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L’interview de Rochelaure

Et voilà, vous allez pouvoir découvrir le Grand Dirigeur dans toute sa splendeur.
Pour vous aider à vous le représenter je vous mets une illustration d’un personnage qui m’a inspirée dans la création de Rochelaure : il s’agit de Longshanks, dans « Braveheart ». Sans la barbe mais avec le même air hautain et la même froideur…

Rochelaure - inspiré par Longshanks de Braveheart

J’espère que l’interview vous plaira : en tout cas j’ai bien ri en l’écrivant… 😀

          En cette fin de décime, nous retrouvons un petit groupe hétéroclite dans la salle du Conseil d’Enu. Il y a là une femme d’une quarantaine de cycles, aux cheveux châtains retenus en queue de cheval, dont le calme apparent est démenti par le fait qu’elle se mordille la lèvre et guette l’entrée d’un air nerveux. Autour d’elle se sont groupés un homme mince portant lunettes, une jeune femme aux cheveux bruns et une jeune fille élancée aux cheveux bouclés.             Ils sont seuls dans la grande salle. Seuls ? Sortant de derrière une tenture où il se dissimule apparaît un visage à l’air malicieux, aux cheveux drus et aux lunettes toute neuves. Mais seule la femme à la queue de cheval l’a remarqué… et se mord la lèvre de plus belle.

L’homme mince, lui, est plongé dans la contemplation de la pièce où le groupe attend le début de leur entretien. Il dévore du regard chaque détail citarien, enthousiaste, et l’on sent qu’il a du mal à ne pas toucher à tout. La jeune femme aux cheveux bruns fait preuve de plus de retenue. Les voiles diaphanes qui l’enveloppent bougent légèrement au gré des courants d’air. Elle affecte une certaine nonchalance, mais ses yeux curieux trahissent son intérêt pour les lieux et son attente impatiente de celui qui doit les recevoir. La jeune fille semble aussi avide de tout connaître des lieux que l’homme mais manifeste sa curiosité par une série de questions posées à la femme aux cheveux châtains, dont elle semble très proche.

A ce moment là, des pas martiaux se font entendre et les deux portes battantes s’ouvrent pour laisser apparaître un homme de stature imposante, vêtu de gris argenté. Ses yeux perçants se posent sur chacune des personnes présentes et un frisson semble parcourir le groupe. En effet, le regard est froid mais puissant, et il est bien difficile de ne pas baisser les yeux devant celui qui vient de les rejoindre.

— Sieur Rochelaure, je vous remercie de bien vouloir recevoir ces personnes qui souhaiteraient vous poser quelques questions afin de mieux comprendre votre… euh… personnalité et votre histoire, ainsi que celle de Citara, explique respectueusement la femme à la queue de cheval.

L’homme incline la tête après avoir pris place sur un fauteuil placé un peu en hauteur face à eux. Il ne leur propose pas de s’asseoir et attend, visiblement pressé de se débarrasser de cette corvée due à sa fonction de Grand Dirigeur.

L’homme mince s’avance alors courageusement.

— Bonjour, Sieur Rochelaure, je me nomme Acharat. J’aurais aimé savoir quelle était votre influence sur les autres cités de Citara ? En quoi votre politique aide-t-elle votre influence sur les autres cités ?

Rochelaure hausse un sourcil.

— Je n’ai pas d’influence particulière moi-même. Si vous voulez parler de l’influence d’Enu sur les autres cités, alors oui, nous sommes ce que l’on peut appeler la « capitale » du pays. Nous sommes plus avancés en ce qui concerne les progrès technologiques et l’organisation administrative. Et nous essayons de donner des directives en ce sens aux autres villes, plus reculées, de Citara. Mais ce n’est pas toujours facile, certaines villes étant plus « hermétiques » que d’autres au progrès.

Acharat hoche la tête.

— Bien… Et quels sont vos liens commerciaux, voire familiaux, avec le Sieur Rohé ?

Là, Rochelaure a un soubresaut offusqué :

— Je vous demande pardon ?

L’auteur s’interpose, ayant anticipé la réaction :

— Veuillez excuser la formulation maladroite de la question. En fait beaucoup de lecteurs se demandent si vous avez un rapport plus étroit avec Rohé que ce que je fais apparaître dans l’histoire. C’est sûrement dû au fait que votre prénom commence par la même syllabe, je ne vois que ça…

Un peu rasséréné, Rochelaure incline la tête :

— Il faut savoir qu’au début nous n’avions qu’à nous louer de l’intérêt de Sieur Rohé pour notre ville et notre pays. Nous avons prospéré grâce à son aide et au commerce dynamique qu’il avait su instaurer. Mais l’orgueil démesuré de cet homme qui voulait tout contrôler à Citara a fini par nous inquiéter et à juste raison apparemment.

Le Grand Dirigeur soupire.

— Aujourd’hui, nous sommes arrivés à un stade où les tensions ont fait place à une véritable guerre entre nous et je ne vous cache pas que cela m’inquiète car les forces de Rohé sont très importantes et j’ai peur des dégâts que pourraient causer des affrontements directs avec nous. Je… Nous chercherons par tous les moyens à éviter cela, en essayant de trouve des terrains d’entente s’il le faut. Ma priorité étant avant tout le bien-être des Citariens.

Mais qu’il soit bien clair que cet individu n’a aucun lien de parenté avec moi ou ma famille.

Cette dernière phrase a été prononcée d’un air suffisamment hautain pour qu’Acharat se le tienne pour dit. Il change donc l’angle de ses questions :

— Comment percevez-vous votre fils Olivier ? Et sa liaison amoureuse avec la Gardienne ?

Les tempes du Grand Dirigeur semblent se crisper.

— Je ne souhaite pas discuter de mes relations avec mon fils.

Un toussotement de l’auteur se fait alors entendre.

Visiblement contrarié, mais prenant sur lui, il poursuit alors :

— Évidemment que son attitude pour le moins irresponsable m’a déçu. Et je ne pense pas que son amourette avec Jeune Dame Sylvine soit d’une quelconque importance. En tout cas, cela ne m’intéresse en aucune façon.

Il s’arrête là et chacun comprend qu’il n’en dira pas plus.

Acharat pose alors sa dernière question :

— Savez-vous pourquoi votre femme est-elle si mélancolique ?

Rochelaure reprend son habituel air impérieux :

— Je ne vois pas à quoi vous faites allusion. Dame Sopheline a tout ce qu’une femme peut désirer : un mari attentionné, une position prestigieuse à Enu, tous les biens matériels dont elle souhaite disposer. Je pense que l’attitude insouciante de son fils est sûrement source d’inquiétudes, c’est bien compréhensible. Elle est également d’une nature très discrète et ce que vous prenez pour de la mélancolie n’est en fait qu’une grande réserve à laquelle vous n’êtes pas habitué.

Merci pour ces questions… passionnantes. Et maintenant, je pense que nous allons passer à la prochaine personne.

Acharat ne peut faire autrement, ainsi congédié, que de laisser sa place. S’avance alors la jeune femme brune. Sa tenue sensuelle fait un instant s’écarquiller les yeux de Rochelaure mais ce dernier reprend vite son air impassible.

— Bonjour Sieur Rochelaure, je me nomme Aemarielle.

La voix est suave et a l’air d’adoucir le visage du Dirigeur tandis qu’elle pose sa première question.

— Messire, votre fils a récemment rendu public son choix de carrière. Qu’avez-vous ressenti à cette annonce?

Le visage de son interlocuteur s’assombrit alors. Manifestement contrarié, il répond, entre ses dents serrées :

— Ainsi que je viens de le dire, je suis déçu de cette impulsive décision. C’est pour moi plus un geste de défiance juvénile que le choix d’une carrière au service de son pays. J’espère que Citara n’aura pas à regretter son geste. En tout cas je vais tout faire pour qu’il puisse exercer au mieux et dès à présent sa nouvelle fonction. Le Conseil vient d’affecter le Jeune Sieur Olivier à des missions de Justicieur dans les collines Est. Il est parti ce matin.

Dans ses yeux passe une brève lueur de satisfaction. Les personnes présentes pensent alors à la pauvre Sylvine et à son amoureux, privés l’un de l’autre pendant de longues décimes et réalisent à quel point le personnage peut être machiavélique : sous couvert de permettre à Olivier d’exercer au mieux sa nouvelle carrière, il a réussi à séparer les deux amants.

D’un ton considérablement refroidi, la romantique Aemarielle continue :

— Pardonnez mon ignorance, mais pourriez-vous m’expliquer en quoi consiste le rôle de Gardienne? J’ai besoin de l’avis d’une personne qui connaisse bien Citara et ai naturellement pensé à vous.

Cette question semble mieux convenir au Grand Dirigeur, qui explique de bonne grâce :

— Il est clair que cette histoire de Gardienne est pour le moins nébuleuse. La Prophétie qui nous a été laissée est vague et laisse le champ libre à de multiples interprétations. Pour moi, la Gardienne est celle qui représente Citara, une sorte de figure tutélaire, d’ange gardien, de figure emblématique du pays autour de laquelle les Citariens pourraient se rassembler.

Avec fluidité, Aemarielle enchaîne la question suivante :

— Je me suis laissée dire que vous auriez préféré voir votre épouse endosser cette charge. D’après vous, en quoi ferait-elle une meilleure Gardienne que Sylvine?

Rochelaure hausse les épaules, comme pour minimiser la portée de la question. Ou de sa réponse.

— Je pensais en effet que Dame Sopheline, de part sa beauté, sa maturité et sa position influente, pouvait tout à fait incarner la Gardienne. Elle aurait pu représenter aux yeux des Citariens l’icône dont ils manquaient pour s’unir contre leurs ennemis. Cette jeune Forestière, au demeurant une charmante jeune fille, est tout de même une parfaite inconnue pour la plupart des Citariens. Seul l’acharnement de Gandore à voir en elle la Gardienne nous garantit qu’il s’agit bien de celle-ci. J’attends toutefois, je ne vous le cache pas, de la voir à l’œuvre. Car enfin, vu son jeune âge et son inexpérience en matière de combats, j’ai un peu de mal à l’imaginer faire face aux troupes de Rohé… J’espère très sincèrement que nous n’en arriverons pas à cette extrémité là car cela ne me rassurerait pas du tout de devoir lui confier le sort du pays…

Aemarielle fronce les sourcils et s’apprête à poser une autre question dérangeante. Mais elle a le regard qui se fait vague tout à coup, comme si elle avait oublié ce qu’elle voulait dire. Celui de Rochelaure, lui, s’est fait plus intense l’espace d’un instant. Puis il reprend un air qui se veut affable.

La jeune femme s’entend alors poser une question tout à fait anodine.

— Quand vos devoirs de Dirigeur vous en laissent le temps, quelles sont vos activités préférées?

Rochelaure sourit d’un air satisfait : enfin une question qui lui convient tout à fait.

— Hélas, jeune dame, ma charge entraîne beaucoup d’obligations et peu de temps libre, comme vous vous en doutez. J’avoue toutefois beaucoup apprécier écouter les chants et les musiques de la troupe d’artistes que notre maison entretient à demeure. Vous êtes conviée à venir les écouter si cela vous dit, après cet entretien. Nous aurons notamment le plaisir d’entendre une nouvelle musicienne, venue de la Forêt elle aussi. Il s’agit de Jeune Dame Ecorcelle, et elle est très talentueuse.

Aemarielle ne répond pas à l’invitation qu’elle vient de recevoir. Elle est furieuse que l’entretien se termine ainsi : sa dernière question n’était pas celle qu’elle avait prévu de poser ! Elle avait pourtant été prévenue que Rochelaure était un maître de la manipulation mentale, mais elle a baissé sa garde et il a saisi l’occasion pour éviter les sujets tendancieux. Manifestement content de lui, il a un sourire goguenard qui hérisse la jeune femme tandis qu’elle le salue sans dire un mot et s’apprête à laisser la place à Eola.

C’est alors qu’un ricanement se fait entendre :

— Ça sert à rien d’attendre des réponses honnêtes de la part de Rochelaure pour deux raisons : un, c’est un politicard et deux, il est affamé de pouvoir. C’est bon ? Vous avez compris que nous n’aurons que de la langue de bois en guise de réponse ?

Un silence de plomb suit cette déclaration qui semble surgir de nulle part. Blême tout à coup, Rochelaure fusille l’auteur du regard. Celle-ci semble à la fois être au supplice… et réfréner une forte envie de rire. Elle explique, penaude :

— Euh… Veuillez excuser cette interruption, Sieur Rochelaure, qui, euh… émane de… d’un petit animal qui a du mal à rester tranquille…

— Un animal qui parle ?, lâche Rochelaure, sarcastique.

— Hum oui, c’est à dire que Gandore a récemment transformé quelqu’un en grenouille alors depuis il croasse un peu à tort et à travers… Mais euh, je suis désolée, ça ne devrait plus se reproduire…

Et tandis que Rochelaure, plus raide que jamais, finit par saluer d’un bref signe de tête la jeune fille qui s’avance maintenant vers lui, l’auteur jette un regard entendu et menaçant vers les tentures qui ont bougé derrière le Dirigeur.

Comprenant qu’il lui faut calmer l’irascible personnage si elle veut espérer en tirer quelque chose, Eola commence :

— Votre seigneurie, ayant appris que vous alliez avoir la bonté de répondre à quelques questions, puis-je m’essayer à vous en poser aussi ? L’auteur fait souvent appel à ses personnages, et comme vous avez daigné venir ici, cela signifierait que vous entendez bien avec celle-ci ?

Pour la première fois Rochelaure a l’air décontenancé, perdu. Ce qui ne lui arrive habituellement jamais. Il cligne des yeux, comme s’il avait du mal à comprendre la question.

L’auteur glisse alors en aparté à l’assistance :

— Je vous rappelle que nous nous situons dans une sphère temporelle un peu ambiguë : le Sieur Rochelaure ne réalise pas du tout qu’il est un personnage et aura tout oublié de cet entretien à l’issue de celui-ci. Il n’a pas l’ouverture d’esprit d’un Gandore ou même d’un Olivier et cela est tout à fait le genre de question qui peut le perturber.

Puis elle reprend en direction du Grand Dirigeur :

— Ne faites pas attention à cette question, Rochelaure et passez à la suivante.

Déstabilisé de ne pas savoir quoi répondre, il acquiesce finalement, toussotant un peu pour reprendre une contenance.

Eola, toute fière d’avoir réussi à décontenancer le personnage reprend alors :

— Pardonnez mon ignorance, mais quel est votre rôle dans Citara ? Pouvez-vous, s’il vous plaît, nous faire le récit d’une journe typique ?

— Hum… Oui, bien sûr, fait-il avec plus d’assurance. Alors, la journe commence par le temps de l’énergie, bien sûr. Dans mon cas, il consiste déjà à préparer les diverses tenues dont j’aurai besoin pendant la journe. Pour cela mon Intendeur Bontemps est d’une aide très efficace. Il connaît mon emploi du temps et il me prépare les tenues adéquates. Je regarde le planning de la journe et rédige les discours et notes qui me seront nécessaires avant de prendre le repas, en compagnie de Dame Sopheline.

Ensuite vient le temps du travail : je préside les Conseils, organise les tâches de chacun, rencontre les Sages et les Prieurs pour connaître leurs avancées, me déplace dans les différents lieux d’activité d’Enu pour veiller au bon fonctionnement des institutions. Lorsque je me retrouve seul sans événement planifié, j’en profite pour me pencher sur les dernières cartes réalisées sur Citara. Notre pays est jeune, avec de nombreux territoires encore non répertoriés, notamment dans les collines, et nous en apprenons tous les jours un peu plus sur qui nous sommes. Je lis aussi les ouvrages des Sages pour en apprendre un peu plus sur les spécificités des Colliniens, des Mariniers et des Forestiers.

Enfin, avant le temps du repos vient celui de la culture. J’aime écouter les concerts en compagnie de mon épouse ou bien souvent nous organisons une croquation en compagnie des Importants de Citara pour échanger sur les divers sujets d’actualité. En tant que Grand Dirigeur, je veille à ce que les Enusiens puissent me rencontrer le plus souvent possible afin qu’ils s’assurent que tout va bien et que leur ville, et leur pays tout entier est dans les mains de quelqu’un de compétent, qui consacre sa vie à veiller sur eux.

Au fur et à mesure de son récit, Rochelaure a repris de sa superbe.

Afin de lui faire quitter son air suffisant, Eola enchaîne alors :

— Quels rapports entretenez-vous avec votre fils, Olivier, et Sylvine, sa compagne ? Et Rohé ?

Du coup le sourire satisfait disparaît et l’agacement fait à nouveau son apparition sur les traits de Rochelaure :

— Mais enfin qu’avez-vous tous à vouloir me parler de mon fils, de sa Forestière et de cet individu ? Ce n’est pas comme s’ils étaient les personnalités les plus importantes d’Enu ! J’avoue que je ne comprends pas cet intérêt pour eux, ils sont bien peu de choses, je vous l’assure. Ce ne sont pas eux qui tiennent les destinées de notre ville entre leurs mains.

Manifestement offusqué, Rochelaure regarde l’auteur comme pour lui demander de rappeler à ses ouailles l’importance de celui qu’ils interrogent. Toussotant pour masquer un sourire inapproprié, celle-ci rappelle à Eola qu’elle a droit à une dernière question. La jeune fille hésite, cherchant à la fois à obtenir des renseignements sur ses personnages préférés sans vexer celui qui se prend visiblement pour le héros de l’histoire.

— Est-ce vous qui avez appelé votre fils ainsi, ou bien votre femme ? Pourquoi avoir choisi Olivier ? Ce nom a-t-il une résonance particulière à votre goût ?

Rochelaure grommelle un peu mais finit par répondre à la question :

— C’est en effet Dame Sopheline qui a choisi de nommer notre fils ainsi. J’aurais, je l’avoue, préféré lui donner le nom Rochefort ou Roquelaure, mais elle était dans un tel état après la naissance que…

Rochelaure fronce les sourcils, regrettant d’en avoir dit autant.

Reprenant son air hautain, il conclut :

— Dame Sopheline m’a donné le choix entre Olivier et Vivien. J’ai préféré le premier, en hommage à l’arbre illustre dont on a dit qu’il était le premier à peupler Citara. J’envisageais un grand destin pour mon fils et il me semblait que lui associer un symbole aussi fort ne pouvait que l’aider à prendre la place qui lui était due dans le système politique citarien.

Il semblerait toutefois qu’il n’en ait gardé que le côté borné. En effet, explique-t-il devant l’air perdu d’Eola, à Citara, nous avons cette expression qui semble parfaitement lui correspondre « être têtu comme un tronc ».

Les lèvres pincées en une fine ligne, il abrège la conversation : « Bien, il me faut donc vous laisser, mes devoirs m’appellent. Je vous souhaite un bon retour dans votre monde » avant de se diriger, drapé de toute sa raide dignité, vers la sortie.

A peine est-il partie qu’une tête rieuse, puis un corps tout entier sort de derrière les draperies.

— Eh bien, c’était chaud !

Il s’agit bien sûr de Marc ou Net, qui n’a pas pu s’empêcher d’assister à l’entretien et même de le commenter.

Souriant malgré elle de voir son trublion de fan surgir ainsi, l’auteur ramène tout son petit monde chez eux. Il lui tarde de savoir ce qu’ils ont pensé de leur entretien. Mais elle préfère qu’ils ne soient pas à proximité des geôles citariennes à ce moment-là…

Article importé de mon ancien blog

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