à fait. Mêmes lieux, même période. Je peux ajouter que je vis en Ardèche et que les collines ardéchoises m’ont donné l’inspiration pour écrire Citara.

— Justement, Citara, parlons-en : que viens-tu y faire ?

— Ahhh, soupire Virginie, c’est compliqué… Initialement j’y venais pour vivre « de l’intérieur » en quelque sorte l’histoire que j’avais écrite pour mes héros… Sauf que les choses ne se sont pas tout à fait passées comme je l’imaginais…

Elle rougit, embarrassée tout à coup.

Monty n’insiste pas et, ayant posé ses trois questions, passe le micro à la personne au masque de panthère.

— Bonsoir, je m’appelle Panthera. Et, oui, c’est également un pseudo, lance-t-elle, taquine, à Gandore.

— Ahhhh ? fait celui-ci l’air intéressé. Et de quelle race êtes-vous ? Je n’ai jamais vu un visage comme le vôtre. En espérant que cela ne vous offense pas.

— Non, pas du tout, s’esclaffe la jeune femme. Je suis bel et bien humaine, mais je porte un masque de panthère. Vous voyez, moi aussi j’écris, et mon histoire se rapportant à ces félins, j’aime me déguiser ainsi.

Mais revenons-en à la star du jour. Virginie,  quand as-tu commencé l’écriture de Citara ?

— Ohh, je crois que j’ai toujours eu cette histoire dans ma tête. Depuis toujours je rêve de ce pays merveilleux, où rien ne peut aller mal, hormis des attaques extérieures. Mais j’avais quinze ans lorsque j’ai fini d’écrire le premier tome.

— Quel personnage ou créature as-tu le plus apprécié créer ? Olivier ne compte pas, attention !

— Bien sûr qu’Olivier compte ! Il est le personnage central de toute l’histoire. Mais puisque je ne peux pas le nommer, je choisis Schnippy, l’écureuil de Sylvine. J’ai adoré doter ce dernier d’un caractère facétieux, et le rendre aussi gourmand qu’intelligent… tout en ayant un point de vue typiquement animal. Oui, j’aime décidément beaucoup ce personnage. Mais là encore, mes attentes ont été déçues car depuis mon retour, ce n’est pas moi qu’il régale au quotidien de ses pitreries, mais Sylvine.

— Pourquoi tiens-tu tant à retourner à Citara ? Ta vie réelle te déplaît-elle à ce point ?

Un long silence lui répond. Virginie a baissé le regard sur ses mains qu’elle croise et qu’elle décroise sans cesse. Lorsqu’elle relève ses yeux, ils sont humides mais elle répond à la question sans se dérober :

— En fait, je suis un peu trop seule, depuis… depuis la mort de ma mère. Je n’ai jamais connu mon père et ma vie ces deux dernières années à l’orphelinat n’ont pas toujours été roses. Je me suis réfugiée dans la lecture puis dans l’écriture et cela m’a donné la force de m’en sortir. Mais j’ai été agressée dans mon monde et lorsque je suis tombée dans le coma, mon esprit s’est envolé vers le dernier lieu auquel j’ai pensé, Citara. J’y ai alors vécu des moments inoubliables. Et aujourd’hui, c’est comme une drogue… Je ne peux pas me passer des instants exaltants que je vis à Citara, de la beauté du pays, des menus détails que je n’avais même pas imaginés mais qui ont pris forme sous mon impulsion… Je ne sais pas comment vous dire, c’est… magique.

Panthera hoche pensivement la tête. Oh oui, elle peut tout à fait comprendre ce que ressent Virginie…

Le micro passe maintenant à la troisième personne. Elle est particulièrement attentive depuis le début de l’interview et adresse à Virginie un regard complice et compatissant.

— Bonjour Virginie, Je suis Connemara26250…

Gandore ne peut s’empêcher de lever haut les sourcils, et la nouvelle intervieweuse explique :

— Oui, c’est un pseudo également, mélange d’une référence à une terre chère à mon cœur et à celle que j’habite… Mais, hum, passons. Virginie, combien de temps vas-tu demeurer sur Citara ?

— Ohh, tout le temps que durera l’histoire du tome deux, je le crains… Mes plans pour quitter Citara ou même Enu, la capitale, tombent à l’eau les uns après les autres, donc je pense que je dois attendre la fin de l’histoire pour que les portes entre nos mondes s’ouvrent à nouveau. Mais je ferai tout pour y revenir, croyez-moi…

L’air décidé, Virginie relève le menton et on sent bien qu’elle ne manque pas d’idées à ce sujet.

En face, les questions continuent, plus précises…

— Comment vas-tu gérer la relation de Sylvine et Oliver par rapport à tes sentiments pour lui ?

À nouveau, Virginie regarde ses mains.

— Je ne sais pas… Je vais essayer de les éviter le plus possible, c’est sûr. Déjà, en ce qui concerne Sylvine, elle sera absente d’Enu pendant deux quartiles – des mois, pour vous. Je ne rencontre Olivier que lorsque les Brumes s’amusent avec moi, mais heureusement, pour l’instant cela ne s’est produit qu’à peu d’occasions et j’ai bon espoir que cela n’arrive plus.

À ses côtés, le Sage toussote en se redressant sur son siège, comme s’il voulait intervenir mais change finalement d’avis.

Connemera enchaîne alors sur une question qui tombe fort à propos :

— Pourquoi Gandore a-t-il couvert ton  » mensonge  » ?

Virginie et ce dernier se regardent, complices tout à coup.

— Parce que dans sa grande intelligence, il savait que j’allais revenir et il craignait que ne se produisît exactement ce qui s’est passé : mon retour non dans la peau de Sylvine mais dans la mienne. En me faisant passer pour sa fille, il me permet de rester à Citara en relative sécurité, sans que trop de monde fasse attention à moi. Il est encore plus génial que je ne l’avais imaginé…

Celui-ci secoue la tête, gêné de ces compliments et enchaîne brusquement.

— Hum, oui, bon… Passons au suivant s’il vous plaît.

Il fronce un peu les yeux en voyant que le jeune homme en question ne remarque même pas le micro tendu vers lui, n’ayant d’yeux que pour le grand Sage.

— Mais je vous reconnais, s’exclame alors Gandore, vous êtes le Rêveur qui venez toujours me donner un coup de main à l’étude !

Acharat, puisque c’est bien lui, rougit de confusion. Il hoche la tête sans pouvoir articuler un mot.

— Eh bien, mon jeune ami, allez-y, n’ayez pas peur et posez vos questions à Virginie.

Nerveusement, Acharat s’exécute :

— Tout d’abord, bonjour Gente Demoiselle.

— Bonjour Acharat, rit gentiment Virginie. Mais tu sais, je suis de ton monde, hein, pas du Moyen-âge, tu peux m’appeler par mon prénom.

Mais Acharat est bien trop respectueux pour cela, passant même sans le réaliser au vouvoiement.

— Si vous étiez un animal, lequel seriez-vous ?

— Hum, j’ai failli répondre l’écureuil, mais en fait non, je n’aimerais pas trop avoir cette vie-là. Par contre, j’aimerais beaucoup être cette créature que j’ai introduite à la fin du tome un et qui va bientôt reprendre sa place dans l’histoire du tome 2, à savoir…un dragon… Pas un dragon méchant et sanguinaire, hein, mais puissant et, oui, dangereux. Tout mon contraire, quoi !

L’assistance rit avec elle. C’est vrai que la jeune fille en face d’eux semble toute gentille et discrète, loin de l’image qu’ils se font des dragons cracheurs de feu.

Mis en confiance, Acharat poursuit :

— Que pensez-vous de Rohé et d’Ecorcelle ? 

— Que ce sont des méchants que j’ai adoré écrire. Écorcelle est un concentré de toutes ces filles odieuses et cancanières que j’ai pu rencontrer dans ma vie, mais petit à petit, j’ai appris à l’apprécier. Car, curieusement, plus je la malmenais dans l’histoire, plus elle devenait humaine. Je pense par contre que nous ne la verrons qu’à peine dans ce tome. Elle devrait revenir en force dans les prochains tomes. Quant à Rohé, ah, mon Rohé… Je suis fascinée par ce personnage véritablement torturé, aux multiples facettes. À tel point que lorsque les 4 tomes de la série seront terminés, je pense écrire un hors-série juste sur lui…

—Justement, glisse alors Acharat, quel est votre rôle, concrètement, dans l’histoire de Citara ?

Virginie se lève alors. Ses yeux se sont faits graves, profonds. Son visage s’est transformé, et subitement on a peine à se souvenir de la jeune fille effacée qui plaisantait avec eux. Elle a pris une maturité et une beauté soudaine tandis qu’elle répond gravement à la question :

— Je suis l’auteur. Je peux, d’un coup de stylo, anéantir des vies, créer des unions, ravager des terres, faire des miracles, utiliser la magie. Je peux faire naître des hommes, des femmes, des enfants, des créatures mythiques, sans aucune limite que celle de la cohérence de l’histoire. Je peux faire vibrer mes personnages tout autant que mes lecteurs. Je suis… la Créatrice.

Elle lève alors ses mains et les frappe l’une contre l’autre au-dessus de sa tête, avant de disparaître de leur vue.

Avec un petit rire devant sa sortie, Gandore secoue la tête avec indulgence et salue l’assistance.

Dans celle-ci, seul Acharat a la présence d’esprit de lui envoyer un baiser de la main avant qu’à son tour, il ne disparaisse.

En discutant avec animation, les quatre intervieweurs se retirent, un peu rêveurs.

Eux aussi seraient bien allés faire un tour à Citara…



Article importé de mon ancien blog

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